L’itinérant Raphaël André et le poète Gaston Miron

En lisant le poème « Déclaration » de Gaston Miron dans L’homme rapaillé, dès les premiers mots, je suis seul…, je suis crotté, j’ai pensé à Raphaël André, itinérant autochtone mort de froid dans une toilette chimique. Dans une autre strophe, je lis « je n’ai pas eu de chance dans la baraque de vie », on connaît le sort des Autochtones souvent négligés et bafoués par la société.

Par son geste, en empruntant les mots de Miron, voici, ce que Raphaël nous a confié :

hommes, chers hommes,

je vous remets volontiers

ma condition d’homme

je m’étends par terre

dans ce monde où il semble meilleur

être chien qu’être homme.

Le chien et son maître ne sont pas soumis, eux, aux contraintes du couvre-feu.

À voir en vidéo