Un combat malavisé contre la loi 21

En réponse à la lettre de France-Isabelle Langlois, directrice générale d’Amnistie internationale Canada francophone
 

Madame Langlois, il y a quelques jours, j’ai reçu une lettre de Mme Françoise David m’invitant à soutenir financièrement Amnistie internationale. J’ai entendu parler pour la première fois d’Amnistie internationale il y a bien des années et il m’est arrivé d’écrire des lettres à l’invitation d’Amnistie internationale en appui à des prisonniers politiques de divers pays, privés de leurs droits, torturés ou menacés de mort. Plus récemment, depuis quelques années, je versais une petite somme mensuellement en appui au travail de votre organisme.

Cette fois-ci je ne répondrai pas à l’appel de Mme David, car je dois dire que j’ai été estomaqué en apprenant récemment qu’Amnistie internationale Canada francophone est un des groupes menant la contestation judiciaire de la loi 21.

La loi 21 est une loi qui a été adoptée démocratiquement par l’Assemblée nationale du Québec afin d’affirmer la laïcité de l’État. Dans votre texte d’opinion paru dans le journal Le Devoir du 20 novembre, vous associez la loi 21 à la « vindicte populaire » visant les musulmans à la suite du 11 septembre 2001 et vous considérez que le « véritable objet d’opprobre (de la loi 21) est ici le voile islamique et ses dérivés ». Il faut mal connaître l’histoire du Québec pour décrire le mouvement en faveur de la laïcité au Québec comme une volonté de porter atteinte aux droits des femmes musulmanes. Le mouvement en faveur de la laïcité de l’État s’est forgé à l’époque de la « grande noirceur » alors que l’Église catholique exerçait son emprise sur la société québécoise. Il dénonçait les torts causés par la présence du pouvoir religieux au sein des institutions de l’État, y compris dans le réseau scolaire.

Ce mouvement en faveur de la laïcité se poursuit aujourd’hui avec la loi 21 qui oblige les personnes en situation d’autorité dans l’administration publique, y compris les professeurs qui ont une grande influence auprès des enfants au primaire et au secondaire, à ne pas afficher de signes religieux au travail : c’est un moyen qui favorise le vivre-ensemble, dans le respect des citoyennes et des citoyens — et de leurs enfants — lorsque ceux-ci interagissent avec des représentants de l’État.

Désolé, mais je ne peux plus soutenir Amnistie internationale alors qu’elle mène ce combat malavisé.

56 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 25 novembre 2020 00 h 46

    L'affichage par les signes religieux ou politiques compromet la neutralité de l'État.

    Bravo pour votre réponse lucide, monsieur Yves Rochon. Effectivement, c'est par la laïcité de l'État que toutes les religions et toutes les croyances sont respectées.
    L'affichage à outrance avec des signes religieux ostentatoires n'est pas toléré par respect de la liberté de conscience d'autrui.
    L'agressivité de signes religieux dans la fonction publique porte atteinte à la neutralité de l'état.

    • Christian Roy - Abonné 25 novembre 2020 10 h 52

      "L'agressivité de signes religieux dans la fonction publique porte atteinte à la neutralité de l'état." - N, Alexan

      "L'agressivité"... ces signes sont-ils vivants ?
      Il est vrai que le cobra hindouïste n'est pas de mise en salle de classe à moins d'avoir été opéré ! Et encore !

      Ah ! le choix des mots...

  • Claude Dallaire - Abonné 25 novembre 2020 05 h 29

    Moi non plus

    Désolé, mais je ne peux plus soutenir Amnistie internationale alors qu’elle mène ce combat malavisé.

    • Cyril Dionne - Abonné 25 novembre 2020 09 h 03

      Moi non plus M. Dallaire. C'est une organisation bidon. Elle fait le jeu de tous les extrémistes de ce monde.

