Petit guide du dictateur

L’histoire politique d’un certain pays d’Europe centrale gouverné par un caporal allemand d’origine autrichienne un peu avant la Seconde Guerre mondiale est riche d’enseignements pour tous les despotes en devenir du XXIe siècle, comme Donald Trump. Voici un petit guide très utile en cinq étapes.

La première étape du b.a.-ba de la prise du pouvoir par le dictateur est d’installer un climat de méfiance envers tout ce qui est racialement et culturellement différent de la majorité de la population. Jadis, on attaquait les Juifs ou les Tsiganes. Aujourd’hui, on montre du doigt les Noirs, les Latino-Américains et les Arabes.

La deuxième étape consiste à créer une aura de sauveur autour du chef qui libérera le peuple d’une grande cabale internationale ourdie par de grands corrupteurs sans âme. Avant, on désignait en ce sens la juive-rie internationale. De nos jours, on cible (aussi) des pédosata-nistes sanguinaires gouvernant secrètement le monde à partir d’un « État profond ».

La troisième de ces étapes se résume en l’établissement d’une propagande idéologique « mur-à-mur » faisant passer les mensonges pour la vérité. À une époque, on lisait Mein Kampf et on se faisait laver le cerveau par les films propagandistes du parti unique. Maintenant, on se laisse embrigader par les allégations fallacieuses de QAnon, les « fake news » ou la désinformation du réseau Fox. On se laisse aussi influencer par le travail d’agences de marketing inondant les réseaux sociaux de commentaires faussement favorables au chef.

Quatrième étape, la formation d’escadrons disciplinés suivant à la lettre les ordres du chef. Dans les années 1920 et 1930, les SA et les SS faisaient régner la terreur en combattant les communistes. En 2020, on excite des milices d’extrême droite qui essaient de renverser des gouvernements par les armes et de kidnapper des élus jugés de gauche radicale.

Cinquième et dernière étape, la non-reconnaissance des institutions politiques et la prise du pouvoir total selon des motifs douteux. Autrefois, on tentait un putsch en Bavière et on incendiait le Reichstag en blâmant une minorité. Désormais, on laisse planer des doutes sur la validité d’un scrutin et sur la passation pacifique du pouvoir en cas de défaite…

 
22 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 13 octobre 2020 07 h 58

    Les extrémistes de la gauche

    On prend des raccourcis intellectuels comme pour ceux qui nous disent que les enseignants n’ont pas un pouvoir de coercition en salle de classe. Bien non, aucune coercition en fait de prosélytisme et d'endoctrinement via les symboles religieux. Évidemment, lorsqu’on parle pour parler, sans y connaître absolument rien des États-Unis et de son peuple, c’est facile.

    Primo, personne n’a installé un climat de méfiance envers tout ce qui est racialement et culturellement différent de la majorité de la population. Vouloir contrôler son immigration aujourd’hui, surtout celle illégale, semble être un crime de lèse-majesté pour nos multiculturalistes. Et disons aussi que les Américains ont raison de se méfier d’une certaine idéologie politico-religieuse, World Trade Center oblige.

    Secundo. La mondialisation via les accords de libre-échange n’a apporté que misère et désolation aux États-Unis. La Rust Belt, vous connaissez? La délocalisation des emplois vers des pays du tiers monde en est la preuve incontestée et même Bernie Sanders a le même discours.

    Tertio, Donald Trump n’a aucune idéologie au grand dam de ses détracteurs. Aucune. En passant, personne n’est neutre dans les médias classiques. Tous penchent sur un côté et c’est très malhonnête de dire autrement.

    Quarto, dans tous les pays, ils ont des extrémistes de droite et de gauche, vous savez, ce 10% peu éduqué ou intelligent qui sont contrôlés par les puissants de ce monde. Pour toutes les SS, SA et les chemise brunes, nous avons les ANTIFA, les Black Blocs ou ceux qui croient qu’ils sont les porteurs de la Vérité.

