Semaine de relâche

En tant que citoyenne et professionnelle en santé mentale ainsi que mère et grand-mère, j’adhère pleinement à des mesures plus strictes, voire coercitives, pour stopper cette deuxième vague qui n’en finit plus de déferler. Je suis prête à tout, mais peut-on nous assurer que le bal des voyages et des rassemblements ne repartira pas avec la semaine de relâche ?

Cette perspective m’inquiète grandement sur le plan de la santé publique et de la scolarisation sans cesse tronquée des enfants. Le gouvernement fédéral a le pouvoir de restreindre les départs des citoyens pour des causes humanitaires ou de santé publique.

Peut-on, s’il vous plaît, pour une fois, agir avant que le mal ne soit encore fait : soit en révoquant la semaine de relâche, soit en interdisant les voyages ou les changements de régions ou toutes ces réponses ?

Si rien n’est prévu à cet égard et si l’on remet ça au début mars lors d’une « relâche » prévue au calendrier, je ne serai plus collaborante.

Donc, moi qui ai 75 ans, qui vis seule et suis privée de contacts sociaux, en l’absence de prévisions réalistes face à cette « relâche » qui nous a fait collectivement sombrer en mars 2020, je ferai désormais comme bon me semble. Je cesserai d’obéir bêtement.

Je réclame un confinement strict, oui ! Mais avec une prolongation des mesures à moyen terme. Cessons de dire les choses à la petite semaine. Pour s’adapter, il faut voir plus loin. On doit le dire maintenant à la population.

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