Le vaccin

Pourquoi ce discours voulant que le vaccin ne profite pas d’une planification sérieuse ou d’un encadrement suffisant ?

Pour ma part, je me réjouis de voir que des solutions sont déjà disponibles, alors que l’on pouvait penser en mars, que deux ans pouvaient être nécessaires pour arriver à trouver un vaccin. Dans un effort exceptionnel, où il est vrai que des atouts financiers et politiques ont joué un rôle majeur pour en permettre l’arrivée, avec l’appui des chercheurs et des experts scientifiques dont on doit saluer l’efficacité.

Je tolère difficilement les propos de l’opposition qui cherche constamment les bibittes plutôt que de se réjouir que l’on puisse entamer la vaccination dès décembre. Il s’agit, à mon avis, d’un effort héroïque et je salue nos leaders dans la préparation de cette vaste opération. Tout n’est pas parfait et les erreurs, les bévues, les omissions sont possibles et même prévisibles. Mais pouvons-nous, à l’approche des Fêtes, adopter une attitude positive et nous réjouir de voir émerger une solution, qui mettra du temps à s’installer, mais qui nous permettra de voir enfin une lumière au bout du tunnel ?

C’est cela qui me motive et non pas les interminables supputations journalistiques ou celles des oppositions en mal de visibilité.

Vivement, il faut se réjouir d’entamer le temps des Fêtes dans un esprit collectif de prudence et d’esprit citoyen !

2 commentaires
  • Serge Pelletier - Abonné 10 décembre 2020 02 h 44

    Madame Tessier

    Madame Tessier, vous écrivez " l’on pouvait penser en mars, que deux ans pouvaient être nécessaires pour arriver à trouver un vaccin". Ce qui est la reprise des bablas des politiciens afin de ne pas créer de faux espoirs aux diverses populations.

    Par contre, plusieurs articles scientifiques faisaient état que les grandes firmes de recherches en pharmacologies avaient "accès" et "utilsaient" des super-ordinateurs pour séquenter les possibles combinaisons d'ingrédients permettant la confection de vaccins. Cette utilisation des super-ordinateurs enlève à la source une foule d'essais-erreurs en recherche, ce qui accélère énormément la recherche.

    C'est la même chose pour l'approbation des vaccins. C'est pourquoi les centaines de milliers de "pages" de données sont transmissent au fur et à mesure aux autorités qui autorisent valables ou non les résultats des essais de laboratoire. Contrairement à ce qui est galvaudé, Il n'y a pas personne qui effectue la lecture une à une toutes ces pages. Les physiciens, mathématiciens, etc. se concentrent sur les "erreurs" que les super-ordinateurs relèvent pour en connaitre la source... Cette démarche de "vérifications" demeurent quand même colossale, mais est quand même très accélérée.

    La fabrication et l'autorisation sont diversifiées, car les "bases de données" sont multiples, tout comme les firmes du milieu (pays, langues, méthodes de permutations possibles). D'où plusieurs types de vaccins qui sont actuellement ou seront bientôt sur le "marché" de la lutte à ce virus particilier. Après cette première contre-offensive pour endiguer la contamination primère du virus, ne restera que l'analyse des effets à moyens termes (et long termes) sur les différentes populations vaccinées - cela nécessite généralement environ une année, et les super-ordinateurs ne peuvent pas effectuer les analyses des données sur ce dernier point... Les données n'étant pas disponibles.

    • Cyril Dionne - Abonné 10 décembre 2020 08 h 22

      OK M. Pelletier. Même avec les superordinateurs qui sont en fait, l'intelligence artificielle à son état pure, nous sommes dans le monde des probabilités. Enlever de l'équation la quête des profits et la course pour la gagner, disons qu'une mesure de prudence est de mise.

      L’approche ARNm qui semble avoir conquis tous les scientifiques est basée sur une molécule synthétique fabriquée en laboratoire et sa production est illimitée. Tout cela est bien beau jusqu’ici. En théorie, c’est seulement celui qui est inoculé qui a un moindre risque de développer la maladie de la COVID-19. Il n’est demeurera pas moins asymptomatique et contagieux pour les autres durant cette phase.

      Mais ce sont les non-dits qui sont tonitruants dans cette affaire de vaccin. Le 95% de réussite découle du fait que ce sont seulement les gens qui n’avaient aucune comorbidité, qui étaient en bonne santé et n’avaient pas atteint un certain âge qui ont participé à ces recherches. En résumé, tous ceux qui sont asymptomatiques au coronavirus et ne développent pas la COVID-19. Aucune donnée sur les gens à risque.

      On nous dit qu’ils seront d’une efficacité maximale pour seulement une période d’un an pour tous les vaccins. Et on est à même de vérifier l’efficacité des vaccins sur toute une population, gens à risque inclus. J’espère que personne ne va déchirer sa chemise si nous en sommes presque au même point le Noël prochain.

      On peut aussi se demander si nous atteindrons l’immunité collective, cette notion aux accents suédois qui nous rappelle de plus en plus la quête du saint Graal en ces temps incertains. Il faudrait savoir aussi que personne n’a trouvé la coupe du soi-disant Jésus mythique utilisé lors de son dernier repas. Personne. L’approche ARNm, ce qui englobe la plupart de tous les nouveaux vaccins contre le coronavirus, n’a jamais été testée et personne ne peut prédire l’avenir.

      Oui, tout n’est certainement pas parfait. La prudence est de mise ici encore une fois.