    Quinto, la non reconnaissance de l’establishment, des GAFAM, du 1% et des élites aux souliers cirés est un signe d’une démocratie en bonne santé. Rien de mal avec le peuple, par le peuple et pour le peuple. Et il faudrait arrêter ces légendes urbaines sur la non-validité d’un scrutin et sur la non-passation pacifique du pouvoir. En fait, c'est la gauche qui entretient ces peurs non fondées.

    • Jean-François Trottier - Abonné 13 octobre 2020 09 h 52

      M. Dionne, je vous en prie, cessez de jouer aux fous!

      "personne n’a installé un climat de méfiance envers tout ce qui est racialement et culturellement différent de la majorité de la population."
      Évidemment! Pas "installé"! Ça se crée à petits coups, et c'est exactement ce qui se vit aux USA.
      Pour vous il faut être "radicalement et culturellement différent"? Pire, différent de la "majorité". Majorité, vraiment ? Grrrrros mensonge!
      Trump se fout la majorité, il vise les extrémiste radicaux de la droite. Chefs du Bible Belt, milices suprémacistes ( "Stand back and stand by"). Il prépare des troubles monstres pour quand il se fera sortir par tout ce qui n'est PAS radical d'extrême-droite. Majorité mon œil!
      Ceux qui déboulonnent des statues, même si je ne suis pas souvent d'accord avec ce geste, deviennent avec Trump des "animaux". Faut être un puissant salaud de raciste pour dire ça, un point c'est tout.
      Ce geste a été porté entre autres à Portland, où il y a des émeutes raciales suite aux comportement ra-di-caux de la police.
      De la police. Pas de cette "majorité" que vous inventez de toute pièce.

      Les faits sont, un policier a assassiné un noir parce qu'il était noir.
      Les faits.
      Trump traite des noirs d'"animaux".
      Les faits.

      Vous défendez un menteur : plus de 20000 mensonges depuis son accession à la présidence.
      Vous osez parler de radicaux! Trump est le pire radical, lui qui ne trouve des coupables que sur son terrain ou parmi les pays alliés, et a choisi l'unique Chine (et le sbire Corée du Nord) et l'Iran comme gros méchants. Son principal allié objectif est... la Russie, une dictature déguisée.

      Ses accusations contre le système démocratique et le système des postes américain sont archi-fausses. IL prépare une guerre civile après sa défaite!
      Vous défendez un criminel au service de l’establishment, des GAFAM, du 1% et des élites aux souliers cirés, plus la mafia et Poutine.

    • Gylles Sauriol - Abonné 13 octobre 2020 10 h 35

      Évidemment c’est votre droit de defendre les faits et gestes de même que de croire et de supporter toutes les inepties qui émanent d’un menteur pathologique qui n’a de cesse de démontrer par a+b son incompétence en plus de déshonorer la fonction qu’il occupe.

    • Jean-François Trottier - Abonné 13 octobre 2020 10 h 58

      Je nen reviens pas encore!
      Comparer les SS et les SA auc ANTIFA ou Black Blocs, faut vraiment délirrer.

      Les SS étaient une organisation officielle, qui jouissait d'un budget énorme et de l'appui obligé de toute l'armée et des fonctionnaires sans exception.
      Dites-moi où le Black Bloc est épaulé par un gouvernement au complet je vous prie!
      Si vous tenez à comparer, parlez au moins de l'URSS ou de la Chine, pas des, dangereux je l'admets, huit Black Bloc qu'on trouve à Montréal!

      La question n'est pas d'aimer ou non les extrémistes, la question est de reconnaître quand les extrémistes sont en position de faire mal. Trump est absolument en position de faire mal. Il a même la meilleure place pour ça, et il campe résolumnet parmi les extrémistes radicaux de droite.

      Une bonne façon de reconnaître les extrémistes est de voir comment ils confondent tout pour se créer des chimères, soit à attaquer, soit à protéger.
      Par exemple, un extrémiste de droite se réclamera de la majorité et confondra Biden avec .... le Black Bloc!!!
      Alors qu'un extrémiste de gauche voudra que tout ce qui n'est pas lui soit forcément... néolibéral, depuis les anarchistes jusqu'aux sociaux-démocrates, tout en essayant de faire croire qu'il est socialiste et "démocratique"!

