La Loi sur les Indiens, l’angle mort du Québec?

La nationalisation de l’électricité a maintenant des retombées pour l’ensemble du territoire dont nous pouvons être fiers. Bien que tardivement, le Québec considère les nations autochtones d’égal à égal et en partenaires sociaux. Les grands barrages et le transport hydroélectriques en ont été le creuset et entraîné un partage plus équitable de nos ressources naturelles et de la coopération dans la gestion durable du territoire. Mais peut-on dans leur foulée reprocher au seul ROC les affres de la Loi sur les Indiens de 1879, alors qu’elle fut un prétexte pérenne de non-intervention provinciale, sinon de négligence institutionnelle et sociale. Nos lois dans les secteurs des forêts, des mines et des transports ont-elles été plus généreuses et soucieuses de ce partenariat, ce qui suggérerait un champ historique de compétence provinciale ? Mais qui ne dit mot consent, et faire de la problématique actuelle un tiers-monde canadien ne saurait en monopoliser l’injustice. Alors que notre déni actuel du racisme systémique serait comparable à notre aveuglement volontaire passé de l’inégalité socio-économique des peuples autochtones.

18 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 16 octobre 2020 08 h 26

    Sherlock, c'est bien la loi raciste et colonialiste de la « canadian constitution » du ROC qui est le problème

    Je n’en crois pas mes yeux de lire de telles inepties. S’il y a racisme systémique au Canada et au Québec, c’est envers les autochtones qui vivent sur les réserves. Tout découle d’une loi à juridiction fédérale, la Loi sur les Indiens. Cette loi raciste stipule que les autochtones ont un statut équivalent à celui d'un enfant mineur, puisqu'ils sont soumis au contrôle du gouvernement qui a l'autorité de décider pour eux. Donc, comme pour n’importe lequel enfant, le gouvernement décide de tous les aspects de la vie des individus et des communautés. Et si ce n’était pas suffisant, rien ne leur appartient sur les réserves et le territoire leur ait seulement prêté par la Couronne. Sans espoir de s’émanciper puisque les emplois n’existent pas sur ces petits îlots largués au milieu d’un océan blanc et encore moins les écoles dignes de ce nom, ils sont condamnés à la pauvreté et à la dérision.

    Imaginez pour un instant que cette loi infâme sur les Indiens est abolie et finie la discrimination et l’infantilisation d’une population qui a tellement souffert depuis 2 siècles. Imaginez pour un instant qu’il n’y a plus de réserves, ces prisons à ciel ouvert et ces régimes d’apartheid et de ségrégation, eh bien, ceux-ci pourraient nous rejoindre au 21e siècle et s’éduquer afin d’aspirer à un monde meilleur pour eux et leur famille et en même temps, contribuer à la société et non pas être des assistés sociaux institutionnalisés.

    Imaginez aussi que ce serait la fin des tristes épisodes comme celui de l’hôpital de Joliette, des barrages érigés partout, de la crise d’Oka jusqu’aux sévices subies par les femmes autochtones de Val d’Or aux mains de la SQ, parce que le dénominateur commun à tout cela, ce sont les réserves. Oui, on a tout à reprocher au gouvernement fédéral pour cette situation d’avoir créé des sociétés parallèles vivant sur le même territoire. Vous ne pouvez pas avoir deux sociétés distinctes vivant côte à côte avec deux systèmes de lois très différents.

    • Marc Levesque - Abonné 16 octobre 2020 11 h 02

      M. Dionne

      L'abolition de la loi sur les indiens devra être négocié, justement, ce qui manifestement n'a pas encore été fait. Ceci implique aussi le Québec et il n'y a pas seulement les questions reliées aux territoires qui divisent.

      La loi sur les indiens est loin d'être la seule chose derrière la discrimination. Les mauvaises conditions sur plusieurs réserves doivent nous démontrer l'urgence de la situation, et l'humilité.

