Si Trump le voyou pouvait être éclipsé

Ce n’est pas sans raison que les élections américaines intéressent cette année tant de gens de ce côté-ci de la frontière. Osons croire que beaucoup d’entre eux souhaitent que celui qui est actuellement président des États-Unis soit éclipsé parce qu’il est un voyou. Est-il besoin d’illustrer comment cet homme se comporte pour être ainsi qualifié ?

Trump concourt à dégrader la politique, lui retirer tout le fini qu’elle devrait avoir. Alors qu’on voudrait conférer à la politique une certaine grandeur, l’on nous sert un « pas de classe », un homme n’ayant aucune finesse d’esprit, une insulte sur deux pattes.

On sait bien qu’on ne parviendra jamais à nettoyer la vie de toute la désobligeance qu’elle charrie, mais il faut résolument appeler à plus d’éclat. Il faut le réclamer au nom de nos pères et mères, au nom de nos ancêtres de toutes les époques et de tous les horizons, au nom de ces personnages politiques dont on lit les vies et qui ont lutté pour des causes nobles.

On apprenait que dans un tout récent livre intitulé Pandémie, le politologue québécois Jean-François Caron appelait à une « revalorisation de la politique en tant que domaine utile ». Il a totalement raison.

Croisons les doigts pour le 3 novembre.

8 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 30 octobre 2020 01 h 10

    Moi, aussi, j'espère que Trump va s'éclipser de la mémoire comme un cauchemar.
    Par contre, il ne faut pas oublier que Trump exemplifie cette ploutocratie qui a récupéré la gouvernance à son compte et qui pense que tout lui est dû.
    Trump est le modèle des milliardaires qui ne payent pas leur juste part d'impôts, qui se pensent tout puissants et donc ils peuvent transgresser les lois de l'État à leur gré, qui étouffent la compétition et qui accaparent le marché comme les barons voleurs du 19e siècle. Malheureusement, ce sont les personnes que l'on glorifie dans une société défaillante.

    • Cyril Dionne - Abonné 30 octobre 2020 09 h 17

      Bon, un autre avec vous Mme Alexan qui va déchirer sa chemise le 4 novembre 2020.

      Depuis quand la politique avait une certaine grandeur? Depuis quand? Personne ne fait de la politique pour servir les intérêts de tous, mais plutôt servir ses propres intérêts qui coïncident parfois avec la volonté populaire. En fait, on vote toujours pour le moins pire.

      Ceci dit, et cela il faut le dire, les États-Unis n’est pas notre pays tout comme son président. C’est un pays étranger avec lequel nous entretenons une relation parasitique afin qu’il nous protège contre les gros méchants de ce monde. Et les Américains en général, se fichent bien des gens qui vivent au nord du 45e parallèle. Pardieu, l’économie, le PIB et la population de seulement la Californie sont supérieurs à ce qu’on retrouve au Canada tout entier.

      La grandeur d’une démocratie est l’habileté de la population à pouvoir choisir les gens qu’ils veulent de façon continue pour présider à la destinée de leur pays. Tout le reste n’est que du bruit et de l’hypocrisie. Avec Donald Trump, c’est l’Amérique des Américains, par les Américains et pour les Américains. C’est cela le « Make America Great Again ».

      Alors, il faudrait nous lâcher en prenant les noms de nos pères et mères, de nos ancêtres de toutes les époques et de tous les horizons en vain puisqu’il ne s’agit pas de notre combat. Vraiment pas. C’est la démondialisation qui prime aujourd’hui et ce processus va de l’avant dans le pays du « Donald ». Il est à souhaiter que celui-ci fera des petits ici si on veut vivre en paix et en concordance avec la nature.

      Oui, la démondialisation a bien meilleur goût pour nous et ce qui reste de l'environnement.

    • Françoise Labelle - Abonnée 30 octobre 2020 10 h 11

      À propos de chemise, M.Dionne, j'espère que vous avez vu la caricature de Chapleau ce matin.