      Devinez où vous nichez.

    • Christian Roy - Abonné 13 octobre 2020 14 h 00

      Cher M. Dionne,

      Avec une telle affirmation pour entrée de jeu: "Évidemment, lorsqu’on parle pour parler, sans y connaître absolument rien des États-Unis et de son peuple, c’est facile."

      Que puis-je bien vous répondre qui soit recevable ?

      On parle pour parler.

      Bien à vous...

    • Cyril Dionne - Abonné 13 octobre 2020 22 h 13

      M. Trottier, j'ai fais des travaux sur l’histoire de l’Allemagne nazie que j’ai étudié à l’université au lieu de prendre des cours de philosophie pour satisfaire cette section des arts de mon bac. Un de mes travaux était sur la Résistance française et où, contrairement aux légendes urbaines, les résistants se comptaient sur les doigts de la main en 1940, 41 et 42.

      Bien sûr que non que la droite aux États-Unis n’a rien de semblable avec les SS, SA ou bien les chemises brunes. C'est l’auteur de cette missive qui en fait l‘allusion : « Quatrième étape, la formation d’escadrons disciplinés suivant à la lettre les ordres du chef. Dans les années 1920 et 1930, les SA et les SS faisaient régner la terreur en combattant les communistes ». Les communistes faisant de même au début des années trente en Allemagne, et pourtant, ils combattaient des socialistes du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NAZI), guerre qu'ils ont perdu contre eux. Tout cela pour dire qu'Antifa et les Black Blocs sont au même niveau que les groupes d’extrême droite aux États-Unis.

      Et mon cher M. Roy, vous êtes de ceux qui aiment déchirer sa chemise pour des riens. Vous semblez toujours de plus indigné et vous semblez aimer les prêts-à-porter où on étale sa vertu de la pureté morale. Il n’a pas de position modérée, c’est le blanc ou le noir, avec des positions qu’on ne peut pas expliquer sans recourir aux attaques personnelles.

      En passant, j’ai passé beaucoup de temps aux États-Unis et j’étais marié avec une américaine de la Californie qui était une démocrate enregistrée de toujours qui a voté pour Trump en 2016. Oui, je connais un p’tit peu les Américains.

    • Jean-François Trottier - Abonné 14 octobre 2020 13 h 26

      M. Dionne.

      la contradcition vous va bien. C'est vous et vous seul qui écrivez :
      "Pour toutes les SS, SA et les chemise brunes, nous avons les ANTIFA, les Black Blocs ou ceux qui croient qu’ils sont les porteurs de la Vérité.
      "

      C'est vous seul qui confondez, ou voiules confondre les autres. Couvrez-vous de titres et d'études tant que vous voulez, mais assumez vos paroles.
      Quand vous parlez des SS sans stipuler ceux de 1931, 32 et 33, vous incitez à penser à ce qu'ils sont devenus à partir de 1933 : une armée, une police et un service de renseignement au service de l'État. Pas un groupuscule qui gosse des cocktail Molotov dans son sous-sol!
      Vous essayez d'embrumer les gens. Encore.

      Tout le monde sait que la Résistance était très mince au début de la guerre. pas de quoi se péter les bretelles. En fait en '40... je n'en vois pas du tout, de mémoire. Quelques personnes qui se demandaient quoi faire peut-être?

      Vous ne déniez pas que vous dites n'importe quoi en parlant de "majorité", terme très utilisé par les "leaders inspirés", ceux qui se prennent pour Dieu. Mussolini, Hitler, Peron.. et maintenant Trump, du moins le laisse-t-il croire aux abrutis du Bibile Belt.

      Je note.

  • Pierre Rousseau - Abonné 13 octobre 2020 08 h 46

    Effectivement...

    On oublie un peu trop facilement que la montée du despotisme en Allemagne s'est fait sur plus d'une décennie. Hitler n'a jamais obtenu une majorité électorale et a pris le pouvoir pendant une période de très grande instabilité dans le pays, instabilité que ses sbires avaient contribué à créer. Les Allemands n'étaient pas une bande d'idiots qui se sont laissés entraînés dans une folie meurtrière. Au contraire, la majorité des Allemands étaient contre les Nazis alors que ces derniers pouvaient compter sur environ 35% de l'électorat.