    • Cyril Dionne - Abonné 16 octobre 2020 15 h 42

      Cher M. Langlois, je ne méprise personne; je relate tout simplement les faits. Et contrairement aux âmes sensibles de la gauche tonitruante qui prient à l’autel de la très sainte rectitude politique, j’ai enseigné à des enfants provenant des réserves autochtones, interagit avec leurs parents, vous non. Vous ne les connaissez même pas, en tout cas ceux qui se morfondent sur des réserves.

      Cela dit, je n’ai jamais eu l’intention de cultiver une belle image de pureté morale et allumer des lampions comme engagement social.

      Premièrement, cela est faux de dire que le revenu médian des autochtones est plus élevé que celui de l’ensemble du Québec. Selon Statistiques Canada, le revenu médian des membres des Premières Nations vivant hors réserve était d'environ 22 500 $, comparativement à un peu plus de 14 000 $ pour ceux qui vivaient dans une réserve. Le revenu médian pour un Québécois est de 52 200 $.

      Deuxièmement, si les Cris sont les plus riches, c’est parce qu’ils ont reçu plus de 5 milliards pour 50 000 habitants des contribuables. En plus, ils ne paient aucun impôt, taxe ou cotisation pour tous les services sociaux qui leurs sont disponibles incluant les soins de santé. Rien.

      Troisièmement, si on applique ce beau principe monétaire des Cris à tous les autochtones du Canada vivant sur des réserves et hors de réserves, il en coûterait au bas mot plus de 170 000 000 000 $ ou 100 000 $ pour chaque habitant. Ceci revient à dire de payer des gens à ne rien faire et qui ne contribuent absolument rien monétairement au filet social.

      Quatrièmement, au lieu de nous citer quelques réserves qui réussissent, ce qui veut dire qu’ils s’approchent de nos standards au niveau éducatif ou professionnel, vous devriez nous parler de la majorité qui stagnent dans une pauvreté abjecte digne d’un pays du tiers monde. Et tous les services professionnels qu’ils reçoivent découlent des blancs, hôpital de Joliette oblige.

    • Cyril Dionne - Abonné 16 octobre 2020 15 h 57

      @ Marc Levesque

      Oui, l’abolition de la Loi sur les Indiens devra être négociée. Alors, il seront devant deux choix; soit qu’ils nous rejoignent au 21e siècle et fassent partis de notre société tout en gardant leur langue et culture, ce que plus de 50% d’entre eux ont déjà posé comme geste, ou bien, qu’ils décident de faire cavalier seul dans un pays indépendant, ce qui implique lever des taxes, impôts et cotisations de leurs citoyens et assumer tous les coûts étatiques de leur nouveau pays.

      Mais vous errez avec l’urgence sur les réserves. C’est justement parce qu’ils vivent dans un apartheid et une ségrégation sociale immonde qu’ils en arrachent. Si ce n’étaient pas des milliards qui pleuvent sur ces réserves venant des contribuables, la misère et la désolation seraient à un niveau intolérable. Ces réserves ne génèrent absolument rien en fait d’emploi et de richesse à part du doute, de la méfiance et du désespoir.

    • Marc Levesque - Abonné 16 octobre 2020 18 h 21

      M. Dionne

      "Oui, l’abolition de la Loi sur les Indiens devra être négociée. Alors, il seront devant deux choix..."

      Une fin négotié justement ne mènera pas à seulement deux options, ou a seulement les deux options que vous décrivez.

      "Mais vous errez avec l’urgence sur les réserves..."

      Comme j'ai écrit, la loi sur les indiens est loin d'être la seule chose derrière la discrimination, et elle n'est certainement pas aussi la seule cause des mauvaise conditions de vie dans certaines réserves.

    • Serge Pelletier - Abonné 16 octobre 2020 18 h 35

      M. Dionne, ils sont éduqués (scolarisés), du moins ceux qui le veulent. Malheureusement plusieurs d'entre-eux n'y voient aucun avantage. Donc, pour ceux-ci, la réflexion est simple: pourquoi se casser la tête, "subir" des examens, avoir un parchemin de scolarité qui ne servirait à rien, être dans l'obligation d'aller hors de ma réserve pour me scolarisé, etc.
      Pourtant, les conseils de bande ont à leur disposition des sommes monétaires très alléchantes pour défrayer les frais de scolarité à tous ceux qui fréquentent les centres hors réserves (centres = école de métier, cégep, universiré)... Mais comme les conseils de bande jouissent d'une indépendance et discrétion dans la gestion des fonds que le fédéral verse... Cela donne ce que cela donne: Tout ou presque à la petite gang d'obséquieux se tenant près du pouvoir, tout en se 'graissant" eux-mêmes.

