La publicité et nous

Oui, c’est un mal nécessaire pour financer nos émissions de télévision. Ça, on le comprend parfaitement. Mais est-ce que ceux qui font ces pubs étudient seulement « le marché », mais pas la pédagogie ni la psychologie des spectateurs, au point de nous empoisonner ?

En une seule et même soirée de télévision, on peut nous repasser la même pub un nombre incroyable de fois : c’est exaspérant !

Voir une pub une première fois : on est curieux, on regarde, on écoute.

Voir une pub une deuxième fois : on endure, mais on n’est plus intéressé.

Voir une pub une troisième fois : on zappe et/ou on coupe le son, et/ou on va aux toilettes !

Voir une pub une quatrième fois : on est saturé et à « boute ».

Mais la voir une énième fois, à répétition, à intervalle de quelques secondes ? 

Là, on n’est pas seulement écœuré, on développe une animosité et une allergie totales au produit annoncé, au point de se dire je n’achèterais jamais ça ou je n’irais jamais là…

De plus, on nous rebat les oreilles avec le changement climatique et les problèmes environnementaux, mais il y a une tonne de pubs pour les gros chars, les plus gros surtout.

Même des compagnies dénoncées dans La Facture et qui font l’objet de multiples poursuites comme Trigone (construction…) peuvent continuer à se vanter dans leurs publicités mensongères diffusées sur nos écrans.

Soyez assuré que je ne suis pas la seule personne qui s’en plaint, et s’en étonne ; oh que non !

7 commentaires
  • Réal Gingras - Inscrit 18 novembre 2020 08 h 21

    En parlant de gros chars

    Il n’y a pas que la répétition ad nauseam des publicités. Il y a aussi le contenu.

    Vous avez certainement vu celle-ci que nous raconte ce beau petit couple.

    ”On pensait toujours en avoir deux, la troisième , c’était la surprise:” De quoi s’agit-il ; de la Crosstrek de Subaru.

    On peut voir que tout cela relève de l’ineptie publicitaire. C’est honteux...

    … et pendant ce temps, on essaie de légiférer sur la réduction des Gaz à effet de serre. (GES).

    Belle société!

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 18 novembre 2020 08 h 33

    Safy Calamawy-Joly (M. ou Mme ?)

    Voilà pourquoi j'enregistre toutes les émissions et films que j'écoute. Sur certaines chaînes de télé, c'est la folie furieuse : parfois, une dizaine de pubs d'affilée.

    Une lettre de mon cru parue dans "Le Soleil", Opinions, Carrefour des lecteurs, le lundi 18 septembre 2017, p. 22.

    « Publicités à la pelletée

    J’aurais cru que l’enveloppe de 675 millions $ sur cinq ans consentie l’année dernière par le gouvernement Trudeau à Radio-Canada allait concourir à réduire le nombre de publicités à la télé. Il semble que non. Depuis la rentrée, le nouveau Téléjournal de fin de soirée est notamment catastrophique à cet égard. Il y a des publicités à tout bout de champ et elles sont interminables. Voilà pourquoi j’ai pris la décision de l’enregistrer et de l’écouter 15-20 minutes après le début de l’émission. Non seulement je passe en quatrième vitesse sur les pubs, mais aussi sur les reportages qui ne m’intéressent guère. Il m’arrive même de me rendre jusqu’à la fin de l’enregistrement, alors que Céline Galipeau ne nous a pas encore souhaité 'Bonne fin de soirée'. »


    J'ai été longtemps à devoir endurer les pubs à la télé. Avec le temps, j'ai développé un mécanisme qui fait que je ne remarque même pas les produits et services offerts. J'ai les yeux ouverts, mais ils sont voilés ; j'entends, mais je n'écoute pas. N'empêche, quel temps perdu !

  • Gilles Théberge - Abonné 18 novembre 2020 09 h 45

    Même chose chez nous. On enregistre à peu près toutes les émissions que l'on regarde, et on saute toutes les annonces publicitaires... Toutes.

    C'est la seule façon que l'on a de garder notre pression sanguine acceptable...!

  • Simon Grenier - Abonné 18 novembre 2020 09 h 45

    Je ne crois pas que ce soit un mal nécessaire, non.

    Je crois que c'est une tradition-mercantile-slash-économique-slash-un-modèle-parmi-d'autres et que c'est plus facile de tout laisser en l'état, tout simplement. Les propriétaires des réseaux de télécommunications sont riches, bien "plogués" et financent très bien leurs lobbies.

  • Gilbert Troutet - Abonné 18 novembre 2020 09 h 55

    La pub, comme la fumée de cigarette

    Je suis du même avis que M. Réal Gingras. On ne peut pas en même temps prétendre réduire les émissions de GES et tolérer la publicité pour des véhicules inutilement énergivores conne les VUS. Il faudra en arriver à interdire ce genre de pub comme on a interdit celle sur les cigarettes.

    Cela dit, il y a quelque chose de malsain dans le fait que les postes de radio et de télé dépendent à ce point des revenus de publicité. Idem pour les journaux, où les « annonceurs » finissent par influer sur le contenu de l'information.