Le traitement présidentiel

Donald Trump encourage les Américains à ne pas se laisser dominer par le coronavirus, à ne pas craindre la COVID-19. Il prétend qu’il comprend la maladie, l’ayant vécue. Le président devra toutefois répondre à la question : un Américain moyen pourrait-il se payer les médicaments qui lui ont été prescrits et les soins dont il est entouré ? Le remdésivir, la dexaméthasone, le REGN-COV2, les soins 24 heures sur 24, 7 jours par semaine, une équipe de 12 médecins…

Par ailleurs, l’utilisation de ces trois médicaments indique que M. Trump est bien plus malade que ce que l’on veut bien admettre, vu que l’équipe traitante, prise de panique, a sorti l’artillerie lourde.

1. Le remdésivir, un agent antiviral, est employé seulement pour les patients ayant besoin d’oxygène ou qui se trouvent sous ventilation assistée. Selon une récente étude publiée dans The Lancet, le remdésivir commencé après l’apparition des symptômes ne serait pas efficace.

2. La dexaméthasone, un dérivé de la cortisone, est un puissant anti-inflammatoire. Selon INESS, ce traitement est indiqué « chez les patients COVID-19 hospitalisés dans un état grave ou critique qui nécessite un recours à l’oxygénothérapie ». Dans ces cas, les avantages surpassent les inconvénients des nombreux effets secondaires du médicament. Certains de ces effets, l’agitation et la nervosité, sont à craindre chez une personne instable psychologiquement, comme M. Trump.

3. Un cocktail d’anticorps, REGN-COV2, fabriqué par la compagnie Regeneron, est censé neutraliser le virus. Il serait efficace pour diminuer les symptômes chez les malades non hospitalisés qui ne produisent pas assez d’anticorps. Les études de plus grande envergure sont en cours.

Toute cette panoplie de médicaments est très coûteuse, les interactions ne sont pas connues. Le président profite évidemment d’un traitement VIP, mais en même temps, il sert de cobaye.

24 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 7 octobre 2020 05 h 17

    La porte!

    Le seul traitement que Trump mérite vraiment, c'est la porte! En espérant que ses pitreries à la Mussolini cesseront bientôt!

    M.L.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 8 octobre 2020 10 h 19

      Malheureusement, rien n'est moins sûr. La plaie étant des plus profonde, la cicatrisation risque d'être longue et difficile...

  • Yvon Montoya - Inscrit 7 octobre 2020 06 h 37

    ...et tout en même temps il met en danger tout son entourage. C’est vraiment un être ridicule total mais hélas ultra dangereux. On se demande en toute bonne intelligence comment fait-on pour être de son cote politiquement et humainement tout simplement? C’est dire que les fantômes de la pseudo-Gauche font perdre la boussole chez nombre d’entre nous. Mort de rire et mort de peur...merci.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 8 octobre 2020 10 h 24

      Trump n'est qu'une partie du problème. Selon moi, la principale cause de celui-ci, ce sont ceux qui font tout pour réaliser ses moindres caprices et le maintenir au pouvoir...

  • Françoise Labelle - Abonnée 7 octobre 2020 07 h 11

    La cortisone et la mégalomanie délirante

    La cortisone est plus connue que les autres médicaments. Son effet à court terme est bien connu. En dose d'attaque (50 mgr x jour), pour l'asthme chronique aigu par exemple, elle entraîne une perte de sommeil importante, la durée du sommeil pouvant passer de 8 à 3 heures, une agitation importante et toute décision moindrement importante doit être repoussée, comme le rejet de négociations sur un programme de soutien.
    En 1977, le coureur cycliste Thévenet a gagné le tour dopé à la cortisone, non explicitement interdite. L'année suivante, il s'est effondré, pour longtemps, toujours sous l'effet de la cortisone.

    On est bien loin de la grippe saisonnière si importante puisse-t-elle être pour une personne asthmatique chronique. Dans la forme la plus sévère de la grippe saisonnière, une double (triple) dose d'inhalateur à la cortisone suffit.
    Une personne à qui on a prescrit un tel traitement est probablement toujours contagieuse. Il faut vraiment être désespéré pour surseoir aux avis médicaux. Un avis de faiblesse, la pire tare qui soit (?).

  • Cyril Dionne - Abonné 7 octobre 2020 08 h 55

    La gauche dépassée

    Bon, si on vous a bien compris Mme Havrankova, l’homme qui occupe la position le plus importante comme leader du monde libre ne devrait pas recevoir les meilleurs soins qui soient? De toute façon, pensez-vous qu’il n’aurait pas pu se payer les mêmes soins qu’il a reçus? Enfin, depuis quand un Québécois « moyen peut-il se payer les médicaments qui lui ont été prescrits et les soins dont il est entouré? Le remdesivir, la dexamethasone, le REGN-COV2, les soins 24 heures sur 24, 7 jours par semaine, une équipe de 12 médecins… » Si c’est bon pour « pitou », c’est aussi bon pour « minou ». Si cela n’est pas la situation, SVP nous en informer, surtout pour ceux comme moi qui n’ont pas de médecin de famille au Québec mais qui cotisent en impôts et taxes sans recevoir des services élémentaires.

