Mise à jour économique

En maximisant la capacité d’endettement du Canada, Justin Trudeau paie pour maintenir des entreprises en vie et permet à des employés de garder leur emploi. L’illusion consiste à penser que l’on stimule l’économie, mais, en réalité, une fois l’aide financière de l’État abolie, ces entreprises vont se serrer la ceinture et réduire leur activité économique pour équilibrer leur budget. Alors le ralentissement se fera sentir, les mises à pied reprendront, et il n’y aura pas d’autre solution que de revenir aux programmes d’aide financière. À la place d’une mise à jour, Justin Trudeau impose un cercle vicieux. Sous couvert d’une rhétorique morale à saveur électorale, il ne crée rien d’autre que du mépris envers les plus démunis en dilapidant l’argent des contribuables. Était-il si difficile que cela de présenter des mesures ciblées, comme le réclamait l’opposition ? Faut-il rappeler que ce gouvernement est minoritaire ?

1 commentaire
  • Cyril Dionne - Abonné 7 décembre 2020 09 h 05

    « Ceux qui ont beaucoup à espérer et rien à perdre seront toujours dangereux » (Edmund Burke)

    Un gouvernement minoritaire qui se conduit comme ayant l’aval de la majorité de la population. Misère. On n’a jamais imprimé autant de billets de banque que dans les 6 derniers mois. Tous savent que cette dette ne sera jamais repayée et lorsque les taux d’intérêts augmenteront, eh bien, ce sera la fin du filet social. Que peut prédire les taux d’intérêts dans 10 ans? Bien sûr, les principaux acteurs libéraux ne seront plus là.

    Mais j’aimerais remercier d’avance toutes les générations benjamines et celles qui ne sont pas encore nées pour la bienveillance et leur grande générosité puisque ce sont eux qui devront payer la note.

    Non, ce n’était-il pas difficile de présenter des mesures ciblées, comme le réclamait l’opposition, mais pour la popularité du gouvernement en place, cela posait des problèmes. Il aurait fallu pour eux de présenter un plan crédible de l’après, lui, qui faisait des déficits sur déficits même si l’économie se portait à merveille et connaissait un âge d’or les années avant la pandémie.

    Oui, on est bien plus pauvre qu’on le pense.