Une fraude parallèle

Donald Trump affirme que la corruption à grande échelle vient de lui ravir sa réélection à la présidence américaine. Est-ce à dire alors que tous les officiers des deux partis surveillant le processus électoral de chaque État dans tous les États-Unis (chaque État compilant à sa façon les voix pour la présidence) sont dans le coup ?

Bien qu’il n’existe aucune preuve de fraude électorale et que la décentralisation dans chaque État du dépouillement du vote rende très difficile un détournement dans l’ensemble du pays du résultat du scrutin présidentiel, Trump et ses partisans continuent de crier à la fraude électorale sans considération des faits ou de la logique. C’est ce qui arrive lorsqu’on vit dans un univers parallèle.

 
2 commentaires
  • Claude Bariteau - Abonné 9 novembre 2020 06 h 25

    Trump a gagné tellement en allant à la limite de la légalité et en utiisant des moyens qui s'apparentent à de la fraude que, devant une défaite qui s'annonçait il ne pouvait voir que de la fraude et le recours à des moyens analogues.

    • Françoise Labelle - Abonnée 9 novembre 2020 07 h 58

      Il a incité ses électeurs à voter en personne pour pouvoir prétendre le soir de l'élection qu'il avait gagné avant que les votes par correspondance puissent être comptés.

      Il a tenté de pervertir l'appareil d'état. En particulier:
      En nommant, en mai dernier, le milliardaire républicain Dejoy au service postal pour «faire des travaux» à la veille des élections.
      En profitant de la protection du ministre de la justice Barr en faveur des amis de Trump, Stone et Manafort. Roger Stone a été condamné sous sept chefs d'accusation et a été gracié par Trump. Par ailleurs, Mueller a accusé Barr d'avoir banalisé son rapport. Enfin, Barr a accepté les cancans de l'accolyte Giuliani sur le fils Biden, leur donnant ainsi crédit.
      «William Barr: how the attorney general became Trump's enabler-in-chief» The Guardian, 15 fév. 2020
      En avril 2020, Trump a nommé Michael Caputo, un ami de Stone, à la tête de la HHS (Human and Health Services) pour contrôler les publications de l'organisme sur la covid. Caputo a diffusé une vidéo sur FB prétendant que des milices armées de gauche préparaient une insurrection pour empêcher Trump de gagner l'élection. Tout le monde a bien vu les milices armées du Michigan et entendu l'appel à la sédition de Trump.
      «‘It just created a public relations nightmare’: Inside Michael Caputo’s time at HHS» Politico, 16 sept. 2020

      J'aime évidemment votre commentaire.