Diplomates polyglottes!

Il fut un temps où la diplomatie était offerte en majorité à des hommes cultivés et polyglottes, s’étant distingués par leur talent qui n’était pas forcément politique ou économique, mais très souvent culturel ou artistique. Les exemples européens sont légion.

Le Canada, qui tient absolument à se distinguer de la plus mauvaise façon qui soit, réserve les plus hautes distinctions diplomatiques aux anglophones unilingues ou bilingues de façade, car ils ne travaillent qu’en anglais. C’est déplorable. Et même si les francophones peuvent accéder aux carrières diplomatiques, en principe à tous les échelons, ils doivent renoncer à travailler dans leur langue. C’est doublement déplorable.

Espérons que le ministre François-Philippe Champagne saura prendre la mesure de la discrimination exercée à Affaires mondiales Canada envers les Québécois et francophones du Canada.

Ayant travaillé brièvement à l’ACDI au cours des années 1990, je peux témoigner de la culture d’entreprise de cet organisme où l’usage du français était réservé au small talk autour de la machine à café. Espérons que ça changera, et pour la langue de travail et pour le genre !

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