      Au Québec, plusieurs disent en matière de "secours de derniers recours" quand il est question des "blancs francophones": BS un jour, BS toujours; ou mieux encore "BS de père en fils". Ouais. et chez les "indiens", ce n'est pas pareil, c'est silence radio... mais toujours avec les mêmes clichés démontant "les pauvres eux-autres".

      Mais personne n'ose mettre la réalité en avant plan. Même une visualisation par satellite du site Goodle Map démontre clairement que la forte majorité des maisons sont très bien construites. Que non, cela est trop dérangement pour les pseudo-évidences intériorisées. Pire, il y a confusion entre l'application de la Loi sur les indiens, qui ne régie que les indiens, et l'absence de loi constitutionnelle pour les "inuits" (esquimaux)... Mais à quoi bon "savoir" la réalité des choses... On est si bien dans notre ignorance crasse.

  • Pierre Langlois - Inscrit 16 octobre 2020 10 h 37

    @ Cyril Dionne : l'assimilation des Indiens n'est pas la solution.

    Vous écrivez : « Imaginez pour un instant qu’il n’y a plus de réserves, ces prisons à ciel ouvert et ces régimes d’apartheid et de ségrégation, eh bien, ceux-ci pourraient nous rejoindre au 21e siècle et s’éduquer afin d’aspirer à un monde meilleur pour eux et leur famille et en même temps, contribuer à la société et non pas être des assistés sociaux institutionnalisés. »

    Comme vous méprisez les Indiens ! Vous voulez les priver de leurs territoires et de leurs droits ancestraux. Vous proposez qu'ils soient assimilés à la majorité et qu'ils « contribuent à la société ». D'après vous, ils n'ont jamais été que des parasites depuis la création du Canada.

    1. Les Réserves ne sont pas nécessairement des « prisons à ciel ouvert ». Savez-vous que les habitants de la moitié des Réserves québécoises ont un revenu d'emploi médian plus élevé que celui de l'ensemble du Québec ?

    2. Savez-vous que les Réserves les plus riches sont principalement celles des Cris suite à l'Entente de la Baie James ? Donc, des ententes gagnant-gagnant, de nation à nation, font partie de la solution.

    3. Savez-vous que l'Entente de la Baie James a été conclue parce que le Québec n'avait pas le choix ? Ce qui revient à dire que si on refuse de s'entendre avec d'autres Réserves (plus pauvres), c'est parce qu'on a le choix...

    4. Savez-vous que la Réserve la plus riche au Canada est celle de la Nation Huronne-Wendat, tout près de Québec. Taux d'activité et taux d'emploi semblable à celui de l'ensemble québécois. Cette Réserve, comme plusieurs autres, n'est pas "une prison à ciel ouvert" pleine « d'assistés sociaux institutionnalisés ». 20 % de ses habitants ont des études universitaires ; 28 %, des études collégiales. Contrairement à ce que vous dites, on peut, en même temps, vivre sur une réserve et au 21e siècle. Les Réserves peuvent ne pas être des nids de pauvreté et de misère. Il faut juste que les allochtones et les autochtones se traitent en égaux sans perdre de vue qu'ils sont différents.

    • Marc Therrien - Abonné 16 octobre 2020 12 h 48

      On sent très bien à travers tous ses commentaires sur ce sujet que M. Dionne est davantage centré sur sa souffrance et préoccupé de se défendre d'être accusé de racisme, ce qui l'empêche de faire preuve d'une plus grande empathie envers ces personnes qui lui permettrait de s'ouvrir à d'autres points de vue que le sien.

