Pour l’inclusion des Autochtones

Monsieur Legault, je souhaite que vous vous ouvriez vraiment aux questions autochtones. Vous admettez qu’il y a du racisme contre les Autochtones au Québec, pourtant, vous ne voulez pas reconnaître la réalité du racisme systémique. Bien que ce soit un fait vécu par les populations autochtones dans plusieurs pays qui furent des colonies européennes. Le Québec n’y fait pas exception et l’admettre n’est pas nous accuser d’être tous racistes ! Il y a de réelles questions à se poser sur tout ce qui limite l’accès de ces populations aux services de santé, à la sécurité, à l’éducation, à des conditions sanitaires normales. Vous tergiversez à mettre en œuvre la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones, parce que, selon vous, cela pourrait nuire au développement du Québec. Le problème est là. Les Autochtones ne sont pas un obstacle au développement, ils doivent en faire partie, afin que leur réalité soit réellement prise en compte et qu’ils puissent en bénéficier. Nous avions fait un grand pas avec l’entente de nation à nation signée avec le peuple cri. Pouvons-nous aller de l’avant ?

22 commentaires
  • Hélène Gervais - Abonnée 6 octobre 2020 06 h 58

    le décès de cette dame

    a ouvert un chemin. Je n’en reviens pas de la présence d’esprit qu’elle a eue d’enregistrer et mettre le tout sur Facebook. Grâce à Elle nous ne pouvons plus nous fermer les yeux, les preuves sont là. Un monument devrait être construit en son honneur.

    • Cyril Dionne - Abonné 6 octobre 2020 08 h 42

      Oui Mme Gervais, pour cette partie-là. Mais mon petit doigt me dit qu'elle y avait pensé y a longtemps sachant fort bien le traitement qu'elle allait recevoir et subir à cet hôpital. Aujourd'hui, avec la technologie disponible pour tout le monde, même la police se cache pour faire leurs mauvais coups sauf dans le cas de George Floyd au Minnesota.

      Mais après toutes les lamentations des âmes pures de la gauche bidon et tout le déchirage de chemise, rien n’aura changé. Le cœur du problème est cet apartheid immonde et subi volontairement. Rien ne changera tant et aussi longtemps que la Loi sur les Indiens sera inscrite dans la « canadian » constitution ». Rien. J’ai enseigné à ces enfants des réserves et nous sommes devant un génocide socioculturel qui se répète en boucle et où les victimes participent volontairement avec les oppresseurs. Pardieu, c’est presque le syndrome de Stockholm. Cette déshumanisation n'est pas une destinée, ni une donnée d'ordre ontologique; elle est la résultante d'un ordre injuste créé de toute pièce par les colonialistes d’antan qui engendre la violence et le racisme. C'est un processus qui peut et doit être inversé. Et cela commence à Ottawa.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 6 octobre 2020 13 h 21

      Heu... la dame n'avait-elle pas ce téléphone pour pouvoir de l'aide de traduction vu qu'elle ne parlait le français, et aussi se tenir en contact avec des propches qui parlent la même langue qu'elle.

      C'est à dire bien loin d'une stratégie d'espionage et de récolte de preuves incriminentes.

      Quequ'un en grande souffrance a en tête de réduire ses souffrances, et non pas a jouer au justicier comme dans les tétléromans.

  • Robert Bernier - Abonné 6 octobre 2020 07 h 40

    Oui mais ...

    Saviez-vous que cette Déclaration contient:

    Fifteen of the forty-six articles of the Declaration are about indigenous peoples’ participation in all decisions
    that will affect their lives, including meaningful participation in a democratic polity.
    The Declaration confirms the right of indigenous peoples to self-determination and recognizes subsistence
    rights and rights to lands, territories and resources.

    C'est un pensez-y bien. Souhaitons-nous risquer de donner un droit de veto sur tout projet économique ou politique du Québec? Souhaitons-nous donner un droit de veto quant à l'intégrité du territoire Québécois dans le cas d'une séparation du Québec du Canada?

    Je ne dis pas que ça arriverait. Mais je dis que tout gouvernement responsable doit prendre en compte ces possibilités.

    Mais on peut et on doit chercher tout moyen possible pour mettre fin à l'apartheid dans lequel vivent les autochtones partout au Canada. Pour ça, il faut mettre fin à la Loi sur les Indiens (qui s'appelait au début la Loi sur les sauvages, imaginez!). Mais même ça ne serait pas si facile. Notamment, comment seraient redistribués les pouvoirs qui sont présentement entre les mains des Conseils de bandes? Quel serait le nouveau statut juridique de ces citoyens?

    Il n'y en aura pas de facile. Mais, si le statut des réserves demeure, on pourrait au minimum s'assurer que les Autochtones jouissent de conditions de vie dignes dans un pays riche.