    C'est le régime de terreur des Nazis qui a maintenu Hitler au pouvoir en tant que Führer (un mot poli pour dictateur) et une propagande extrêmement efficace. Une grande partie des Allemands voulaient « laisser la chance au coureur » quand le chancelier von Hindenburg lui a demandé de former un gouvernement; on se disait qu'on pourrait se débarrasser le lui aux prochaines élections. Mais, un fois la main dans l'engrenage, il était déjà trop tard. La question qui tue : les Américains se sont-ils mis la main dans l'engrenage quand ils ont élu Trump en 2016 ?

    • Cyril Dionne - Abonné 13 octobre 2020 09 h 43

      Non M. Rousseau, le titre Führer veut dire chancelier en allemand. Angela Merkel aurait pu porter le même titre. Pour le reste, vous devriez relire l'histoire de la 2e guerre mondiale. Tant et aussi longtemps que tout allait bien avec les nazis, la très grande majorité des Allemands les supportaient, et ceci, à plus de 80%.

      En passant, le président aux États-Unis a très peu de pouvoir. Ce sont le Sénat et la Chambre des représentants qui votent les lois. Les gouverneurs dans leur état respectif ont plus de pouvoir que le président. Pour le savoir, il faut vivre aux États-Unis pour comprendre.

    • Jean-François Trottier - Abonné 14 octobre 2020 14 h 19

      M. Dionne, depuis 70 ans le terme Führer est synonyme de dictateur. Merkel n'aurait jamais porté ce titre et vous le savez.

      À l'époque l'Allemagne était dans le pire scénario économique et monétaire imaginable. Un pain pour une brouette complète de marks! N'importe quoi qui sortait les Allemands de cet enfer un tant soit peu aurait été aimé.
      Votre 80% ne serait signifiant que s'il parlait d'une époque calme. Ici, il ne dit que la satisfaction de ne plus mourir de faim.

      Le président des États-Unis a plus de pouvoir que vous ne laissez entendre.
      Il est le chef de l'exécutif, ce qui signifie un pouvoir journalier que jamais les pouvoirs législatifs ne peuvent empêcher... sauf des semaines, voire des mois après le fait.
      Dans tous les pays où ils sont (heureusement!), le pouvoir exécutif finit toujours par avoir le pas sur le pouvoir législatif, aussi le législatif doit-il donner des coups de barre régulièrement.
      Aux .États-Unis, le jeu des contre-pouvoir a permis longtemps d'éviter ce problème. Maintenant il est vif écarlate, et surtout depuis 2001, année du début de la Grande Paranoïa. Depuis, les services gouvernementaux savent tout de chaque individu quand ils le veulent, y compris d'un représentant qu'on veut faire plier.
      Ça relève du président.

      J'ai trouvé affreux quand, au début de son mandat, Trump a prétendu avoir une totale impunité tant qu'il était président.
      Depuis il a prouvé qu'il avait raison. 20 mensonges en moyenne par jour, confusion partout, ce n'est rien. Contacts frauduleux avec une puissance étrangère, népotisme, favoritisme, tout y passe. IL est encore là.

      Trump se bat contre le Californie pour empêcher l'alliance du marché du carbone du Québec avec la Californie. Il ne gagnera pas mais il aura réussi à retarder le projet de plusieurs années.

      Vous ne vivez manifestement pas aux États-Unis, s'pas?

  • Yvon Montoya - Inscrit 13 octobre 2020 08 h 46

    Excellente caricature de ce qui se passe sous notre nez chez notre voisin mais pas que chez lui. La démocratie n’est pas attaquée par les « Gauchistes », non, mais par les Droites dures racistes et suppremacistes. On ne peut cautionner ce que vous avez si intelligemment écrit dans votre si juste caricature. Merci.

    • Jean-François Trottier - Abonné 13 octobre 2020 10 h 35

      Oh! Les gauchistes ne donnent pas leur reste, M. Montoya... Oh que non.

