Le mitraillage des points de presse

Cet été, lors des points de presse, on n’en finissait plus de demander au premier ministre : « À quand le BBQ ? Quand, quand, quand ? » En octobre, c’était : « Pis l’Halloween ? Pis l’Halloween ? » Depuis des semaines, c’est : « Combien de rencontres pour Noël ? Combien, combien, combien ? » Pressé comme un citron, et selon les informations qu’il possède au moment du point de presse, le premier ministre avance une date. Cinq jours plus tard, on lui tombe dessus en arguant qu’il s’est prononcé trop vite… Et ça recommence. Suggestion : offrez-lui donc une boule de cristal comme cadeau des Fêtes !

2 commentaires
  • Simon Grenier - Abonné 28 novembre 2020 08 h 25

    Plus ou moins d'accord... Le Premier Ministre nous a plutôt habitués à égrainer ses annonces en laissant des ti-bouttes de côté, parce que Mononque en chef a décidé que le peupp était trop niaiseux pour tout entendre d'un coup. Par ailleurs, il nous cache sans arrêts ses jupons qui dépassent pourtant de façon évidente, que ce soit en évitant de dévoiler sa priorité à l'économie plutôt qu'aux avis de la Santé publique ou en envoyant SES ministres de la Santé déblatérer toutes sortes de mensonges, comme "nous ne manquons pas de masques" ou "on a nommé des gens 'imputables' dans tous les établissements de santé" (Ha oui? Cette personne est toujours bien assise dans sa chaise dans le coin de Joliette, pourtant, où d'autres bourdes ont été révélées après l'horreur de Joyce Echaquan.)

    Il récolte ce qu'il sème et il le sait très bien. C'est sa vision de "faire de la politique" (car c'est bien de ça qu'il s'agit).

  • Hélène Paulette - Abonnée 28 novembre 2020 13 h 19

    Merci madame Stanton.

    Cette recherche du "scoop" trivial par des diplômés en Communication remplace malheureusement le véritable journalisme. Exit la recherche et l'analyse au profit du fameux "scrum" et de la satisfaction de faire trébucher un élu. Toute cette agitation n'apporte rien de positif, ajoute à la confusion générale et empoisonne le débat. On a vu ces dernières années les effets néfastes de cette tendance sur les campagnes électorales où le baratineur maniant l'humour occupe la tribune en lieu et place du politicien porteur d'idées nouvelles, impossible à résumer en trois minutes...