      Marc Therrien

    • Cyril Dionne - Abonné 16 octobre 2020 15 h 59

      Alors M. Therrien, quand partez-vous pour vivre sur une réserve? Bien sûr que nous. C'est ce qu'on pensait, vous n'y connaissez absolument rien à part de vos philosophes morts et enterrés. lol

    • Marc Therrien - Abonné 16 octobre 2020 19 h 36

      M. Dionne,

      Bien sûr que je suis un ignorant. Un humble ignorant savant qui sait qu’il ne sait pas. Le peu que j’ai appris en suivant une formation interactive sur la sensibilisation aux cultures autochtones visant le développement de compétences culturelles pour leur assurer un espace sécuritaire dans l’utilisation des services publics, qui incluait un forum de discussion comme celui-ci, m’a à tout le moins amené à identifier les stéréotypes et préjugés qui existaient chez moi et les membres de mon entourage personnel et professionnel. C’est ainsi que je peux reconnaître en vous l’attitude typique de la personne fermée et défensive qui refuse de reconnaître comment elle peut participer, en étant incluse dans la société qui l’a produit, au malheur qu’elle dénonce en pointant du doigt

      Marc Therrien

    • Cyril Dionne - Abonné 16 octobre 2020 21 h 31

      Bon, une formation virtuelle sur la sensibilisation aux cultures autochtones. Wow! Vous l’avez l’affaire M. Therrien. Évidemment, pauvre petit moi qui composait avec eux sur une base régulière en chair et en os à l’école pendant des années, j'était sûrement fermé à leur culture et ainsi de suite. Oui, l’autoflagellation n’est pas loin. Pauvre petit moi qui avait même fait des peintures à la Norval Morisseau avec des élèves autochtones et non autochtones en salle de classe lorsque nous avions étudié ce peintre pour sensibiliser ceux qui n’avaient pas été initiés à ce grand artiste. Mais était-ce de l’appropriation culturelle? Je vous le demande puisque vous semblez être un grand prêtre de la très sainte rectitude politique, culture du bannissement oblige. Non seulement on parlait des arts, mais aussi des sciences et surtout celles de la 4e révolution industrielle à laquelle je les ai initié dans toutes sortes de projets valorisants et enrichissants en informatique, en sciences, en robotique, en automatisation etc. Pire encore, certains sont venus avec nous dans notre équipe de robotique pour participer à compétition régionale où ils ont remporter la médaille d’or. Vous avez raison, c’est une formation interactive sur la sensibilisation aux cultures autochtones visant le développement de compétences culturelles pour leur assurer un espace sécuritaire dans l’utilisation des services publics que j’aurais dû faire. Oui, en plein dans le mille pour bien les garder sur leurs prisons à ciel ouvert à tout jamais. Misère. Ah! Les bureaucrates au coeur sensible.

      Et cela semble être très facile d’être inclusif lorsqu’on n’est pas confronté à la situation en temps réel. Beaucoup plus facile le virtuel dans ce cas typique n’est-ce pas? Est-ce que vous avez une idée de la sombre réalité pour un enfant sur une réserve comme Attawapiskat au milieu de nulle part où il n’en sortira jamais? C'est ce qu'on pensait.

    • Marc Therrien - Abonné 17 octobre 2020 12 h 13

      M. Dionne,

      À vous lire, je serais tenté de conclure que c'est en les côtoyant de plus près qu'on renforce ses préjugés à leur égard, mais je n'irai pas jusque-là vous laissant le bénéficie du doute quant au rationnel et à l'émotionnel de vos propos qui semblent parfois en dissonance.

      Marc Therrien

  • Marc Levesque - Abonné 16 octobre 2020 11 h 15

    Une lettre intéressante

    S'il faut parler de faute dans le contexte d'un conflit, il faut en accepter pour avancer.

    • Cyril Dionne - Abonné 16 octobre 2020 16 h 06

      Encore une fois, c'est « homme blanc méchant, indien bon » pour vous.

      Voici une partie d’un commentaire de M. Granchamp dans la lettre de Céline Bellot et Marie-Eve Sylvestre : « Le racisme envers les Autochtones, bien plus qu’une histoire de pommes pourries », publiée aujourd’hui.