  • Michel Sarao - Abonné 25 novembre 2020 05 h 54

    Merci, monsieur Rochon

    Merci, monsieur Rochon , vous avez bien synthétisé la situation et je partage votre point de vue. J'en appelle au boycottage d’Amnistie internationale Canada francophone.

    • Jean De Julio-Paquin - Abonné 25 novembre 2020 09 h 50

      Je suis reconnaissant envers cet article car je constate que je ne suis pas seul à avoir mis fin à ma contribution à cet organisme. Amnistie internationale Canada francophone fait fausse route en contestant la loi 21. Je crois moi aussi qu'une campagne de boycottage s'impose...malheusement.

  • Michel Lebel - Abonné 25 novembre 2020 06 h 07

    A.I.: du bon travail

    Chacun son opinion sur la Loi 21, mais il reste qu'Amnistie internationale fait du bon travail de par le monde; voilà ce qui me semble l'essentiel. Cet organisme mérite toujours mon appui.

    Michel Lebel

    • Richard Cusson - Abonné 25 novembre 2020 09 h 23

      Est-ce qu'on pourrait arrêter de toujours vouloir anéantir 8 millions de francophones entourés de 350 millions d'anglos. C'est épuisant.

    • Marc Therrien - Abonné 25 novembre 2020 17 h 21

      Effectivement M. Lebel,

      Cette réaction de susceptibilité semble confirmer encore une fois que la souffrance rend plus égocentrique ce qui a pour effet de rétrécir le champ de conscience quand le repli sur soi prend le dessus sur la relation au plus grand que soi. Pour le reste, je ne sais pas si le petit poids des donateurs québécois offensés qui retireront leurs contributions à Amnistie Internationale aura une influence vraiment nuisible sur l’exercice de sa mission d’« appui des prisonniers politiques de divers pays, privés de leurs droits, torturés ou menacés de mort ».

      Marc Therrien

  • Richard Maltais Desjardins - Abonné 25 novembre 2020 08 h 10

    Relecture faite...

    de votre lettre... parce que ce n'est qu'une resucée des arguments qu'on nous sert depuis des années comme les répons d'un catéchisme nouveau, je suis aussi retourné à celle de madame Langlois, pour le cas où vous auriez peut-être passé sous bruyant silence une partie ou l'autre du propos. En effet, l'essentiel vous aura échappé des mains ouvertes vers le ciel.

    Nulle part ne peut-on y lire la moindre réserve à propos de la nécessité de garantir la laïcité de l'État ou l'égalité entre les hommes et les femmes. Tout au contraire, elle invite de façon pressante le gouvernement à agir sur les causes des préjudices dont des femmes musulmanes pourraient être victimes et dont le port du voile n'est au mieux (ou au pire) qu'un indice d'un Mal dont les laïciens se sont arrogés l'autorité de décréter qu'il était nécessairement le symptôme, s'employant par la suite à éradiquer celui-ci sans égard à l'aggravation des maux (sans majuscules : les Lumières n'éclairent pas jusque là) dont ils prétendent guérir ces femmes.

    Ceci dit, il n'était peut-être pas utile d'attribuer au gouvernement le motif de prendre le relais d'une opprobre visant spécifiquement le voile et ses dérivés. Amnistie n'a aucun titre à qualifier les motifs d'une gouvernement démocratiquement élu. Seuls peuvent et doivent l'inquiéter les effets des lois édictées par les gouvernants, comme madame Langlois le relève d'ailleurs elle-même d'entrée de jeu. Cependant, on n'a qu'à lire les commentaires dans les tribunes où on reproche même au gouvernement de n'en pas faire assez pour constater que cette « vindicte polulaire » n'est pas une vue de l'esprit.

    • Christian Roy - Abonné 25 novembre 2020 10 h 44

      "Nulle part ne peut-on y lire la moindre réserve à propos de la nécessité de garantir la laïcité de l'État ou l'égalité entre les hommes et les femmes." - RMD

      À souligner à grands traits !