    • Cyril Dionne - Abonné 6 octobre 2020 10 h 16

      M. Bernier, vous nous citez la Déclaration de l’ONU qui n'a aucune préséance sur aucun gouvernement démocratique et encore moins dans les dictatures et les théocraties sur la planète. Concrètement, selon la Loi sur les Indiens, les autochtones n'appartiennent aucun terrain, territoire et ne possèdent rien comme une maison lorsqu'ils habitent sur une réserve. Tout leur ai prêté et donc, par le même principe réciproque, peut-être enlevé lorsqu’ils en sortent. Alors, pour l’absurdité des territoires non cédés, eh bien, c’est une absurdité.

      Ceci dit, est-ce que vous connaissez les réserves? Sinon, vous sauriez que l’argent ne résoudra aucun problème sur ces prisons à ciel ouvert parce qu’il est plus culturel qu’économique. Enfin, qui pensez-vous met la main sur la manne qui émane d’Ottawa et donc des contribuables comme vous et moi? Ce sont les conseils de bande et leurs chefs et eux, ils ne sont pas à plaindre. Theresa Spence, l’ancienne chef de la pire réserve au Canada que je connais très bien puisque j’ai enseigné à des élèves issus de celle-ci, possédait un portfolio d’investissement de plusieurs centaines de milliers de $. En plus, ils se versent des salaires exorbitants dénués de tout impôt et taxe. Vous faites 100 000$ par année, eh bien, c’est ce que vous avez dans votre compte. Oui, c’est payant être chef d’une réserve. Alors, devinez pourquoi qu’ils ne veulent pas que personne fasse une évaluation détaillée et indépendante de leurs dépenses?

      La Commission Erasmus avait recommandée la création d’un palier de gouvernement autochtone. Il parlait même d’un premier ministre autochtone, mais il était vague au sujet d’une légitimité non élue à la sauce sénatoriale. Il évoquait une Chambre des Premiers Peuples qui prendrait sa place aux côtés de la Chambre des communes et du Sénat. Enfin, une autre Commission royale qui avait coûté au bas mot, 58 millions en 1995 et où M. Erasmus recevait 700$ par jour pour y siéger. C’est payant les commissions.

  • Jean-François Trottier - Abonné 6 octobre 2020 07 h 53

    Mme Marier, vous vous trompez de cible

    Le seul vrai responsable des relation avec les Premières Nations est le gouvernement du Canada, sous la dénomination (tenez-vous bien) de "Affaires autochtones et du Nord Canada", comme quoi on peut en un seul titre montrer son dédain envers les Premieres Nations et les Québécois.

    Non, je ne nie pas la racisme systémique dans une intitution québécoise.
    Même, la nation Québécoise, en tant que colonisée et racisée, est étonnement peu raciste étant donné son histoire et sa situation. Mais bien sûr elle l'est. Ceci dit, elle en tire zéro avantage. Qui en tire avantage selon vous?

    Ben oui, la nation dominante et ses entreprises sur le sol.
    Le gouvernement du Canada aurait dû depuis longtemps créer des soins particuliers pour chacune des Premières Nations. C'est en laissant celles-ci sans la moindre protection que le gouvernement dOttawa a créé cette situation de fous, où deux peuples racisés se trouvent confrontés alors que le vrai responsable peut s'en laver les mains et... accuser les autres! Plus salaud que ça...

    C'est le même organisme fédéral qui n'est pas foutu de fournir de l'eau potable courante à je ne sais combien de Peuples, et ainsi les garde en situation de dépendance inacceptable.
    Les milliards pour l'oléoduc à Trudeau auraient été pas mal mieux placés en aqueducs. Là, ils ne montrent que la fourberie du personnage et son total manque de respect sous des apparences bien apprêtées.

    Quand on est responsable, on l'est à plein. Sinon, on est coupable. Coupable de racisme, Geoffrey Kelley. Coupable de racisme, Justin Trudeau.
    Coupable de racisme, le gouvernement du Canada depuis sa création.

    Maintenant relisez ce titre ci-haut, et demandez-vous si un anglophone ne se sentirait pas attaqué devant un tel traitement de sa langue dans un titre officiel et gouvernemental!

    Est-ce qu'au Québec nous avons un "Office Québécois des Affaires de Blokes/Quebec Bloke Indigens Office" ?? Franchement!

    • Marc Therrien - Abonné 6 octobre 2020 17 h 45

      Vous semblez donner raison à Alain Deneault qui vient de publier « Bande de colons » et qui décrivait ainsi le colon dans une entrevue à La Presse le 4 octobre dernier : « Le colon, c’est celui qui profite de la colonie, sans en être responsable. Sans en être le décideur, sans être l’instigateur, l’initiateur, le concepteur. Il est dans la colonie pour différentes raisons historiques. Mais il est ici comme un subalterne de l’œuvre coloniale et non comme une victime de la colonisation. Il ne s’agit pas de viser des gens, j’insiste sur ce point. Il s’agit de notre statut. C’est un statut objectif. Notre statut objectif, c’est d’être des sujets de Sa Majesté, ce qui est un euphémisme pour désigner un colon. C’est ce que nous sommes. Des sujets administrés.”