    J’espère de tout cœur que vous ne faites partis de ceux qui ont souhaité la mort de Donald Trump lorsqu’on appris qu’il avait la COVID-19. Ce fut le cas pour un ancien membre du personnel de Barack Obama et d'Hillary Clinton, Zara Rahim, qui avait déclaré dans un tweet vendredi passé qu'elle espérait que Donald Trump meurt après son diagnostic positif de la Covid-19. Bien oui, les démocrates viennent nous faire la morale puisqu’ils sont les élus choisis et ils possèdent la Vérité.

    Oui, pour le remdesivir, la dexamethasone et le REGN-COV2, ma conjointe qui est médecin m’a expliqué que ceux-ci sont donnés aux malades qui sont à risque. Ceci dit, est-ce qu’on doit prendre des risques lorsqu’il s’agit de la vie du président en fonction qui a 74 ans et qui se promène avec son attaché militaire qui a une mallette avec tous le codes militaires pour activer plus de 10 000 ogives thermonucléaires? Il n’y avait aucun risque à prendre et la santé des présidents est bien gardée puisqu’il s’agit d’un secret d’état. Ceci, ce n’est pas difficile à comprendre.

    • André Leclerc - Abonné 7 octobre 2020 10 h 48

      M. Dionne,
      Vous semblez interpréter bien mal la lettre de Mme Havrankova. Personne ne mettra en doute qu'un chef d'état recoive un traitement VIP (en passant Trump aurait pu passer le pouvoir au VP s'il en avait eu l'humilité ce que d'autres l'avaient faits avant lui). Ce qu'il faut comprendre c'est que le traitement ne pourra pas être distribué à tous les américains qui contracteront la COVID pour des raisons évidentes de coût et de disponibilité des ressources médicales. Toutes les politiques mises en place pour limiter la transmission du virus visent un objectif: permettre aux systèmes de santé de continuer à donner des soins. Certaines régions s'en sortent mieux que d'autres, aussi bien ici qu'aux USA. Donc, ce qu'a fait Trump du haut du balcon présidentiel est en toute contradiction avec ces politiques. Il a plus ou moins dit aux américains: n'ayez pas peur du virus car si vous tombez malades de la COVID, le systéme médical amélioré par mes bons soins vous remettra sur pied en moins de deux. Ce qui est totalement faux si le système se retrouve surchargé et ce qui ne sera pas le cas pour tous (surtout si vous ne pouvez même pas vous payer des soins d'urgence).
      Deuxièmement, votre remarque concernant la possibilité qu'elle ait pu souhaiter la mort de Trump est tout à fait hors contexte. Mme Havrankova n'a jamais mentionné cette hypothèse. Vous utilisez ce forum pour passer un message contre les démocrates en généralisant le souhait d'un seul tweet tout en prenant soin de souligner le lien que l'auteur aurait avec Obama et Clinton! SVP un peu de rigueur.

    • Marc Therrien - Abonné 7 octobre 2020 11 h 32

      Vous n’avez pas tout compris de l’essentiel du propos de madame Havrankova. Bien sûr que Donald Trump est légitimé de recevoir son traitement présidentiel. Mais relisez le premier paragraphe de ce texte et essayez de nous convaincre que Trump a raison de faire le fanfaron et d’inviter ses gouvernés à ne pas craindre la Covid-19. Et vous, craignez-vous autant la Covid-19 qu’au début la pandémie?

      Marc Therrien

    • Jean-François Trottier - Abonné 7 octobre 2020 12 h 31

      M. Dionne, jamais au grand jamais vous n'accepteriez d'avoir comme dirigeant un homme qui ment plusieurs fois par jour.

      Dans une compagnie ce serait la faillite à court terme, exactement ce qui se passe avec ses compagnies d'ailleurs. La confiancer est la base de l'efficacité.
      Hé! Il admet lui-même avoir menti au sujet du COVID, pour des raisons (avouées, hein!) absolument minables!
      Et des dizaines de mensonges sont avérés. Alors?

      Jamais vous n'accepteriez d'un adversaire le comportemet de Trump lors du débat. Le "Shut up!" de Biden était bien anodin en comparaison, et totalement justifié.

      Ce qui n'est pas justifié, c'est le comportement du sieur. Il devrait, comme TOUT LE MONDE, s'enfermer seul ou en compagnie de soignants uniquement., comme l'a fait le petit Justin lorsque sa femme, même pas lui, était malade.