      Son principe de base est de rendre les plus riches forcément coupables, en les présentant copmme les moteurs de tout ce qui écrase les plus pauvres. Dans ce contexte, ces derniers rennent plus de valeur en tant qu'otages qu'en tant que peronnes. D'ailleurs, c'est bête, la gauche-à-gauche nie que chaque personne soit responsable, et confond "responsable" avec "coupable".

      Elle développe une mentalité où le plus important est ne-pas-être-coupable, ce qui signifie dans sa langue être victime. Belle paranoïa, mentalité d'infinis déterminismes alliant la richesse et la classe sociale, la couleur et le genre pour découper et redécouper la société encore mieux que ne le font les pointeurs d'élection.
      Mais ciomme ce geste est politique, il n'y a pas meilleure façon de scinder une société. Mieux que les milices encore!
      Le parent pauvre de la gauche-à-gauche est la culture, dont elle ne sait que faire sauf bien sûr pour accueillir les artistes au grand coeur qu'elle embrigade avant de les faire mourir de faim.

      Mais aucune place pour l'individu. Alors imaginez l'importance du vote, forcément individuel! Il se limite au Parti, seule instance où on ne trouve que de "bonnes personnes" pas-coupables.

      Ce sont les extrêmes qu'il faut fuir, M. Montoya. Et la preuve est faite depuis longtemps que le marxisme est tout aussi destructeur que le fascisme.
      Parce que le marxisme, voyez-vous, ne permet pas les tendances. Il n'existe pas de marxisme modéré, ni par la démocratie, ni autrement.
      Ce n'est pas moi qui le dit, c'est l'histoire des peuples même la plus récente.

      Si la droite à tonton Trump est débile, le marxisme à tonton Karl est un censeur de la pensée. Pas fort.

  • Denis Soucy - Abonné 13 octobre 2020 09 h 02

    Une excellente lecture

    Exclleente et bein ramassée. Claire et nette.

  • Françoise Labelle - Abonnée 13 octobre 2020 09 h 11

    Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde.

    On doit donc toujours être sur nos gardes. Mais en même temps, on est à une autre époque.

    Mein Kampf n'a commencé à se vendre qu'après la prise de pouvoir des nazis en 33. Les allemands le lisaient? Unwahrscheinlich. Peu probable. Au moins, Hitler a couché lui-même ses délires en prison et n'a pas fait appel à un nègre littéraire pour écrire l’improbable Art of the Deal.
    Hitler avait été emprisonné à la suite du caricatural «putsch de la brasserie». Sorti de prison, il a conquis des appuis financiers qui craignaient la montée du bolchevisme. Le gouvernement conservateur de l'époque lui a attribué le poste honorifique de chancelier, sûr «de tenir en laisse le petit roquet» (Joachim Fest). Le chancelier intervenait en cas de crise, comme l'incendie du Reichstag. Ayant les pleins pouvoirs, il a décimé ses rivaux socialistes et communistes en tenant sous sa botte les conservateurs dépassés. Les dissensions entre socialistes et communistes ont affaibli le gouvernement de Weimar. Les capitalistes du monde ont salué Hitler, ce mur contre les rouges.

    Nos populistes font appel ad nauseam à la sécurité de l'état pour le moindre prétexte, comme l'imposition de tarif sur l'aluminium canadien. Mais la crainte du bolchevisme est bien loin. L'économie de la Chine et des USA sont tellement imbriquées qu'il en coûterait des milliers de milliards pour rompre les liens. La crainte du rival économique chinois est loin d'être partagée: Bolsonaro est un grand ami de la Chine, au grand dam des USA. Quant à l'aura du sauveur, la pandémie l'aura bien malmenée, aux USA, en Inde ou au Brésil. Même au Québec! Sourire. L'économie turque va mal, ce qui explique les gesticulations internationales d'Erdogan. Trump l’endetté a été choisi par des milliardaires conservateurs pour enrichir les riches en fédérant les chrétiens de droite et les hommes blancs dépassés. Ce qu’il fait.