Un vaccin pour tous

La nouvelle de l’efficacité du vaccin de Pfizer contre la COVID-19 a fait le tour de la planète, apportant espoir et confiance en l’avenir. Mais pour que ce fléau soit réellement maîtrisé, il faut que le vaccin ne soit pas seulement pour les pays qui peuvent se le permettre, mais pour tous les pays.

J’espère que M. Trudeau veillera à consacrer aux pays moins nantis 1 % de notre budget national de lutte contre la COVID-19. C’est peu, mais cela permettra à ces pays d’avoir eux aussi confiance en l’avenir et de ramener ainsi leur vie à la normale. Qui plus est, comme le comprendront tous les Canadiens, cela contribuera à nous protéger tous, riches comme pauvres, de ce terrible fléau.

4 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 11 novembre 2020 00 h 22

    Non merci, on passe

    « Ben » oui, lorsqu’on est un fonctionnaire qui travaille comme consultant en développement international, 3 milliards venant des contribuables, c’est rien (1% du budget canadien). On est plus riche qu’on le croit. Misère. Mais tous les consultants pourraient se cotiser et accepter des baisses de salaire afin de payer pour les vaccins des pays du tiers monde.

    En y pensant, en cette ère de la culture du bannissement, n’est-ce pas de l’appropriation culturelle ce vaccin? Vous savez, la science fait aussi partie de la culture d’un pays.

  • Françoise Labelle - Abonnée 11 novembre 2020 07 h 56

    Loin de la coupe aux lèvres

    Déjà la nation la plus riche s'arrache la perruque devant les obstacles de distribution que présente le vaccin Pfizer-BioNTech. Il faut diviser le nombre de doses par deux puisque le vaccin nécessite deux injections. Il serait moins efficace pour les personnes âgées qui sont les principales victimes de la covid.
    Selon le NYT, les études cliniques laissent croire que la réponse immunitaire des personnes âgées est plus faible que dans d'autres segments de la population. «Pfizer’s Covid Vaccine: 11 Things You Need to Know» NYTimes, 10 nov.
    Aux USA, on le réserverait d'abord pour les travailleurs de la santé et les personnes ayant une co-morbidité (diabète, hypertension, obésité, asthme, etc.).
    La vaccin Pfizer doit être entreposé à-75 degrés Celsius. Pas exactement, le climat africain ou asiatique. Des médecins de la CDC parle d'une manipulation très complexe. Des immunologues parlent d'un problème de distribution soulevant de nombreux défis qui provoqueront fort probablement des erreurs.
    «Pfizer's ultra-cold vaccine, a 'very complex' distribution plan and an exploding head emoji» CNN, 10 novembre.

    Espérons un meilleur candidat pour l'Afrique ou l'Asie, comme le vaccin de Medicago à base végétale: on modifie une plante pour produire des molécules semblables à celles produites par le virus. Quand je passe sur d'Estimauville (Québec), je vois les serres que Medicago construit.

    • Cyril Dionne - Abonné 11 novembre 2020 12 h 28

      Le directeur-général de Pfizer-BioNTech, Albert Bourla a vendu lundi 132 508 actions Pfizer (PFE) au prix de 41,94 $, selon un dépôt auprès de la « Securities and Exchange Commission » tout de suite après avoir fait l’annonce du vaccin. Cela représente un profit net personnel de près de 5,6 millions de dollars américains évidemment. La vice-présidente exécutive Sally Susman a fait de même, par le biais de son propre plan de négociation en vertu de la règle 10b5-1 et a encaissé 43 662 actions au prix de 41,94 $ chacune, ce qui lui a rapporté 1,8 million de dollars instantanément. Cela nous rappelle l’épisode du PDG de Moderna, Stéphane Bancel, qui avait fait aussi de même au mois de juillet en triplant le nombre d'actions de sa société à vendre via un plan d'action pour les dirigeants qui avait été modifié quelques jours à peine après que la biotechnologie avait annoncé en mai dernier des premiers résultats positifs pour son vaccin contre le coronavirus. Il avait récolté la coquette somme de 4,8 millions en 24 heures. Les actions de Moderna avaient augmenté de 30% en une seule journée.

      On ne sait rien du vaccin Pfizer-BioNTech, par exemple, sur la durée de l’immunité déclenchée, s’il peut prévenir la COVID-19 sévère et même s’il ralentira les taux de transmission s’il est largement utilisé dans une population. On ne sait pas comment cela fonctionne chez les personnes âgées, qui souffrent le plus du SRAS-CoV-2. Le vaccin, basé sur une simple séquence ARN (ARNm), doit être conservé à des températures glaciales inférieures à –80 ° C pour préserver le matériel génétique ainsi que pour le fabriquer et le livrer à des centaines de millions, voire à des milliards de personnes. Cela représente un défi gargantuesque. Mais les riches vont continuer à s’emplir les poches en exploitant la misère du monde. Attention aux mirages. Il y a trop d'argent à faire avec cette pandémie.

  • Louise-Julie Bertrand - Abonné 11 novembre 2020 08 h 02

    Je seconde

    Très bonne idée monsieur Tardif

    JPParent