      « Tant et aussi longtemps que les autochtones vivront en apartheid et en ghettos dans des communautés où règnent la pauvreté et la misère, ces gens-là auront de la difficulté à s’en sortir. La fameuse loi sur les Indiens, qui a parqué la plupart de ces communautés au bout du monde, dans des conditions misérables. Quand ils sont dans leurs réserves, certaines considérations s’appliquent; quand ils en sortent, c’est une autre chose. C’est un dossier complexe!
      On m’a raconté que quand un autochtone sort de la réserve pour aller s’acheter un véhicule, le concessionnaire doit aller livrer le véhicule dans la réserve : ainsi, l’autochtone n’aurait pas à payer les taxes. »

    • Marc Levesque - Abonné 16 octobre 2020 18 h 10

      M. Dionne

      "Encore une fois, c'est « homme blanc méchant, indien bon » pour vous."

      En ce qui concerne les mauvaise conditions dans certaines réserves, accepter une partie de la faute n'implique en aucun cas adhérer à ce genre d'argument simpliste.

      Et vos accusations sans fondement me font seulement remettre en question votre jugement.et vos motivations.

    • Serge Pelletier - Abonné 16 octobre 2020 19 h 07

      Exact pour les biens qui sont achetés hors réserve. La Loi "sur les indiens" les exempte des taxes et impôts. Mais pour les biens, il faut que le bien soit théoriquement livré sur la réserve pour jouir du privilège de la "non taxatiion". La même chose pour les impôts sur le revenu. Mais il y a une foule de dérogations - plus ou moins légales - que certains "indiens" utilisent pour se soustrairent des taxes et impôts.

      Certains bien-pensants viendraient les yeux ronds en titi en voyant les paies de certains membres des réserves... Et tomberaient en choc post-constat en voyant les salaires de la majorité des "élus" des conseils de bande.

    • Cyril Dionne - Abonné 16 octobre 2020 21 h 47

      Alors, qu'attendez-vous M. Levesque pour aller les rejoindre sur les réserves et leur apporter la bonne nouvelle? Vous pourriez y aller avec M. Therrien pour développer vos compétences culturelles pour mieux cerner et identifier les stéréotypes et préjugés qui existent en vous au lieu de faire du virtuel.

      Et comme tous les puristes de la gauche, c'est toujours le réflexe Adil Charkaoui qui revient. Si on n'est pas d'accord avec vous, on a sûrement tort puisque nous ne sommes pas les élus choisis de la Vérité morale. Il faut être un indigné « full pin » sinon, on ne pourra pas accepter de reconnaître le caractère « systémique» du racisme. Il ne faut pas questionner, il faut avoir la foi comme nous le disait nos bons curés d'antan avec le catéchisme.

      En passant, les curés sur les réserves, cela n'a pas été l'idée du siècle vous savez.

    • Marc Levesque - Abonné 17 octobre 2020 11 h 25

      M. Dionne

      "Alors, qu'attendez-vous M. Levesque pour aller les rejoindre sur les réserves ..."

      Encore une fois cela n'a aucun rapport avec mon commentaire.

      "Et comme tous les puristes de la gauche ..."

      M'accuser d'être d'une gauche puriste ce n'est pas un argument aussi.

      "... Si on n'est pas d'accord avec vous, on a sûrement tort puisque nous ne sommes pas les élus choisis de la Vérité morale. Il faut être un indigné « full pin » sinon, on ne pourra pas accepter de reconnaître le caractère « systémique» du racisme. Il ne faut pas questionner, il faut avoir la foi comme nous le disait nos bons curés d'antan avec le catéchisme ..."

      Cela me parait a tout le moins caricatural comme raisonnement, j'en comprend que vous vous sentez attaquer, mais si c'est le cas ce n'était pas du tout mon intention. Tout ce que j'ai voulu dire avec mon commentaire sur le texte de M. Blanchard c'est que je suis d'accord que le Québec a une part de responsabilité, et que cela m’apparaît aller de soi et sans controverse.