Dérives animalistes

La ville de Longueuil renonce à « massacrer » de « gentils » chevreuils, ce qui satisfait les animalistes fanatisés.

Ces derniers ne comprennent pas le fonctionnement d’un écosystème : il y a une population de végétaux, qui nourrit des herbivores. Ces derniers ne doivent pas être trop nombreux, sinon les végétaux seront surexploités et l’écosystème sera dégradé et pourra s’effondrer. Heureusement, dans un écosystème stable, des prédateurs régulent la population des herbivores. (Dans le parc Yellowstone, l’introduction du loup a permis d’améliorer grandement l’écosystème.) Si les prédateurs sont absents, les chasseurs et trappeurs peuvent les remplacer.

Les animalistes ne raisonnent pas, ils ont le plus souverain mépris pour les plantes et les arbres, ils n’ont que faire du souci de protéger des espèces végétales qui risquent de disparaître. En cela, ils sont à l’opposé des environnementalistes lucides. (On pourrait dire qu’ils font du « régnisme », de la discrimination à l’égard de ce qui n’est pas animal.)

En plus, certains animalistes ont un comportement criminel, ce qui est inadmissible. Il est très malheureux que les autorités de la Ville de Longueuil aient renoncé à leur projet.

10 commentaires
  • Jacques-André Lambert - Abonné 27 novembre 2020 04 h 19

    Des cacahouètes.

    On dit que la végétation du parc Michel-Chartrand est menacée par la surpopulation des chevreuils

    Lors de ma seule visite (pour voir la sculpture d’Armand Vaillancourt), j’étais étonné de les voir en si grand nombre et si accoutumés aux humains. Dans les boisés de ma banlieue du Centre-du-Québec, s’il m’est arrivé d’en apercevoir à quelque distance, c’est plutôt le court panache blanc de leur queue qu’ils me montraient en détalant.

    Bref, pour la ville de Longueuil, cela tenait du prodige.
    Un miracle sans doute béni par les écureuils gris, gros et gras comme des chanoines.

    Une oasis de nature où se resourcer contre les agressions de la vie urbaine.

    Or, on nous dit que la nature a ses exigences. Bientôt, quand les ressources végétales ne suffiront plus à se renouveler, de quoi ces chers chevreuils vont-ils se nourrir ? Ils s’en iront, et il sera trop tard pour sauver le précieux boisé.

    Resteront les écureuils pour des cacahouètes.

  • Michel Pasquier - Abonné 27 novembre 2020 08 h 27

    Leadership ?

    Le moins que l'on puisse dire dans cette affaire c'est que la mairesse a fait preuve d'un manque de leadership flagrant face à une poignée d'anarchistes illuminés dont c'est la vocation de s'opposer à tout.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 27 novembre 2020 10 h 13

    «la mairesse a [manqué de détermination] face à une poignée d'anarchistes (sic) illuminés (sic) dont c'est la vocation de s'opposer à tout» (Michel Pasquier)

    Plutôt, la mairie a manqué de détermination face à une poignée de promoteurs immobiliers, dont c'est la vocation de tout bouledozer…

    C'est qu'il n'y en avait pas de chevreuils dans le bois de Longueuil des années 60 et 70;

    C'est au tournant des années 80 que quelques cervidés y ont été aperçus, alors que débutait le bouledozage du bois pour ouvrir le chemin aux parvenus.

    En fait, il n'y a pas que les cerfs qui sont là en surnombre:

    Le promoteur et l'élu ont tant bouledozé pour se remplir les poches, qu'ils n'ont laissé aux parvenus pour s'ébattre que ce minable 0,7 km^carré du parc étriqué Michel-Chartrand.


    -Un anarchiste illuminé par les phares d'un bouledozeur

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 27 novembre 2020 10 h 29

    « la végétation du parc Michel-Chartrand est menacée les chevreuils » (Jacques-André Lambert)



    C'est le bois de Longueuil en entier qui a succombé aux assauts des promoteurs immobiliers, avec le concours de l'administration Gladu et le discours saugrenu d'écologistes autoproclamés.

    « Une oasis de nature où se ressourcer contre les agressions de la vie urbaine.» (Jacques-André Lambert)

    M'est avis que vous n'y avez pas mis les pieds par beau temps la fin de semaine…

    • Jacques-André Lambert - Abonné 27 novembre 2020 14 h 07

      "M'est avis que vous n'y avez pas mis les pieds par beau temps la fin de semaine."

      Certes, une seule fois, ai-je mentionné.

      D'où la candeur affichée de mon regard. Mais le désastre annoncé.

  • Pierre Dansereau - Abonné 27 novembre 2020 10 h 34

    La végétation et les autres espèces animales aussi

    Des gens comme l'avocate Goldwater à qui on offre des micros pour étaler toute leur ignorance de l'écologie. Et pendant ce temps on continue de détruire des milieux humides pour tous ces banlieusards qui s'emeuvent pour quelques chevreuils. Pourtant, 75% des espèces aviaires sont en déclin, notamment à cause de l'agriculture industrielle et du développement sauvage des banlieues.