Lieux de culte et lieux culturels

Zone rouge : 250 personnes permises dans une salle de spectacle ; 25, permises dans un lieu de culte. Cette différence de traitement relève du mystère, mais comme
celui-ci ne s’explique pas, mais s’approfondit… La tentation de comprendre demeure toutefois.

Voyons-nous là une manifestation d’âgisme, les lieux de culte étant principalement fréquentés par des personnes âgées, en principe, donc, vulnérables, et donc à protéger par notre « bon gouvernement » peu importe si les dangers d’éclosion y sont fort minimes ?

Secundo, comme notre société en est une de spectacle, de divertissement, il faut, selon certains, davantage protéger les artistes et les « industries » culturelles ; face à celles-ci, les lieux de culte ne pèsent pas lourd !

Tertio, il faut bien conclure que la question religieuse ou spirituelle ne préoccupe guère nos gouvernants ; à cet égard, ceux-ci sont le reflet assez juste de la population en général. Le Québec est vraiment devenu une société sécularisée. Il faut espérer que le vaste domaine de la culture, privilégié jusqu’à un certain point par le gouvernement, aidera les Québécois à ressourcer leur esprit durant la pandémie. « Culture » et « culte » ne sont-ils pas des mots de même racine ? Et l’esprit, il faut y voir aussi ; c’est une denrée bien essentielle !

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