    • Claude Bariteau - Abonné 25 novembre 2020 11 h 04

      M. Maltais-Desjardins, je vous rappelle que Mme Langlois affirmait que « l’État québécois a le devoir de protéger les femmes des pressions visant à les obliger à porter un attribut ou un autre » et avançait que la loi 21 ne fait qu’accentuer le risque que des femmes soient isolées dans la sphère privée parce qu’elles ne peuvent plus enseigner ou exercer une profession dite « en autorité » et, dois-je ajouter, en portant un attribut ou un autre.

      Or, cette loi protège ces femmes en précisant l'égalité juridique entre les hommes et les femmes, subordonnant les inégalités découlant d'une lecture religieuse du statut des hommes et des femmes, et en demandant de participer à l'expression de la laïcité dans les écoles publiques par une retenue de la part des enseignant/e/s dans les institutions publiques de porter des attributs religieux par respect des enfants dans ces institutions.

      Contrairement aux vues de Mme Langlois, l'État québécois ne limite pas le nombre de choix personnel des enseignant/e/s, mais affirme l'égalité des hommes et des femmes et, s'agissant des écoles publiques et des personnes en poste d'autorité, bannit le port d'attribut religieux chez toutes personnes en autorité, y compris dans l'enseignement public primaire et secondaire.

      Des pays ont fait de même et plus. Amnistie Internationale, selon Mme Langlois, s’est prononcé contre des lois reconnues par la Cour européenne au nom du droit à la liberté religieuse des personnes que cet organisme estime sans limite, plaçant ainsi l’individu au-dessus des lois même si elles sont reconnues par la Cour des pays en cause et la Cour européenne.

      Amnistie International fait de l’État de droit le défenseur des droits individuels à l’encontre de toutes règles politiques limitant ces droits individuels. Il s'agit d'une position plaçant cet organisme, créé en Angleterre, au-dessus de tout État de droit qui limite l'expression des droits individuels.

    • Michel Lebel - Abonné 25 novembre 2020 11 h 42

      @ Claude Bariteau,

      Le fond de la question: il y au moins deux grandes conceptions de la laïcité ici en cause: l'anglo-saxonne, qui défend une conception ouverte de la laïcité et celle de l'Europe continentale (France, Italie, etc.) qui défend plutôt une conception fermée, stricte de la laïcité. La première conception priorise nettement les droits individuels, les grande libertés, qui se situeraient au-dessus de la laïcité. le Canada adhère à cette dernière conception. Le Québec semble vouloir agir différemment, optant pour l'option européenne(continentale). Il appartiendra aux tribunaux de trancher. Ainsi va l'État de droit.

      M.L.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 25 novembre 2020 11 h 44

      Merci, monsieur

      Vous dites : « cette loi protège ces femmes en précisant l'égalité juridique entre les hommes et les femmes, subordonnant les inégalités découlant d'une lecture religieuse du statut des hommes et des femmes ». D'un point de vue juridique, cette subordination était déjà formellement interdite, notamment à l'égard des contraintes vestimentaires. Ce qui avait besoin d'être « précisé », c'est le plein accès à ces droits existants.

      Tout au contraire d'une voie d'émancipation, la loi affirme commodément que ces coutumes une autorité de facto telle qu'elle trouve en cela la justification pour lui opposer des contraintes qu'elle juge raisonnables et nécessaires. En somme, elle limite ce qui pourrait être réclamé au titre de la liberté d'expression et de religion en arguant que de cette manière, les femmes en question jouissent d'une plus entière liberté d'expression... et même de religion! En effet, la loi a pour effet libérateur de leur permettre de « participer à l'expression de la laïcité dans les écoles publiques par une retenue de la part des enseignant/e/s dans les institutions publiques de porter des attributs religieux ». Elles ont même, à cette condition, la possibilité réelle de manifester leur « respect des enfants ». En somme, que leurs maris le veuillent ou pas, la loi leur indique la voie de la dignité.

