Ciel, des Montréalais!

Afin d’éviter que la semaine de relâche donne lieu à une débâcle épidémiologique et à la saturation des soins intensifs, le gouvernement Legault songe à ajouter des mesures sanitaires plus strictes, dont des barrages routiers. À ce que je sache, le couvre-feu sera maintenu, les rassemblements à plusieurs à l’intérieur demeurent proscrits. Les déplacements entre régions sont à éviter, mais sont tolérés pour les adeptes de sport d’hiver qui adorent les pentes et sentiers des Laurentides et de l’Estrie. Et il y a les chanceux qui possèdent une maison ou un chalet où ils peuvent s’extraire du smog hivernal du grand centre urbain pourvu qu’ils apportent les denrées alimentaires nécessaires.

Alors, pourquoi faudrait-il soudainement, lors de la semaine du congé scolaire, traiter les Montréalais encore une fois comme des pestiférés, comme au printemps 2020 ? Je comprends les craintes qu’énoncent certains maires et citoyens des régions éloignées. Mais pourquoi s’imaginer que beaucoup de Montréalais songeraient à consacrer de deux à quatre jours de trajet pour envahir leur territoire ? Il n’est pas prouvé que les variants inquiétants ne circulent que dans la grande région montréalaise, que dans les zones rouges ! D’ailleurs, le variant sud-africain a visité l’Abitibi, qui l’eût cru ? Le recours aux barrages routiers me semble excessif, d’autant que les forces policières ont déjà assez de pain sur la planche en continuant à veiller au respect des mesures existantes.

Afin d’apaiser l’anxiété généralisée, je souhaite donc une vraie grosse tempête de neige lors de la semaine dite de relâche s’étalant sur tout le territoire québécois. Ainsi, chaque région sera emmitouflée dans son blanc manteau et les jeunes s’en donneront à cœur joie en plein air sans risque d’être contaminés. Les parcs montréalais, dont celui du Mont-Royal, seront archibondés !

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