Appui de six premiers ministres à la motion unanime sur la loi 101

Le 24 novembre dernier, l’Assemblée nationale du Québec adoptait à l’unanimité une motion qui réaffirmait que la protection de la langue française est essentielle et prioritaire en tout temps et que la Charte de la langue française doit s’appliquer aux entreprises de compétence fédérale au Québec.

Aujourd’hui, au moment où nous traversons une grave crise sanitaire, dont les conséquences culturelles, sociales et économiques marqueront l’avenir, nous voulons joindre nos voix à celles des élus de l’Assemblée nationale. Les fonctions que nous avons occupées nous ont placés au cœur de la promotion et de la défense de la francophonie en Amérique, une responsabilité unique et une situation fragile qui exigeront de tous les élus une vigilance de tous les instants.

24 commentaires
  • Pierre Labelle - Abonné 9 décembre 2020 05 h 41

    Bravo.

    Oui, je met de côté la partisanerie pour dire BRAVO à ces premiers ministres pour cet appui à la défense de notre langue.

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 9 décembre 2020 12 h 02

      Cette "lettre" des six anciens premiers ministres du Québec concernant la loi 101 devrait faire la une du Devoir.
      Timidité?

    • Claude Bariteau - Abonné 9 décembre 2020 12 h 29

      Ces ex-PM parlent de protection alors que la Charte de la langue française affirmait le français comme langue officielle. Or, c'est précisément cette affirmation qu'ils n'ont promue. Aussi invitent-ils le PM Legault à faire comme eux.

  • Yvon Pesant - Abonné 9 décembre 2020 06 h 54

    La retenue

    J'ai été bien près d'écrire: "Short and sweet. Thank you, les ex." Mais je me suis retenu.

    Ce que je retiens aussi, c'est cette question que je me pose à savoir comment il se fait que l'intrusion hors norme de l'anglais dans l'affichage comme dans la langue parlée en entreprises commerciales et industrielles au Québec se soit autant développée et ait été autant tolérée durant l'occupation du poste de Premier(ère) ministre du Québec par ces mêmes personnes.

    J'ai pour mémoire un discours prononcé par John James Charest devant un public Libéral conquis qui l'applaudissait sans bon sens quand il tonnait dans le micro qu'il fallait donner des cours d'anglais aux enfants québécois dès la première année du cours primaire si on voulait s'assurer de leur réussite dans la vie. J'étais là pour prononcer une conférence, en français, devant ce même public que l'organisateur Libéral de l'événement m'avait dit être non partisan mais qui l'était au plus au point. Je me suis retenu et je me retiens de vous en parler.

    Pas facile pour moi de me retenir autant que ça

  • Claude Bariteau - Abonné 9 décembre 2020 07 h 14

    Pourquoi ne pas avoir écrit après le mot «la protection» et de «l'affirmation» ?

    • Jean-Charles Morin - Abonné 9 décembre 2020 12 h 31

      En effet, Monsieur Bariteau, le choix des mots est ici très important, voire primordial.

      Vouloir "protéger" et vouloir "affirmer" sont deux postures bien différentes car, contrairement à l'affirmation qui témoigne d'une volonté active d'aller de l'avant pour progresser, une attitude qui se limite à être protectrice risque de se résumer à une simple gestion d'une inéluctable décroissance.

      Derrière cette unanimité factice, on peut percevoir chez les divers signataires une compréhension bien différente des enjeux. Le caractère sibyllin du texte et le choix méticuleux des mots témoignent fort bien de l'innocuité du compromis qui a été concocté.

      Il est également étrange que cette demande arrive alors qu'une nouvelle mouture plus "costaude" de la loi 101, dont on ne connaît rien encore, doit voir le jour prochainement. Alors de quoi parle-t-on ici exactement?

      De toute manière, et encore si notre régal Justin daigne enfin y consentir, l'application des dispositions de la loi 101 aux entreprises de juridiction fédérale ne changera pas grand-chose et son impact réel sera marginal.

      Il est révélateur de voir nos politiciens locaux se décider à mettre de côté leurs différences pour faire semblant d’agir quand ils font en sorte que leur action savamment concertée ne mènera dans les faits à rien ou à peu près.

  • Pierre Raymond - Abonné 9 décembre 2020 07 h 54

    Bizarre !

    Je trouve bizarre de voir le nom de Couillard parmi les signataires !!!

  • Yves Corbeil - Inscrit 9 décembre 2020 08 h 19

    Toute une macédoine

    Hum! sans commentaire finalement.