Quand la politique politicienne étouffe la démocratie

Nous avons bien noté que Donald Trump a perdu démocratiquement les élections, mais plus de 75 millions d’électeurs ont cependant voté pour lui, et nombre d’entre eux en nient le résultat.

C’est vrai qu’il faut de tout pour faire un monde, mais de là à élire à la tête du pays le plus puissant du monde (ex-pays ?) un individu sans foi ni loi, il y a un monde.

Après que ce menteur pathologique a dit n’importe quoi tous azimuts pendant quatre longues années, 75 millions d’Américains croient encore à ses fadaises. Cela en dit long sur cette frange de l’Amérique et sur ces Américains qui la composent.

Le 14 juillet 1789, les Parisiens ont pris d’assaut la Bastille, devenue symbole de l’arbitraire royal. Le gouverneur de la Bastille ainsi que le prévôt des marchands (maire de Paris) sont décapités dans la rue. Le 6 janvier 2021, les partisans de Trump ont pris d’assaut le Capitole à Washington, véritable tentative de coup d’État. Était-ce pour eux le symbole de l’arbitraire démocratique ? Ils ont même cherché à mettre la main sur Mike Pence et Nancy Pelosi. Pas pour les guillotiner tout de même ? Quoique.

Si le rôle de Donald Trump dans ce mélodrame est incontestable, le résultat du vote de cette seconde procédure en destitution est regrettable. Il est vrai que la Constitution américaine est ainsi faite qu’il faut une majorité des deux tiers des sénateurs pour donner suite à la procédure et que le vote est nominatif et non secret. Comment comprendre que 43 sénateurs aient voté contre la destitution ? Sont-ils tous à ce point cramponnés à leur siège de peur de perdre leur job ?

Quand la politique politicienne étouffe la démocratie, avec le risque de voir Trump se représenter en 2024, le slogan des républicains risque de changer pour : « Make America Worse Again ».

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