Les Autochtones sont des adultes comme les autres

Les comptes rendus concernant les deux événements relationnels survenus récemment dans le contexte de soins à des Autochtones m’ont laissée, chaque fois, perplexe. Que l’on s’adresse à un adulte en le tutoyant et en utilisant son prénom diminutif m’apparaît une aberration.

La politesse, le respect du patient et le besoin d’établir la « bonne distance » dans une relation de soins commandent le vouvoiement et les titres de civilité « madame » ou « monsieur ». Les circonstances autorisant qu’un travailleur de la santé fasse usage du tutoiement ou du prénom d’un patient afin d’établir une relation de confiance avec un patient adulte restent exceptionnelles.

Les quelques propos lus dans le journal concernant les cours de sensibilisation culturelle ont ajouté à ma perplexité. Il y serait suggéré que les soignants s’intéressent à la culture autochtone. Certes, l’idée peut-être pertinente sachant que la connaissance des différences culturelles peut aider à mieux communiquer. Toutefois, le cadre d’une intervention ponctuelle de soins se prête plutôt mal à cet apprentissage parce que le but de la rencontre est de donner avant tout un service de santé de qualité selon les critères universels en cours qui concernent toutes les personnes, quelle que soit leur culture. Les questions touchant la culture peuvent justement être intrusives, déplacées, et souligner la différence d’approche selon la personne.

Les cours de sensibilisation culturelle rappellent-ils d’abord les valeurs de base que sont le respect, la politesse et le professionnalisme que tout intervenant en santé doit faire siennes dans l’exercice de son travail ? Et ce, quelle que soit la particularité sociale ou citoyenne du patient.

 

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