      Il est un vecteur ET un exemple pourri, ce qui a une importance prmordiale pour un meneur.

      Dans les faits patents, dans ses rapports avec le Canada, la Russie, l'Ukraine et la France pour ne nommer que ceux-là, Trump a agi en pur imbécile. C'est un très mauvais ambassadeur, un menteur et un mauvais exemple. Il ne sait pas déléguer, le roulement de personnel chez lui est à intolérable pour toute administration qui se veut stable, et le climat politique interne est purement catastrophique.
      Allez vous promener dans les rues de Brooklin, là où il y a quelques années je passais à 2 heures du matin sans avoir peur et même en riant avec un ami. Vous ne survivrez pas trois minutes. C'est ça, Trump.

      Très honnêtement, si je ne souhaite pas sa mort, je souhaite sa disparition de toute la place publique au plus sacrant.
      Je lui souhaite aussi, mais il ne le fera pas, d'aller en thérapie a long terme.
      Au minimum il devrait déclarer faillite et se retirer dans une petite ferme très loin.

      C'est d'ailleurs ce que je souhaite à tous les psychopathes, ce qu'il est sans l'ombre d'un doute.

    • Cyril Dionne - Abonné 7 octobre 2020 15 h 18

      Non M. Leclerc, il n'y pas un seul tweet qui souhaite la mort du "Donald", mais un qui nous vient directement de la plus instance démocrate, i.e., Hillary Clinton et Barack Obama indirectement. Lisez les médias sociaux et des commentaires comme celui de Zara Rahim n'est pas l'exception, mais plutôt la règle.

      Ceci dit, quel est l'alternative à Donald Trump? Il faut le dire qu’une grande partie de l’opposition à Trump est une fausse opposition car sur le militarisme, les guerres d’empire, la mondialisation, les accords de libre-échange, la délocalisation des emplois vers des pays du tiers monde, la fin de la classe moyenne américaine et le consumérisme, les démocrates ont dérivé vers la droite et soutiennent l’augmentation du budget de la défense, Wall Street, les GAFAM, le 1%, la surveillance généralisée ainsi que l’organisation socio-économique génératrice d’injustice et d’inégalités. Joe Biden fait partie de cet establishment et cet élitisme aux souliers cirés tout comme Hillary Clinton. Son mari, Bill, lui il était et est plus occupé à socialiser avec les Jeffrey Epstein de ce monde.

      Trump est ce lance-grenades que la classe moyenne a besoin aux États-Unis. Et, il vous reviendra pour un 2e mandat. Il ne faut pas tout croire en ce bas monde, surtout les sondages des firmes qui sont payés par les milliardaires de la planète. Un p'tit saut chez la firme de sondage, The Trafalgar Group, qui avait prédit l'election de Trump à un pourcentage près dans les états clés, pourrait vous changer d'idée. Mais c'est beaucoup plus facile de croire CNN et au père Noël, n'est-ce pas? Eh bien, vous m'en direz des nouvelles le 4 novembre.

    • Raymond Labelle - Abonné 7 octobre 2020 15 h 59

      Ce n'est pas que le président des États-Unis reçoive les meilleurs soins le problème. C'est qu'il exploite le bénéfice qu'il en a pour diminuer l'importance de la maladie, comme si tout un chacun avait les moyens de ces traitements, ou comme si tout un chacun pouvait en guérir avec de la volonté. En ce sens, il envoie un message tout à fait irresponsable à la population, en dévalorisant les efforts collectifs de prévention à faire. Surtout étant donné son devoir d'exemple.

      Et d'exploiter l'amélioration de son état à des fins partisanes est tout simplement indécent.

      Ça, c'est dans l'hypothèse où en effet, son état ne serait pas si mal, ce qui pourrait être mensonger. Ce qui est une autre question. On peut comparer avec la transparence de Boris Johnson.

      C'est ce que je comprends du texte de l'auteure, dont vous déformez le sens.

    • Claude Poulin - Abonné 7 octobre 2020 19 h 51

      Rien à faire, monsieur Dionne défendra le régime trumpiste jusqu'à la fin! Une fin s'approche tragiquement pour lui et ses supporteurs.

    • Raymond Labelle - Abonné 8 octobre 2020 00 h 59

      Très mauvais exemple d'interrompre sa quarantaine après quelques jours. Alors qu'il a le devoir de donner l'exemple: circonstance aggravante.

  • Mario Laprise - Abonné 7 octobre 2020 08 h 59

    Pas d'exception

    Décidément, ce virus n’a aucun orgueil ni honte, il ne répugne pas à s’en prendre à des escrocs, des malotrus de la pire espèce.