Réveillons-nous!

L’annonce du début de la contestation de la loi 21 nous rappelle, et Dieu sait que nous n’en avions pas besoin en ce moment, que les intégristes « soft » sont encore et toujours à l’œuvre. Lentement mais sûrement, et avec l’aide d’une batterie d’avocats qui en font leurs choux gras, ils grignotent peu à peu notre espace laïque, pour nous ramener 50 ans en arrière.

Alors, il est grand temps que tous les incroyants, agnostiques, se manifestent pour exprimer leur opposition, et je dirais même leur ras-le-bol, envers cette invasion du religieux dans toutes les sphères de notre société : politique, médiatique et maintenant celle de l’éducation. Quand on voit les derniers événements tragiques en France et qu’on apprend que les enseignants français ont maintenant de la difficulté à parler des théories de Darwin ou de la civilisation grecque parce qu’il y a des statues nues… (voir l’émission Envoyé spécial), il y a de quoi s’alarmer sérieusement.

Il nous faut appuyer la loi 21 par tous les moyens juridiques et financiers, car les opposants, eux, ne s’en privent pas (voir la liste des organismes qui les soutiennent grassement).

22 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 9 novembre 2020 07 h 42

    Un invasion!


    Je ne vois pas une ''invasion du religieux'' au Québec, bien au contraire! Le Québec vit comme si Dieu n'existait pas et nos églises sont quasiment vides le dimanche. Alors il ne faut pas exagérer devant la menace religieuse!

    M.L.

    • Pierre Desautels - Abonné 9 novembre 2020 08 h 49


      Vous avez raison, Monsieur Lebel. L'exagération peut rendre ridicule.

    • Daphnee Geoffrion - Abonnée 9 novembre 2020 09 h 39


      Et bien je gage que vous n'habitez pas Montréal!

    • Marc Therrien - Abonné 9 novembre 2020 10 h 07

      Monsieur Dimitri nous invite à retrouver cette ferveur de l’époque de l’adoption de la loi 21 qui était insufflée par François Legault qui pensait que la loi 21 viendra mettre le Québec «à l’abri des extrémismes religieux que bien des gens craignent que ça se répande au Québec» et qui justifiait l’utilisation de la clause dérogatoire par l’urgence de prévenir une crise sociale.

      Marc Therrien

    • Denis Drapeau - Abonné 9 novembre 2020 10 h 26

      «...comme si Dieu n'existait pas...»

      Pourquoi "comme" ? Avez-vous la preuve qu'il existe ? Vite, il faut nous la partager.

      Les églises catholiques sont peut-être vides mais il y a d'autres lieux de culte son bien garni et tous ces dévots qui s'opposent à la séparation de l'église et de l'état n'ont pas besoin de croyants pour leur croisade, ils ont la charte, la loi sur le multiculturalisme qui sert à l'interpréter et la "suprématie de Dieux" inscrit dans la constitution. Quant au financement des recours, il y a les dollars engrangés au temps béni des pieuses décennies passées, les petros dollars et j'en passe.

      Quand on croit en Dieux, on croit en sa suprématie et celles de ses lois. Il en résulte que les lois humaines sont vus comme inférieures et doivent céder le pas en cas de conflit. L'avortement est un cas patent parmi tant d'autres. La laïcité est donc une lutte sans fin contre l'envahissement du religieux dans la sphère politico-sociale.

      Cette hiérarchie des lois est partagé par toutes les grandes religions et ce qui les distingue c'est la fréquence plus ou moins grande des conflits possibles. Plus les lois divines prévoient les moindres détails de la vie des croyants, tel le coran, plus des conflits de lois divines et humaines peuvent survenir. C'est ce qui fait dire aux Iraniens et à un grand nombre de musulmans, surtout islamiste mais pas seulement, que le seul État digne de ce nom pour un BON musulman est une théocratie.

      Le 11 septembre dernier, Christian Rioux nous apprenait que, selon un récent sondage de l’Ifop, 74 % des jeunes musulmans de France qui ont moins de 25 ans placent les valeurs de l’islam au-dessus de celles de la République. Or, cette opinion résulte des textes du coran et non seulement de leur interprétation plus ou moins intégriste. Étant donné que les mêmes causes produisent les mêmes effets, je vois difficilement comment on peut penser que cette vision ne se répandra pas au Québec aussi.

    • Jacques-André Lambert - Abonné 9 novembre 2020 10 h 50

      Moi, j'y vois une pléthore de micro-agressions systématiques...

  • Gilbert Turp - Abonné 9 novembre 2020 08 h 06

    Possible de contribuer

    Notamment par un petit don au Mouvement Laïque Québécois...

    • Gilles Théberge - Abonné 9 novembre 2020 10 h 42

      C'est une excellente suggestion. Je vais contribuer séance tenante.

      Merci

    • Christian Roy - Abonné 10 novembre 2020 23 h 04

      @ M. Turp,

      Pour ceux qui désirent contre-balancer la mise, un petit don au Parents catholiques du Québec (à l'autre bout du spectre) ne demandent pas mieux que votre obole !

      Ils ont mené le même combat en vue d'abolir le cours ECR. Faut croire que les grands esprits se rencontrent !

