La pandémie et les partis d’opposition

Le genre humain et certaines espèces animales sont aux prises depuis bientôt un an avec l’invasion d’un virus qui a voyagé par transmission communautaire sur tous les continents habités de la planète, dont l’Arctique. Il s’agit donc d’une pandémie pire que la grippe espagnole du début du XXe siècle par l’étendue véritablement mondiale de l’infection.

Pendant ce temps, dans un petit pays de huit millions d’habi-tants, les partis d’opposition, nonobstant leur rôle de surveillants de la gouvernance démocratique, se comportent étrangement comme si le virus qui nous assaille était personnifié par le premier ministre du Québec, responsable de la genèse de la pandémie. Pourraient-ils élever quelque peu leur niveau de réflexion, en réfléchissant à la gravité de la situation et au portrait épidémiologique de chacun des pays, en particulier celui des États-Unis où le nombre de décès quotidiens dépasse chaque jour la mortalité de l’attaque de Pearl Harbor et du 11 septembre 2001 à New York ?

Par ailleurs, il est nécessaire ici de préciser que le directeur national de santé publique est d’abord un médecin spécialiste et que son modus operandi est celui d’un médecin, c’est-à-dire qu’il est tenu à des obligations de moyens et non de résultats envers son patient (en l’occurrence la population du Québec) ; le docteur Arruda ne pronostique pas avec une boule de cristal, mais selon les avis consensuels de ses équipes, tant ministé-rielles que régionales, à partir de données qui évoluent constamment, comme l’état de tout
patient aux soins intensifs. En d’autres mots, malgré une somme immense de littérature en médecine et en santé publique, les prescriptions médicales doivent constamment être modulées selon l’évolution clinique du patient, c’est-à-dire selon les données épidémiologiques qui s’ajoutent quotidiennement.

Enfin, le directeur national n’est pas un élu, et la responsabi-lité des décisions politiques, fondées à la fois sur la science et le bien commun, incombent au premier ministre et à son gouvernement. En commission parlementaire, le docteur Arruda a fourni des réponses franches aux questions des élus et a même précisé les circonstances où la science pouvait différer de la gestion politique d’un dossier hors du commun qui dépasse nos frontières.

Il est plus que temps que mesdames et messieurs les députés et chefs de parti élèvent le niveau de leurs réflexions et démontrent un peu de solidarité avec les décideurs qui œuvrent sincèrement au bien-être des Québécoises et des Québécois.

 
2 commentaires
  • Serge Pelletier - Abonné 14 décembre 2020 05 h 21

    Hihihi...

    M. Michel Pelletier, vous êtes la preuve absolue et durable de l'effet que donne une propagande auprès d'une population en quête d'un héros à tout prix.

    Michel Chartrand, sur son lit de mort, avait parfaitement raison en disant "pauvre Québec".

  • Jeannine I. Delorme - Abonnée 15 décembre 2020 22 h 40

    Le destructeur

    Monsieur Serge Pelletier, ne savez-vous pas que votre vocabulaire et votre façon pleine de haine et d'effronterie de vous adresser à vos correspondants est insupportable. Vos interventions sont des entreprises en démolitions. "Pauvre Québec" a dit Michel Chartrand. Il avait bien raison. Le Québec n'a pas besoin de gens comme vous qui ne connait que l'insulte et la haine pour exprimer son désaccord. J'ai lu vos interventions avec dégoût et impatience. Je ne comprends pas que vous soyez publié.