Porter un masque à l’école et se tenir loin? Y a rien là!

Vous allez sans doute me dire : « Encore une vieille qui parle et qui ne comprend rien aux jeunes. » Eh bien oui, je vais parler. Pourquoi ? Parce que je suis surprise de voir l’affolement causé dans notre société parce que nos jeunes devront porter le masque en tout temps à l’école et respecter la distance requise. Et alors ? Ils sont chanceux, ces jeunes. Ils peuvent encore aller à l’école (si c’est respecté), envoyer des textos, regarder des vidéos, recevoir des cours à distance, etc.

Rappelons-nous la Seconde Guerre mondiale, où des milliers de jeunes ont été tués par les bombardements, sont allés dans des camps de concentration, ont perdu leurs parents. On ne leur a pas demandé si ça allait les contrarier, s’ils allaient être capables d’étudier quand même.

Pensons à ces jeunes dans plusieurs pays qui n’iront jamais à l’école et doivent travailler dès leur prime jeunesse, vivent dans un climat de violence perpétuelle. On les plaint ? On leur demande s’ils vont survivre à des périodes difficiles, parfois plus longues que prévu ?

J’ai plusieurs grands petits-enfants. Adolescents, jeunes adultes, etc. Je leur fais confiance et suis fière d’eux. Je sais qu’ils comprennent que la pandémie est une tragédie mondiale qui tue de manière plus insidieuse et moins bruyante que les bombes, mais qui tue quand même. Ils savent que le bien commun passe avant notre petit confort et nos habitudes bien ancrées. Peut-être même vont-ils donner l’exemple à certains adultes qui font fi des recommandations de nos dirigeants parce que ça dérange.

Alors, je répète : porter un masque et se tenir loin… y a rien là !

 
2 commentaires
  • Jean-Paul Carrier - Abonné 13 octobre 2020 09 h 15

    Un masque, ça ne tue pas.

    La semaine dernière, dans un billet dans Le Devoir, il était question de Madame Catherine. Cette enseignante qui fut contactée par un père dépourvu de moyen dans un camp de réfugiés syriens au Kurdistant. Grâce à la technologie de Google translate; il a contacté Madame Catherine pour lui demander de l'aide pour ses enfants, 8ans, 5 ans et un tout petit, puissent avoir accès à de l'instruction. Retrouver l'article pour le lire, c'est d'une humanité et un crie d'espoir formidable. Une volonté de ne pas crouler dans la misère par cause de guerre, même s'ils ont tout perdu matériellement.

    Le problème est criant. Depuis le début de la guerre en Syrie le 11 mars 2011, ce sont des millions d'enfants qui n'ont pas eu accès à de l'instruction. Maintenant 9 ans, une génération perdue sous les bombes. Mais ici, dans cette pandémie, il n'y a pas de bombe. C'est une guerre pernicieuse, invisible, si ce n'est pour les milliers de morts, victimes de ce virus de ce côté de l'Atlantique. Nous ne les voyons pas, c'est un chiffre dans les nouvelles. Un virus tueur qui cherche à subsister en se véhiculant au sein de la population, semant la mort et le désarroi dans les familles où il frappe.

    On ne croit pas à l'urgence de se protéger, car l'instrument meurtrier est invisible pour la majorité, mais il est là. On ne se promène jamais sous les bombes, aux hurlements des sirènes, lorsqu'il y en a, on se dirige dans tout abri souterrain trouvable. Ici on nous demande quelques sacrifices afin que la vie continue de combattre l'ennemi. Allons-nous refuser parce que c'est un petit peu difficile? Choisir entre les bombes et le masque, le choix est facile. Tout est toujours une question de perspective. Nous n'y croyons pas, car les dommages ne tuent que des gens que l'on ne voit pas. J'ai confiance en la nouvelle génération. Appuyons-les dans ces moments difficiles.

    Jean-Paul Carrier

  • Simon Grenier - Abonné 13 octobre 2020 21 h 07

    Il n'y a effectivement rien là. "Je ne suis pas un spécialiste mais" tous les enfants que je connais de près ou de loin expriment un niveau de stress similaire à celui de leurs parents. Tiens donc.