La lecture à l’école, un passage obligé

L’idée de l’aile jeunesse de la CAQ de présenter aux élèves une liste de volumes québécois parmi lesquels ils seront appelés à faire un choix m’apparaît à première vue louable.

Toutefois, il me semble pertinent au préalable, voire obligatoire, de sonder l’intérêt des élèves pour la lecture en général, et si, comme je l’anticipe, la majorité des jeunes n’ont pas une propension naturelle pour la lecture, il serait de bon aloi de partir de revues traitant de sujets qui les intéressent et ainsi ouvrir progressivement la voie, notamment sur les romans québécois.

Dans ce contexte, le fait de fixer à l’horaire un temps d’une quinzaine de minutes de lecture au début du cours contribuera à créer un climat propice à l’ouverture des élèves aux romans québécois, le professeur étant conscient qu’il existe tout un monde entre celui de Germaine Guèvremont ou de Claude-Henri Grignon, et celui d’un article sur les jeux électroniques. À mon avis, la marche est haute, mais nécessaire, au même titre qu’il faut disposer d’un bon tremplin pour réussir son plongeon.

L’école a le devoir de présenter des romans québécois à ses élèves, c’est un passage obligé… Aux enseignants de bien préparer ce passage en le rendant le plus agréable et le moins restreignant possible !

 

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