La relance du centre-ville sans transport collectif est inconcevable

La Société de transport de Mont-réal salue l’initiative de Relançons Montréal et souligne l’importance de voir tous les acteurs s’unir afin de relancer le centre-ville de notre métropole. Il est impératif de prendre des actions décisives pour relancer rapidement le poumon économique du Québec. À ce chapitre, la STM doit se retrouver au cœur de la solution. Rappelons que 74 % des déplacements à destination du centre-ville sont effectués en transport collectif. La relance passe donc inévitablement par un réseau de transport collectif fort, et surtout pérenne.

Les transports collectifs sont durement frappés par les effets de la pandémie alors que l’achalandage et les revenus se sont écroulés. Cette situation a dans les faits accéléré une crise financière prévisible et maintes fois décriée par la STM. En effet, les sources de revenus consacrées au transport collectif n’ont pratiquement pas évolué depuis les années 1990, alors que l’industrie a fait des pas de géant en matière d’offre de service et qu’elle doit investir massivement pour entretenir un réseau qui a atteint sa durée de vie utile.

Il est impossible de penser pouvoir régler une crise financière de cette ampleur en coupant dans les budgets d’exploitation des sociétés de transport de la région sans entraîner une réduction radicale du service. Il s’agirait d’une erreur stratégique qui minerait la relance au moment même où les forces vives de Montréal se mobilisent pour revitaliser le centre-ville. Un constat s’impose, les sources de revenus actuelles ne sont tout simplement plus en adéquation avec la réalité et les ambitions que les Montréalaises et les Montréalais ont pour l’avenir de leur réseau.

Avec la volonté ferme de contribuer pleinement à la relance à long terme du centre-ville, je lance donc un appel à l’innovation en matière de financement des transports collectifs. Cette réfle-xion est essentielle et les niveaux de service actuels ne doivent pas être tenus pour acquis. Il est impératif de ne pas répéter les reculs importants du passé, notamment dans les années 1990. C’est là un jalon primordial pour espérer une relance durable.

Les dernières années ont été marquées par des hausses importantes de l’achalandage et par un léger recul de l’utilisation de l’automobile. Il est crucial de construire sur cette tendance pour la suite des choses, car au-delà de la crise sanitaire, la crise environnementale perdure. Je suis convaincu qu’ensemble, nous serons en mesure de protéger les acquis, d’éviter un déclin et de préparer l’avenir.

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