Nous n’étions pas prêts

En 2006, quand j’ai pris une année sabbatique de mon emploi d’informaticien, on m’a prévenu qu’au retour, je devrais demander l’autorisation avant de me présenter au travail en raison de la pandémie de grippe qui se profilait à l’horizon. « La question n’est pas de savoir s’il y aura une pandémie, mais quand », nous disait-on. Mais ce fut partie remise pour la pandémie.

Survient une grave épidémie d’une grippe inconnue en Chine fin 2019, et tous les stratèges employés par nos ministères et agences de santé croient naïvement que cela va en rester là, les virus ne traversant pas les frontières, c’est bien connu.

Puis ça déboule, mais on garde les frontières ouvertes trop longtemps. Puis, quand on songe enfin à se masquer, on s’aperçoit qu’on n’en a pas, de masques. Une énième réforme de la santé en a-t-elle éliminé les stocks au nom de la rationalisation ?

Après l’échec de mesures incohérentes et systématiquement appliquées trop tard, voilà maintenant que notre seule parade contre le virus consiste à nous enfermer le soir à la maison. Un tel état d’impréparation et d’improvisation est sidérant venant de dirigeants qui tentent par ailleurs de nous faire croire qu’ils écoutent la science.

 

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