      Sans doute, la « retenue » en matière de religion est-elle une préoccupation louable, mais tant qu'à faire, peut-être y aurait-il lieu de permettre aux femmes d'accéder à plus d'égalité avec les hommes et à plus de neutralité dans l'enseignement en leur « demandant » de ne plus exhiber leurs jambes ou leurs bras ou quelque autre signe un peu ostentatoire de féminité par « respect » des petits ?

    • Hélène Paulette - Abonnée 25 novembre 2020 11 h 53

      « l’État québécois a le devoir de protéger les femmes des pressions visant à les obliger à porter un attribut ou un autre »
      Mauvaise analyse d'Aministie puisque les dites pressions viennent d'abord des organismes religieux et démontre le bien-fondé de la loi 21.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 25 novembre 2020 15 h 37

      "Nulle part ne peut-on y lire (dans la lettre de Madame Langlois) la moindre réserve à propos de la nécessité de garantir la laïcité de l'État ou l'égalité entre les hommes et les femmes." - RMD

      Monsieur Desjardins, il semble évident que Monsieur Rochon base son opinion sur ce que contient explicitement la lettre de Madame Langlois à propos de la contestation de la loi 21, plutôt que sur ce que vous présumez qu'elle ne contient pas.

      J'ai relu attentivement la lettre de Madame Langlois. Elle y est catégorique: "Cependant, notre mission n’est pas de combattre les dictatures, mais de combattre toute violation de droits de la personne, y compris au sein des États démocratiques, en vertu de la Déclaration universelle des droits de l’homme. D’où notre contestation de la loi 21."

      Elle continue: "D’entrée de jeu, bien que la Loi sur la laïcité prétende proscrire le port des signes religieux en général, reconnaissons que le véritable objet d’opprobre est ici le voile islamique et ses dérivés."

      Puis plus loin: "Il se peut que certaines musulmanes soient contraintes de porter le voile par leur entourage. Mais nous ne pouvons présumer que c’est forcément le cas."

      Autrement dit, elle s'abstient de présumer des intentions dans le cas de l'un mais ne se gêne aucunement de le faire dans celui de l'autre suivant ce qui, de toute évidence, semble faire son affaire dans le jeu de rôles où elle évolue en service commandé. Cela s'apparente à un biais cognitif librement consenti.

      Tout comme Monsieur Rochon, je suis outré de constater que l'organisme que dirige Madame Langlois utilise sans vergogne l'argent des donateurs pour supporter des causes controversées avec lesquelles je ne saurais être d'accord. C'est pour cette raison que moi aussi je fermerai derechef le robinet de mes largesses envers Amnistie internationale. Puisque vous semblez prendre fait et cause pour Madame Langlois, libre à vous d'ouvrir votre robinet davantage pour compenser.

    • Nadia Alexan - Abonnée 25 novembre 2020 16 h 26

      À monsieur Michel Lebel: Les tribunaux ont déjà tranché.
      Ici, chez nous, la Cour suprême du Canada a dit non à la prière au conseil municipal de Saguenay. Les juges du plus haut tribunal au pays estiment que le règlement municipal concernant la prière contrevient à l'obligation de neutralité religieuse de l'État. «En raison de l’obligation qu’il a de protéger la liberté de conscience et de religion de chacun, l’État ne peut utiliser ses pouvoirs d’une manière qui favoriserait la participation de certains croyants ou incroyants à la vie publique au détriment des autres.»
      La Cour européenne des droits de l'homme a soutenu la Suisse qui a elle aussi eu gain de cause dans une plainte concernant l'interdiction du port du hidjab par une enseignante du réseau public. La Cour a jugé que la décision de l'école est conforme au principe de la neutralité confessionnelle des institutions publiques et a également tenu compte de la fonction pédagogique qui nécessite la neutralité confessionnelle de la part des enseignants.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 25 novembre 2020 17 h 15

      Merci monsieur Morin,

      Si je vous lis bien, elle appliquerait un double standard en présumant que l'intention de la loi 21 est de brimer des droits alors qu'elle ne présumerait pas que les femmes doivent porter le voile sous la contrainte.

