Un peu de sérieux

Mes concitoyens me désespèrent. Que faut-il pour qu’ils prennent la situation au sérieux ? Ne craignent-ils pas un virus mortel ? Seulement d’être déprimés, isolés, mal dans leur peau (temporairement) ? Ne veulent-ils pas rester en vie ? Que leurs êtres chers le restent aussi ? On évoque notre caractère latin. Je crois simplement que nous sommes chicaniers, chialeux et rouspéteurs. Comme nos cousins français d’ailleurs. Certes, il y a de véritables préjudices, notamment financiers. Mais il faut faire front, être solidaires. On ne sera jamais tous d’accord sur le détail des mesures prises. Chacun a son opinion sur un aspect ou un autre. Mais trêve de discussions interminables. Ce n’est pas le temps de défendre chacun sa petite communauté d’intérêts : restaurateurs, salles de spectacle ou de cinéma, salles de sport. C’est la course à l’exemption. « Pourquoi eux et pas nous ? » Ne peut-on pas s’élever au-dessus de la mêlée ? Et que dire de certains qui exigent une date de reprise, comme si on pouvait en fixer une. Nous vivons une période d’incertitude. Ce n’est pas compliqué à comprendre. Font-ils exprès ? Peut-être est-ce de la mauvaise foi. Quoi qu’il en soit, il faut donner un grand coup, tous ensemble, pour en finir un jour. S’il vous plaît. Et même si ça ne vous plaît pas…

4 commentaires
  • Françoise Labelle - Abonnée 29 octobre 2020 06 h 36

    Nous sommes suédois !

    Ils ne sont pas râleurs et prennent d'eux-mêmes les mesures adéquates pour se protéger et protéger les autres, comme 80% des suédois viennent de le faire devant la reprise de la pandémie, sans se faire taper suédois. Une donnée qu'on ne répète surtout pas. Malgré la discipline, la Suède déclare plus de morts que les autres pays scandinaves. On choisit ce qui fait notre affaire.
    «Sweden sticks to non-coercive strategy as Covid cases rise» thelocal.se
    «Coronavirus: The latest news about the outbreak in Sweden» thelocal.se

    On se console en se disant qu'on n'est pas américains. Eux, ils ont une approche cool! Au-dessus de mille morts dans les deux derniers jours.

  • Marc Therrien - Abonné 29 octobre 2020 10 h 26

    Soyez heureux, un jour à la fois sans la Covid-19


    « Ce n’est pas le temps de défendre chacun sa petite communauté d’intérêts ». Bien sûr, peut-être. Et vous, de quelle communauté d’intérêts faites-vous partie, vous qui suppliez vos congénères de tout faire pour rester en vie et « que leurs êtres chers le restent aussi »? Si vous ne faites pas partie d’aucune de ces communautés d’intérêts alors j’imagine que c’est de votre intérêt individuel que vous parlez. Il faut accepter que ce n’est pas tout le monde en même temps qui adhère à cette nouvelle définition de la vie heureuse : « Un autre jour sans la Covid-19, un jour à la fois ».

    Marc Therrien

  • Richard Lavoie - Abonné 29 octobre 2020 10 h 28

    Et la compassion?

    Madame Vallée, votre ton est bien accusatoire. Peut-être pourriez-vous essayer de regarder les choses d'un autre point de vue?
    De celui de ces millions de québécois qui font des sacrifices depuis de longs mois sans perspective concrète, non pas parce que la Covid-19 soit si grave (globalement vu le faible nombre de décès) mais pour préserver un système de santé qui n'arrive pas à fonctionner adéquatement en temps normal.
    De celui des millions de gens ayant perdu leur emploi, de milliers de petits commercants faisant face à la banqueroute, dans l'incertitude quant à l'avenir et comment ils pourront subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Et ce dans l'indiférrence d'un gouvernement et de médecins (surpayés de surcroit) qu'en entend en ondes exiger toujours plus de sacrifices mais pour qui 2020 sera sans doute la meilleure année à vie d'un point de vue salarial.
    Vous admettrez qu'il est plus facile d'exiger des sacrifices quand ce sont les autres qui doivent les faire.

    • Françoise Labelle - Abonnée 29 octobre 2020 15 h 36

      Monsieur Lavoie,
      vous vous bornez à compter les morts? Ce sont les hospitalisations qui enraient le système hospitalier en mobilisant les lits pour les covidiens.

      Proposez-vous le modèle US? Le modèle suédois est mal compris: les gens se confinent eux-mêmes et l'impact économique est le même pour tous les pays sauf pour la Chine qui a contrôlé le virus et dont le PIB est en hausse.
      Pour ce qui est des médécins, là le modèle suédois devraient être imposés: les généralistes suédois gagnent plusieurs fois moins que les généralistes suédois.