Une affaire d’impartialité

Monsieur le Recteur de l’Université d’Ottawa,

La désinvolture avec laquelle vous traitez les commentaires du professeur Attaran fait peine à voir. Il ne s’agit, dans ce cas, ni de liberté d’expression ni d’un compte Twitter privé hors de votre responsabilité. Il s’agit, plus fondamentalement, du devoir pour un professeur d’être impartial envers ses étudiants.

Comment les étudiants québécois francophones inscrits aux cours donnés par ce professeur peuvent-ils espérer un traitement juste de sa part ?

La réponse est qu’ils ne peuvent pas raisonnablement s’attendre à un tel traitement. Ses propos brisent le lien de confiance qui doit exister entre un professeur et ses étudiants. Et à cet égard, vous avez tout le pouvoir d’agir.


  
1 commentaire
  • Cyril Dionne - Abonné 24 mars 2021 08 h 15

    Ah! « Ben câline de bine », un fédéraliste et multiculturaliste qui s’insurge contre le racisme évident d’un professeur d’université

    Merci M. Saint-Martin. Même comme fédéraliste, multiculturaliste et ancien conseiller politique de Paul Martin, vous appelez un chat, un chat. C’est « ben » pour dire.

    Vous avez raison de mentionner que ce sont les étudiants québécois ou franco-ontariens qui ont le vrai pouvoir dans cette situation puisque le code de déontologie de l’Université d’Ottawa est très limpide à ce sujet. Comment peuvent-ils espérer une certaine impartialité à leur sujet de ce professeur lorsqu’ils se font traiter de racistes parce qu’ils sont de langue et culture française? Pourtant, la définition de l’incitation à la haine du Code criminel canadien nous parle d’attaque en règle contre un groupe qui est différent comme à cause de sa langue et de sa culture. Il s’agit bien de discrimination linguistique dans le cas de M. Attaran.

    Oui, le recteur de l’Université d’Ottawa doit mettre ses culottes et arrêter de se cacher sous le couvert de la liberté d’expression. Non seulement M. Attarran traite le premier ministre du Québec de raciste (il a peut être beaucoup de fautes comme tout le monde d’ailleurs, mais François Legault est tout sauf raciste), mais il incorpore tous les Québécois dans son délire racial. La liberté d’expression ne vous permet pas des attaques en règle qui sont fausses contre un groupe pour le déshumaniser tout en maintenant votre position privilégiée dans une institution publique qui survit à même les contribuables. Cela nous rappelle une période très sombre de l’histoire il y a seulement 80 ans de cela.

    C’est peut être le temps pour le recteur de l’Université d’Ottawa de penser à la retraite et passer ses journées sur un terrain de golf. On passe au suivant.