Plus ça change…

En nommant l’unilingue Omar Alghabra ministre des Transports, le gouvernement de Justin Trudeau démontre encore une fois le peu de soucis qu’il se fait du fait français dans ce pays supposément régi par une loi sur le bilinguisme. Je veux bien croire que monsieur Alghabra dispose des compétences nécessaires pour prendre en charge un ministère, mais aurait-il eu la même chance s’il avait été unilingue francophone ? Poser la question est y répondre. Dans toute l’histoire du Canada, tous gouvernements confondus, jamais un francophone ne sera élevé au rang de ministre s’il ne maîtrise pas la langue anglaise au préalable. L’inverse sera malheureusement toujours la norme, la nomination du nouveau ministre des Transports en faisant foi.

9 commentaires
  • Sylvio Le Blanc - Abonné 15 janvier 2021 08 h 39

    Attention

    La ministre du revenu, Diane Lebouthillier, ne parle pas anglais, en tout cas, pas assez pour accorder (en février 2020) des entrevues dans cette langue.

    https://onfr.tfo.org/bilinguisme-inegal-au-sein-du-gouvernement-trudeau/

  • Pierre Desautels - Abonné 15 janvier 2021 09 h 13

    Il ne faut jamais dire jamais.


    "Dans toute l’histoire du Canada, tous gouvernements confondus, jamais un francophone ne sera élevé au rang de ministre s’il ne maîtrise pas la langue anglaise au préalable."

    Il y a quand même des exceptions. Par exemple, Diane Lebouthillier, unilingue francophone, a été nommée ministre fédérale du Revenu en 2015. Le député Québécois Luc Berthold et d'autres députés conservateurs lui en ont fait le reproche et Berthold a du s'excuser en Chambre.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 15 janvier 2021 13 h 01

      Lettre parue dans « L’Eau vive » (Saskatchewan), Communautaire, Courrier des lecteurs, du 14 au 27 février 2019, p. 5.

      Berthold bat en brèche

      Le député conservateur de Mégantic-L’Érable, Luc Berthold, un francophone, a eu l’inqualifiable culot de reprocher à la ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, de n’intervenir qu’en français aux Communes. Combien sont-ils les députés du ROC à n’intervenir qu’en anglais ?

      Le plus réactionnaire des députés anglophones de l’Ouest canadien n’aurait même pas osé interpeller ainsi la députée de Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine. Berthold a beau s’être excusé, son reproche est impardonnable. Honte à lui ! Il ne mérite pas d’être réélu en octobre.

      Sylvio Le Blanc, Montréal, le 6 février 2019

  • Cyril Dionne - Abonné 15 janvier 2021 10 h 11

    Plus ça change, plus c'est pareil

    « What! » On est surpris que le français ne soit pas considéré comme une langue officielle hors Québec? « Ben » non, les unilingues francophones ne sont pas les bienvenus nulle part dans le ROC en commençant par la fonction publique du Canada. Mais à Montréal, c’est bonjour/hi. À Toronto, c’est tout simplement « sorry, I don’t speak French ». Les écoles soi-disant francophones hors Québec sont des écoles d'immersion tout simplement parce qu'elles sont peuplées à très grande majorité par des anglophones.

    Ceux qui sont bilingues au Canada, eh bien ce sont les francophones du Québec. Un jour, il faudrait sortir de ce mythique Canada bilingue tout simplement. Personne ne parle français hors Québec. « It’s too hard ».

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 15 janvier 2021 10 h 39

    « Justin Trudeau démontre encore une fois le peu de soucis qu’il se fait du fait français»


    Il le démontre simplement en ouvrant la bouche

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 15 janvier 2021 21 h 06

      Bonne !

  • Sylvie Demers - Abonnée 15 janvier 2021 13 h 08

    Wow...

    ...la liste est courte et...parlante par le fait même!!!