Un devoir civique?

Au départ, sachez que je ne suis pas un pro-vaccin pour tout, ni un anti-vaccin dans la mouvance complotiste. Il faut bien prendre conscience, cependant, qu’il y a actuellement péril en la demeure et que l’arrivée des nouveaux variants devrait nous inciter à poser ce geste civique essentiel pour éviter une éventuelle troisième vague. La vaccination, tout comme les mesures sanitaires suivies jusqu’à présent, se situe dans cette logique qu’il faut protéger les autres tout en se protégeant soi-même.

Mais pourquoi une frange de la population est-elle si réticente à recevoir le vaccin ? Qu’est-ce qui explique que des travailleurs refusent la vaccination dans des résidences pour personnes âgées ? [...] Comme on le sait, nous vivons dans un monde où les valeurs collectives sont à la remorque des sensibilités individuelles.

Certains craignent la dangerosité d’effets secondaires de ces vaccins. Ils oublient que ces derniers ont reçu la certification des autorités de la santé publique de nombreux pays. Si l’on a suspendu dans certains pays la vaccination avec l’AstraZeneca, il s’agit là d’une mesure de précaution qui ne devrait pas faire ombrage aux autres vaccins. Quand on y pense, le danger lors du trajet effectué par un éventuel vacciné vers le lieu de l’intervention est beaucoup plus grand que les séquelles théoriques non démontrées à la suite de l’injection du vaccin lui-même[...]

Devrait-on imposer la vaccination à tous les employés qui offrent un service public dans les domaines de la santé et de l’éducation ? Même si une telle proposition risque de choquer ceux et celles qui sont réfractaires à toute mesure contraignante de la part de l’État, j’aurais tendance à l’appuyer afin que la santé publique sorte gagnante de ce bras de fer qui l’oppose à la COVID, et ce, devant l’éventualité d’une troisième vague.

Note de la rédaction

Le Devoir tente aujourd'hui une nouvelle expérience. Plutôt que d'ouvrir plusieurs textes aux commentaires des lecteurs, nous vous proposons une question à débattre pendant la journée, en lien avec l'actualité. Ce format nous permettra notamment de prendre le pouls de notre lectorat et de nous inspirer de votre participation pour développer des sujets et de répondre à vos questions. Nous regarderons de près les résultats de cette expérience pour voir comment la faire évoluer.

 

La question du jour: le gouvernement du Québec devrait-il adopter une loi contre l’obsolescence programmée des produits électroniques?



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