Un cerveau conspirationniste?

L’émission Découverte du 10 janvier nous expliquait que nous aurions des prédispositions neurologiques à être conspirationnistes. Au-delà d’une biologisation du phénomène qui nous dit aussi que la foi et les croyances ont le même centre de traitement que celui évoqué dans l’émission, l’amygdale au centre de notre cerveau « primitif », il faudrait nuancer cette espèce de déterminisme évolutif, décrit par la neurothéologie. Selon elle, la religion serait un épiphénomène de la socialisation et pousserait l’humain à adhérer facilement à des croyances ou à des buts rejoignant et reliant un groupe social, et les théories conspirationnistes s’inscriraient dans cette mouvance.

Mais pour nous distancier de ces réflexes strictement darwiniens, je crois que ce ne sera pas en résistant à la force de notre cerveau profond, qui est aussi le siège des émotions et de tant d’autres fonctions essentielles, mais par une éducation complète, incluant philosophie et connaissance de soi, qui nous permettra d’acquérir un sens critique assez outillé pour nuancer et orienter notre jugement avec le plus de justesse possible.

Nous voguons sur une mer d’incertitudes, alors ça nous prend un bon gouvernail.

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