La beauté est ailleurs

À chaque démolition d’un élément de patrimoine architectural, comme bientôt à Sept-Îles, où l’hôtel de ville fera place à un stationnement, nous abdiquons collectivement, ayant décidé que la beauté serait ailleurs. En vacances, nous allons visiter en Europe des abbayes, des cathédrales, des villages fleuris, puis rentrons rouler sur nos boulevards urbains, toute laideur assumée pour le reste de l’année. Mais pourquoi s’arrêter au patrimoine bâti ? Nous rasons la forêt à la limite des autoroutes, bétonnons les rives du fleuve, y bâtissons des décors de pacotille et installons l’industrie lourde en milieu marin fragile. Pas grave, nous pourrons bientôt retourner admirer les espaces sauvages des parcs de l’Ouest américain quand la frontière rouvrira.

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