Les profs risquent leur santé

Outre le nombre d’élèves, le manque de services, la qualité de l’air et la ventilation dans les classes, il y a la pression de la direction et des parents concernant la réussite et les comportements des élèves, l’exigence des cours en ligne, des milliers de messages quotidiens à lire et la privation de Noël cette année. Dans ce tourbillon, tout montre que la santé des profs est menacée. Tout va comme si cette dernière n’avait pas une grande importance aux yeux du monde ou de la société. Quand les médias parlent de nous, c’est pour nous reprocher de bénéficier de trois mois de vacances rémunérées, de l’intransigeance et la fermeture d’esprit de notre syndicat par opposition à l’ouverture dont fait preuve le gouvernement. Pourtant, ces derniers temps, nous avons assisté à de tristes situations mettant quotidiennement à risque la santé des profs. [...] Au début de l’année scolaire, dans la salle des profs, une enseignante a laissé tomber ces paroles : « ON NOUS ENVOIE À L’ABATTOIR. » Après quelques semaines, on a pu assister à des scènes hallucinantes et troublantes. Par exemple, on a mis subitement fin à un cours pour envoyer les élèves en confinement parce qu’ils étaient infectés après une première période ; une autre fois, un groupe tombe en confinement à la deuxième période. De telles situations nous interpellent et nous rendent perplexes. Ce qui, certes, peut avoir un impact néfaste sur notre santé mentale. Oui, on nous demande sans arrêt d’être résilients et bienveillants, mais on ne peut pas rester passivement à absorber des risques et des frustrations de la sorte. En effet, dans un contexte où on parle constamment de pénurie de profs, on devrait traiter mieux les profs qui sont en fonction. Ils méritent mieux que cela. Le premier ministre du Québec, monsieur François Legault, a clamé dernièrement avec fierté que 97 % des élèves vont à l’école depuis l’ouverture des classes ; il semble oublier que c’est, en grande partie, grâce aux profs qui risquent leur santé parce qu’ils adorent ce qu’ils font ! [...]

9 commentaires
  • Daphnee Geoffrion - Abonnée 3 décembre 2020 09 h 47

    J'ai beaucoup de respect pour les enseignants mais leur sortie médiatique depuis mars me laisse perplexe.
    Entoucas ce sont les mieux payés de l'école pour "risquer leur vie"..
    Imaginez le personnel du service de garde et la secrétaire qui part chaque matin pour l'abattoir pour 16$ de l'heure!!
    Imaginez les caissières chez métro..!!
    Imaginez le concierge à l'hopital!!

    Nous serons bientôt vaccinés, nous verrons si tout ce braillage scolaire était néssécaire avec le bilan des morts chez les enseignants au Qc...

    • Brigitte Garneau - Abonnée 3 décembre 2020 12 h 44

      On voit définitivement que vous n’avez jamais enseigné Mme et ce n’est pas en comparant des pommes (personnel enseignant) et des oranges (caissières chez Métro) que nous allons trouver une solution!! Leur formation respective est bien différente...

    • Brigitte Garneau - Abonnée 3 décembre 2020 14 h 20

      Il faut parfois savoir lire entre les lignes et ne pas mélanger les pommes et les oranges. Votre commentaire démontre, on ne peut plus clairement, que vous n’avez jamais enseigné.

    • Daphnee Geoffrion - Abonnée 3 décembre 2020 14 h 46

      Et en quoi enseigner est plus dangeureux pour le covid qu'être caissière ou travailler dans un centre d'achat?
      Les éducatrices en garderie à la limite doivent faire des contacts physiques, on pourrait comprendre leur inquiétude.

      J'ai deux enfants aux primaires, un en maternelle et l'autre en 6 iem, avec les mesures, les restrictions, les bulles, les masques et les visières...je ne vois pas en quoi les enseignants seraient plus à risques que tout les gens qui ne télé travaille pas.

      Bientôt nous serons vaccinés, et malheureusement la réaction des syndicats des enseignants et trop de leur membre auront beaucoup nuit à la réputation de cette belle profession.

  • Marcel Vachon - Abonné 3 décembre 2020 10 h 22

    Arrêtez, arrêtez, arrêtez, vous me faitent trop pleurer.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 3 décembre 2020 12 h 50

      Vous êtes pathétique Monsieur!! C’est vous qui me FAITES pleurer. Faites une correction avant d’envoyer votre prochain commentaire!!

    • Daphnee Geoffrion - Abonnée 3 décembre 2020 14 h 49

      Ce qui est pathétique c'est de mettre du sable dans l'engrenage en pleine pandémie alors que clairement les écoles sont lon d'être des CHSLD.

      Les enseignants ont ils une tendance à l'hyponcondrie plus que les autres profession?
      On dirait bien que oui..

  • Yves Corbeil - Inscrit 3 décembre 2020 11 h 44

    Au niveau de la société en générale

    Vous la voyez comment la situation, moi, moi, moi.

    Un jour la société au grand complet se rassemblera et poursuivra un même but, le rattrapage de la qualité dans toutes nos institutions sociales car les dernières décennies n'ont servi qu'à les affaiblir sinon les rendrent totalement dysfonctionneles.

    Alors monsieur le professeur au porte de l'abattoir, quand vous aurez retrouvez la raison et votre conscience collective, vous nous reviendrez avec vos idées pour la suite du monde au Québec.

    Moi, moi, moi, esti que chu pu capable.

    C'est tous ensemble qu'on peut changer quelque chose, pas seul avec notre petit groupe de frustrer dans un secteur donné avec un syndicat qui négocie ses griefs pour sauver des parasites. Collectivité, la collectivité au grand complet, ça va mal partout monsieur.

  • Benoit Gaboury - Abonné 3 décembre 2020 16 h 54

    Essentiel

    Quand on voit malheureusement la hargne de certains commentaires ici, on peut comprendre que plusieurs souffrent beaucoup actuellement et qu'à cause de cela, ils ne peuvent entendre les autres exprimer leur propre souffrance. Mais la récrimination entre nous ne mène à rien de bon. Et cela ne fait pas montre de beaucoup de reconnaissance, ni de solidarité envers une profession difficile et si utile à la société. Il n'y a que les mauvais élèves qui critiquent les enseignants, sans égard à tout ce qu'ils leur doivent. Et ils devraient s’excuser. Cela est peut-être navrant, mais les enseignants, qui en ont vu d'autres, sauront mettre les critiques injustes de côté, tout simplement, comme il se doit.
    Bravo à tous ceux et celles qui ont choisi comme carrière d'éduquer nos jeunes au primaire et au secondaire et de leur donner de dignes principes de vie. Vous faîtes un travail essentiel et tout le monde l'a bien reconnu surtout par les temps qui courent.