      La politique n'est jamais joli, mais là, Trump a précipité les USA dans des profondeurs abyssales.
      Il nous protège contre les gros méchants? Comme la mafia et les petits boutiquiers. Le gros méchant chinois? Les Michael peient pour cette «protection». En tout cas, on s'est mieux protégé du virus en fermant les frontières.
      Les USA ne sont pas notre pays mais il s'impose au reste du monde. On devrait pouvoir voter, non?
      Le moins pire, en 2016, c'était Hillary. C'est ce que pensait la majorité des électeurs ayant voté.

    • Raymond Labelle - Abonné 30 octobre 2020 17 h 33

      Le Canada demeure le premier partenaire commercial des États-Unis - le Canada est important pour les États-Unis, même si plus encore inversement, j'en conviens.

      Il est normal qu'on s'intéresse aux élections étasuniennes, le résultat ayant un poids sur le monde, et sur le Canada en particulier (justement), mais c'est vrai qu'on les suit presque comme si on pouvait y voter.

    • Christian Roy - Abonné 30 octobre 2020 20 h 56

      J'ai "fais mes recherches" Mme Labelle et effectivement, la caricature de Chapleau est à s'en friper la chemise ! J'y ai surtout remarqué que Trumpy, peu importe, a toujours la même maudite cravate ! Manque juste d'installer le type sur la Fifth Avenue de NY...

  • Georges Tormen - Abonné 30 octobre 2020 09 h 01

    Quand on veut mettre dans les rangs les bums de bonne famille

    Qui les bums dérangent ? Assurément, les embourgeoisés de la pensée rectiligne, les corrects qui ne pertubent pas la pensée toute faite parce que complice du système. Une chance que les bums sont là pour tout remettre en question. Pour foudre le bordel dans l'ordre fondé sur des idéaux corrompus vides de contenu. Je souhaite 4 ans de remue-ménage, de débureaucratisation de l'Amérique.

    • Christian Roy - Abonné 30 octobre 2020 13 h 56

      @ M. Tormen,

      La famille Tbump a débuté le travail de belle manière depuis 4 ans. Elle n'a pas payé cher de loyer la résidence dans laquelle est sera barricadée la soirée du 3 novembre. Elle ne semble pas faire de cas de ses partisans du Nébraska qui sont encore sur le tarmac à se les geler ! Ni des victimes de la "petite grippe" qui a pu faire son nid par sa négligence crasse au pays de l'Oncle Sam. Dehors tous les "docteurs", le chef de la Famille Tbump est le "Youppi !" de l'ouverture sans restriction de l'Économie ! La Famille Tbump laissera derrière elle un pays divisé à son unique profit. Évoluer dans un univers alternatif en est la marque. Le "Spinning" en est l'arme de destruction massive du bon sens. La griserie du Pouvoir est à ce prix, immorale par essence.

      Et quand le clan se transforme en culte... il faut parler de Tbumptown et de ses dérives antisystémiques et désorganisées. Le problème auquel nous faisons face est que le scripteur n'est pas à la solde d'Hollywood. Il y a un risque que ça ne finisse pas bien. Tout cela respire le "remue-ménage" comme vous dites, mais dans ce cas-ci à la Gotham-City.

      Prions mes Frères et Soeurs !

  • Gilles Théberge - Abonné 30 octobre 2020 13 h 07

    Je comprends ce que vous dites. J'y adhère...

    Mais en même temps, je pense que ce changement, malgré tous les espoire ou ...illusions qu'il promet, sera la même chose que l'on dit familièrement chez nious, 4 trente sous pour une piastre ou, si vous préférez, bonnet blanc blanc bonnet...

    À moins que vous préfériez vraiment, quelqu'un qui sait parler des deux côtés de la bouche en même temps...

    Les USA sont en décadence. Peut-être pas en phase terminale je ne suis pas devin ni prophète. Mais quelque chose qui s'en approche manifestement.