L’intérêt supérieur de l’État

Lors de la réalisation des ouvrages d’infrastructures publiques, l’intérêt supérieur de l’État ou d’une institution étatique devrait toujours être lié à l’intérêt des sujets qu’ils représentent, et non pas à celui des personnes qui travaillent à cette réalisation. Par exemple, dans le cas du REM à Montréal, où le maître d’œuvre de l’ensemble du projet est la Caisse de dépôt et placement du Québec, cette dernière poursuit un objectif de rendement financier provenant de la meilleure fréquentation de ses véhicules par les usagers. Cela n’est pas l’intérêt général de la population comme but principal. Il en est de même à Québec, où les projets du troisième lien par le gouvernement du Québec et celui du tramway par la Ville de Québec sont principalement des projets politiques. Ils peuvent être plus ou moins convenables pour les citoyens de Québec et, même s’ils sont présentement étudiés par une équipe sans doute compétente, ils n’émanent nullement d’études effectuées au préalable par des organismes constitués d’experts indépendants […]. L’indépendance professionnelle de ces experts est la caractéristique principale garantissant non seulement l’impartialité de ces recommandations, mais aussi leur neutralité dans les échanges, ce qui n’est pas le cas à Québec, où les élus défendent chacun leurs propres perspectives, alors que le milieu des affaires utilise les médias en faveur du projet de tramway contre certains citoyens qui tentent de le remettre en cause. Curieuse démocratie que celle dans laquelle nous vivons et qui n’est réellement qu’une démocratie d’élections. À quand la venue de vrais démocrates à l’Assemblée nationale et dans les conseils municipaux ?

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