      Il y a une différence essentielle : même à ne pas présumer des intentions du législateur, les effets, sont réels et c'est qui compte ici. À l'inverse, du point de vue du droit, même à présumer des intentions de ceux qui veulent imposer le voile, elles sont sans effet pourvu que les gouvernements garantissent le plein exercice des droits existants.

    • Marc Therrien - Abonné 25 novembre 2020 17 h 33

      Ou dit autrement, M. Lebel, il y a deux visions de la neutralité religieuse, définie comme le refus de prendre parti pour une religion plus qu’une autre, qui se confrontent. Il y a la neutralité anglosaxonne qui permet l’expression de toutes les religions et il y a la neutralité à la française qui interdit l’expression de toutes les religions. Cette dernière forme de neutralité se veut un peu plus puissante en ce qu’elle vise à neutraliser l’expression religieuse pour en atténuer la présence et l’effet.

      Marc Therrien

    • Jean-Charles Morin - Abonné 25 novembre 2020 21 h 47

      "À l'inverse, du point de vue du droit, même à présumer des intentions de ceux qui veulent imposer le voile, elles sont sans effet pourvu que les gouvernements garantissent le plein exercice des droits existants." - RMD

      ... même celui de refuser de porter le voile? On voit bien ici qu'on tourne en rond car les pressions familiales et sociales pour imposer le voile sont loin d'être sans effet. Au sein de cette communauté où l'honneur et la pruderie sont les plus grandes des vertus, "qu'est-ce que les autres vont dire?" prend ici une importance démesurée dans la dictature du comportement.

      Entre l'hostilité et l'ostracisme, voire même la violence, qu'elles pourraient vivre au sein de leur communauté et les "garanties" toutes théoriques que les gouvernants lointains leur présentent sur un joli bout de papier, les femmes musulmanes ont fait leur choix. L'habillement auquel elles consentent leur procure la paix au sein de leur famille et le silence bienveillant des coreligionnaires du voisinage. L'interdiction du voile, exigée par la loi, constitue pour elles la seule excuse qu'elles seraient en droit d'invoquer pour s'extirper d'un mode de vie qui leur est imposé par leur entourage. Voir dans cette législation bien timide une atteinte aux droits fondamentaux revient à laisser passivement ces personnes à elles-mêmes, en invoquant ironiquement la notion de liberté.

      À voir la contestation actuelle de la loi 21 par les milieux qui se disent "progressistes", ces femmes doivent se dire qu'elles n'ont rien à espérer de la société dans laquelle elles sont appelées à vivre. Au nom du sacro-saint "respect des différences", l'aide ne viendra pas de la gauche.

      À la place de ces femmes et tenant compte, pour l'immense majorité d'entre elles, de leur situation de dépendance en tant que mère et "femme au foyer" ou de jeune adulte pour le moment sans ressources, je crois bien que je ferais la même chose et que je "prendrais mon trou", droits de la personne ou pas.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 25 novembre 2020 22 h 18

      Je comprends que pour vous il est plus efficace d'interdire le port du voile que de donner les moyens de choisir de le porter ou pas. Mais en réalité, ce à quoi cela se résout, c'est à faire en sorte qu'il ne le soit pas, sans égard à ce qu'elles en pensent. On me pardonnera de ne pas y voir une contre-dictature servant avant tout nos objectifs et non leur émancipation, cela dit sans mettre en cause la bonne foi de ceux qui soutiennent cette justification.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 26 novembre 2020 08 h 50

      On me pardonnera d'y voir une contre-dictature, voulais-je dire, évidemment.