Ceux qui disent non à notre langue

Aujourd’hui, je n’enseigne plus le français, mais j’ai gardé le goût du partage de ma langue. Comme je l’aime, j’ai tendance à la surprotéger sur mon beau et grand territoire québécois. Je me porte à sa défense à la première occasion qui se présente.

Alors, je n’ai jamais compris pourquoi on lui disait non ici même au Québec, où le français est encore la langue officielle — la langue dominante, oserai-je dire. Quoiqu’à Montréal, elle ait de plus en plus de plomb dans l’aile. Les exemples qui le prouvent pullulent, mais la liste serait trop longue à évoquer ici.

Alors je ne donnerai qu’un tout petit exemple en parlant des joueurs unilingues anglais du Canadien de Montréal. Plusieurs d’entre eux résident au Québec depuis des années et ne parlent pas un mot de français, ou alors très peu. Même si Montréal n’est que leur ville d’adoption, cela n’est pas une excuse valable à mes yeux.

Sans rien enlever à son grand talent, je remarque que Carey Price ne fait que balbutier quelques mots en français même s’il joue avec le Canadien de Montréal depuis bientôt 15 ans. Je m’excuse, mais cela me sidère et me désole au plus grand point.

Quand j’entends à la télévision une entrevue avec Carey Price, menée en anglais par un francophone qui doit traduire en français, pour les téléspectateurs québécois, ses questions et la majorité des réponses du grand 31, je trouve cela bien gênant, voire agaçant.

Désolé, mais force est de constater que Carey Price a choisi de dire non à notre langue, lui comme plusieurs de ses semblables.

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