Les itinérants doivent être exemptés des amendes du couvre-feu

Les itinérants doivent être exemptés des amendes du couvre-feu, autrement l’inévitable non-paiement risque de servir de prétexte pour les incarcérer sous une forme ou une autre, ce qui est une approche harcelante digne d’États totalitaires face à des gens qui n’ont absolument rien et sont extrêmement vulnérables.

Personne dans notre société n’est dans une situation plus difficile que la leur, eux qui doivent déjà subir l’incompréhension, le rejet et le mépris de la majorité de la population. Ne transformons pas la peur de la COVID en raison de persécuter ces gens qui vivent de l’insécurité et des problèmes tout aussi graves, sinon plus, que le virus. Des problèmes pour lesquels nous n’avons jamais débloqué les ressources qui seraient nécessaires afin que chacun et chacune d’entre eux ait son chez-soi bien à lui et ce qu’il faut pour manger et s’habiller comme tout le monde, cela alors que pour la COVID, on dépense sans compter parce que chacun des bien nantis a peur que lui ou ses proches soient la prochaine victime, alors qu’ils sont sûrs, à tort ou à raison, de ne jamais se retrouver dans les rangs des itinérants.

Jusqu’à présent, nous avons préféré investir des tonnes d’argent dans la recherche sur eux et dans des organismes de bienfaisance plutôt que de leur donner plus directement un coin tranquille bien à eux et les choses dont ils ont besoin pour vivre. Il est temps d’arrêter de juger ces personnes et de les aider plus directement, et plus matériellement, sans transformer l’aide en tentative de contrôle de leurs vies.

Nous avons des exemptions de couvre-feu pour les travailleurs et les urgences médicales ; pour des motifs humanitaires, il devrait aussi y avoir une exemption pour les itinérants.

2 commentaires
  • Paul Gagnon - Inscrit 16 janvier 2021 10 h 31

    Ils le sont de facto...

    à moins qu'on saisisse leurs bas.
    Alors où est le sujet?

  • François Beaulne - Abonné 16 janvier 2021 14 h 12

    Le gros bon sens

    Tout à fait d'accord avec vous, Madame Dufour. C'est tout simplement irréaliste et farfelu de demander à des sans-abris qui n'ont pas une cenne de payer des amendes de centaines ou de milliers de dollars!
    Sans doute une autre idée de fonctionnaires rond-de-cuir ou de zélotes sans jugement.