La lecture avant tout

En 2011, le président Barack Obama a décoré des écrivains ayant contribué au rayonnement culturel des États-Unis. Il a alors déclaré : « Les livres et la poésie de gens présents ici ont contribué à ce que je suis. J’ai des éditions de ces œuvres usées d’avoir été lues […] qui m’ont aidé à traverser des jours difficiles ou à prendre des risques que je n’aurais pas pris autrement. »

Au lieu de féliciter le premier ministre François Legault d’avoir pris le temps, durant ses rares heures de repos, de nous entretenir de ses livres préférés, des commentateurs le critiquent pour ses choix. C’est tellement ridicule.

Ne réalise-t-on pas que ce qu’il fait est positif sur tous les plans ? Cette initiative incite les Québécois à lire et, en sus, à lire des livres d’ici. Laissons les lecteurs juger eux-mêmes du contenu de certains d’entre eux, tous édités, je le précise, par des maisons d’édition respectables.

L’écrivain Yann Martel envoyait des livres à Stephen Harper lorsqu’il était premier ministre, parce qu’il ne lisait ni romans ni poésies. Nous, nous avons un premier ministre qui lit toute sorte d’ouvrages, et certains y trouvent encore à redire. Réveillez-moi, quelqu’un.

 
6 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 7 décembre 2020 01 h 20

    “La lecture est à l'esprit ce que l'exercice est au corps.”

    Vous avez raison, monsieur le Blanc. Au lieu de réjouir que nous avons un premier ministre qui est capable de lire, contrairement au bouffon à la tête du gouvernement de nos voisins, on rouspète ses choix de lecture. La bêtise humaine est proverbiale.

  • Brigitte Garneau - Abonnée 7 décembre 2020 07 h 04

    La lecture est une drogue dure...

    Et ses effets secondaires sont très bénéfiques, contrairement à d'autres drogues: plus on en prend, plus on ressent le besoin d'en prendre encore. De plus c'est excellent pour la mémoire et la réflexion...

  • Michel Lebel - Abonné 7 décembre 2020 09 h 14

    Les choix sont révélateurs

    Tout homme ou femme politique est sujet à critique, y compris dans ses choix de lecture. Tout choix est révélateur. Dans le cas de M.Legault, je constate qu'il n'y a pas de livre de spiritualité dans sa liste. Ce qui explique sans doute en partie ses propos sur la Loi 21 que je résume par: il n'y a rien là quant à son effet-limite sur la liberté de religion. Une bien courte vue.

    M.L.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 7 décembre 2020 14 h 29

      M. Legault semble croyant pourtant (ou bien proche) :

      https://www.journaldequebec.com/2019/05/08/je-souhaite-que-dieu-existe---francois-legault

      Il est possible qu'il commente prochainement un livre qui ferait votre bonheur, M. Lebel. Ne désespérez pas.

      Dans ce même article, on peut lire que le quésoliste Sol Zanetti est incroyant, mais il se dit néanmoins contre la loi 21. Comme quoi...

    • Daphnee Geoffrion - Abonnée 7 décembre 2020 18 h 24

      J'ai une vie spirituelle et je n'ai jamais lu un livre
      "spirituel", encore quelqu'un qui écrit des livres et qui pense savoir ce qui est bon pour nous..non merci.

      Aussi ne pas confondre spiritualité et religion, deux choses différentes..

  • Jana Havrankova - Abonnée 7 décembre 2020 09 h 40

    Résister à la censure

    Tout à fait d’accord, monsieur Le Blanc !

    Ce que méritent ces censeurs autoproclamés, c’est notre mépris.

    Il faut par ailleurs soutenir les personnes et les organismes qui font l’objet de ces tentatives de censure et d’intimidation qu’ils soient dans le domaine de l’enseignement (la professeure à l’Université d’Ottawa avec son fameux mot en « n », par exemple) ou de la culture, dans le cas de la liste de lecture de monsieur Legault.

    Justifier la censure au nom du politiquement correct est malheureusement une épidémie qui touche beaucoup de médias de masse, qui s’appuient trop sur les enflures verbales des médias sociaux.