  • Daphnee Geoffrion - Abonnée 9 novembre 2020 09 h 48

    En effet il faut protéger nos valeurs, il ne faut plus être soumis à la victimisation et les larmes de crocodile des groupes religieux qui en plus osent nous dire que NOUS sommes intolérant.

    Ce sont les groupes qui attaquent la loi 21 qui nuisent à la cohésion sociale, certainement pas le contraire.

    Oui je vais faire un don mais plus sérieusement vivement l'indépendance pour assurer un pays 100% laique sans obstruction constante à nos valeurs.

    Laicité, liberté d'expression, égalité des sexes, droit des LGBT...et en français svp!

    • Marc Pelletier - Abonné 9 novembre 2020 15 h 49

      Vous avez le droit de faire de le fièvre : j'espère pour vous que ce n'est pas un des signes pour détecter la Covid .

    • Daphnee Geoffrion - Abonnée 9 novembre 2020 16 h 46

      Votre commentaire, en plus d'être impertinent et condescendant, est incompréhensible...

    • Marc Pelletier - Abonné 10 novembre 2020 08 h 48

      Mme Geoffrion, suite aux résultats de la dernière élection américaine, avec les valeurs véhiculées par M. Biden et Mme Harris il est facile de constater que les vrais valeurs ne se limiteront pas à de belles paroles mais se tranféreront rapidement dans des actions cohérentes.

      Ici, au Québec, on parle constamment de nos valeurs, on s'en gargarise, mais seuls les francophones de souche portent semble-t-il ces valeurs : les Autres, ils nous donnent de l'urticaire, ils nous empêchent de gagner nos référendums et nos élections, en deux mots, ils ne sont un poids dont on voudrait bien se défaire pour arriver à nos fins !

      Chez plusieurs francophones, on fait petit, on se ratatine sur la soi-disante supériorité de notre race, tout en croyant sans aucune gêne que toutes nos misères viennent des Autres.

      Tout celà est dépassé et me rappelle ma jeunesse ou l'ancien temps, alors que tout contact avec un anglophone, par surcroit protestant, était perçu comme un danger qu'il fallait éviter sous peine de contamination.

      L'ouverture aux autres , la vraie, ne saurait que nous enrichir. Les grandes villes américaines viennent d'en faire la preuve.

  • François Beaulne - Abonné 9 novembre 2020 11 h 17

    Effectivement, il faut ouvrir l'oeil

    Sur le fond de la question vous avez raison. Ce qui a disparu de l'espace public c'est surtout l'emprise qu'avait le clergé catholique sur la vie politique et sociale québécoise des années pré-Révolution Tranquille. Avec la sécularisation du système d'éducation et de santé, les prêtres et les <bonnes soeurs> se firent d'eux mêmes et d'elles mêmes plus discrets, notamment en matière d'habillement.
    Pour une majorité de Québécois, entre autre chez les francophones, il n'est pas question de laisser d'autres religions s'emparer, à des fins prosélytes, de l'espace discrètement évacué par le clergé catholique au fil des ans.
    D'où la fausse perception que la Loi 21 et le mouvement laique québécois visent principalement l'Islam et ceux qui le pratiquent, précisément parce-que les revendications les plus criantes concernant le droit d'occuper l'espace public viennent de ce groupe, avec un appui massif de l'extérieur. Il suffit de prendre connaissance de ceux qui contestent présentement la Loi 101 devant les tribunaux pour se rendre à l'évidence qu'ils sont tous, à 95% basés à l'extérieur du Québec, et non francophones, avec du financement dont les sources demeurent nébuleuses.
    Il serait intéressant, et révélateur, de fouiller un peu plus cet aspect, sutout quand on connaît les sommes faramineuses qu'il en coûte pour se rendre jusqu'en Cour Suprême. Au point où les minorités francophones du ROC ne peuvent s'en prévaloir sans une aide gouvernementale.
    Et si l'on ajoute à ça Trudeau qui n'attend que de revenir majoritaire, et le NPD muliculturaliste de Jagmeet Singh, pour se joindre aux contestataires, il est à prévoir de fortes turbulences avec un fort mouvement d'appui des Québécois au gouvernement Legault pour défendre notre seule loi sur la laicité, loi devenue partie intrinsèque de nos valeurs collectives au même titre que la Loi 101 sur la langue.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 9 novembre 2020 11 h 37

    « L'exagération peut rendre ridicule.» (Pierre Desautels)



    En effet, l'impérieuse nécessité de se voiler ou de s'enturbanner le chef pour sortir de chez-soi est ridiculement exagérée;

    En fait, ces pénitents sous le couvert de la religion évitent l'internement d'office.

    • Simon Grenier - Abonné 9 novembre 2020 18 h 00

      L'impérieuse nécessité d'obliger quiconque à retirer son couvre-chef pour travailler, sous le couvert de la laïcité alors qu'il s'agit en fait de réprimer at large plutôt que de gérer ses propres "micro-agression", me fait penser qu'ils sont très, très nombreux, à échapper à l'internement.

      L'exagération peut effectivement ridicule - encore et encore et encore et encore.

    • Marc Therrien - Abonné 9 novembre 2020 22 h 25

      Mais en tout cas, en ces temps de pandémie de la Covid-19, on peut certes apprécier que les quelques femmes portant le niqab ou la burqa nous offrent la meilleure protection qui soit quant au port de couvre-visages.

      Marc Therrien