      Marc Therrien

    • Jean-François Trottier - Abonné 6 octobre 2020 20 h 44

      M. Therrien, honnêtement je ne comprends pas grand-chose à votre histoire. Aussi je vais vous donner les faits patents et vérifiés:

      - Tous les établissements des Français en Amérique du Nord se sont faits avec l'accord des peuples qui y vivaient. Une exception, Montréal qui a été fondée sur un no-man's-land, puisque le peuple qui y vivait avait été chassé par les Iroquois des Cinq Nations dans leur tentative de conquête des dizaines d'années auparavant. Montréal n'est PAS un territoire non-réclamé, comme dit le politicard et Libéral Denis Coderre.
      - Tous les traités signés par la France en Amérique du Nord ont été respectés à la lettre.
      - La volonté de Champlain était de fonder une nouvelle nation basée sur l'amitié entre peuples. Sans le dire dans ses rapports, il a créé un environnement propice aux échanges tant commerciaus que matrimoniaux avec les Premières Nations.
      - Ça a si bien fonctionné que ses successeurs ont perpétué cette façon de faire, ce qui explique pourquoi la signature de la Grande Paix de Montréal, par toutes le Nations de la région y compris les Français, a été respectée par tous, dont les Kanien'kehá:ka, les Mohawks d'aujour'hui.

      Quand les Amricains ont acheté la Louisiane, ils ont constaté que la langue d'échange depuis les Appalaches jusqu'à peu avant les Rocheuses était le Français : ils avaient des amis et avaient aidé partout à la bonne entente entre Nations, que ce soit Sioux, Dakotas, PIeds-Noirs ou autres.

      Les Amricains ont tués tout ce qui bougeait, exactement comme les Canadians ont fait dès après la conquête.

      L'histoire de la France ici est un cas unique et exemplaire à tout point de vue. En constatant cette amitié entre les peuples, les Anglais ont fait des Canayens des "maudits sauvages". Doublement racistes!
      Ces barbares se croient civilisateurs.

      J'espère avoit éclairé votre lanterne. Vos très livresques connaissances sur la colonisation n'y changent rien.

    • Marc Therrien - Abonné 7 octobre 2020 10 h 42

      Ma réflexion n'est pas arrêtée. Je continue de méditer cette idée à l'effet que le Québec ait réussi à ne pas se laisser pénétrer par le racisme systémique qu’il reconnaît pourtant dans le système fédéral canadien auquel il participe depuis la fondation du Canada. Si tel était le cas, cette société ne serait plus seulement distincte mais exceptionnelle.

      Marc Therrien

    • Jean-François Trottier - Abonné 7 octobre 2020 20 h 49

      Malheureusement ce n'est pas le cas.
      Il était impossible pour un peuple aussi brimé que les Québécois de ne pas se trouver "mieux" quelque part, ne serait0-ce que par la religion.

      Quand on n'a rien, on s'invente un lieu parfait, c'est connu.
      Je répète que je suis étonné que ce peuple qui a connu ce même racisme dilué tant en Afrique du Sud qu'aux Caraïbes ou dans l'Empire des Indes soit si peu raciste, ce qui ne veut pas dire" pas du tout".

      C'est même la raison qui explique les faits de l'hôpital : deux nations séparées de force et puérilisées à coup de famines (historique, itou!) auront de la difficulté à se retrouver­ entre adultes intelligents.

      J'aimerais croire que l'esprit de Champlain est resté en nous malgré les barbares, ou peut-être l'esprit très ouvert des Premières narions qui ont fait confiance au Français, mais faut pas trop se faire d'illusion. Restent tout de même le goût de la parole et le sens de l'accomodement... et aussi, la détestation de la chicane! C'est un début.

      Faut bâtir avec ceux qui aiment cette terre en soi, et pas seulement pour ses mines.

  • Cyril Dionne - Abonné 6 octobre 2020 08 h 20

    Où sont les « kokom »?

    Pour pouvoir aller de l’avant, il faudrait sortir de cet apartheid bien « canadian ». Les réserves devraient être abolies, la Loi sur les indiens effacée de la constitution et peut-être on pourrait cheminer par en avant au lieu du reculons. C’est cela l’élément « systémique » dans l’expression racisme systémique. C’est le système qui est porteur de toutes ces injustices, de cette intolérance, de cette discrimination et de ce racisme. Mais cela, les chefs et les conseils de bande, une institution créée de tout pièce par les colonialistes, s’y opposent férocement. En fait, les provinces n’ont aucune juridiction sur les autochtones. Les réserves sont des pays étrangers pour les Québécois et pour ceux qui les peuplent lorsqu’ils en sortent.

    Un reportage a été fait par une journaliste sur la réserve de Manawan il n’y pas longtemps de cela (2015) et voilà ce qu’on disait : « Plusieurs jeunes s'absentent de l'école primaire de Manawan. Quand l'école appelle à la maison pour savoir pourquoi un enfant n'est pas en classe, les parents répondent : « Attendez, je vais lui demander si ça lui tente d'y aller...». Les enfants sont souvent laissés à eux-mêmes. « Les parents, ce ne sont pas de mauvaises personnes, mais ils ne prennent pas leurs responsabilités : envoyer le jeune à l'école, s'assurer qu'il mange, qu'il fasse ses devoirs, qu'il se couche tôt et qu'il se lève le matin. »

    Enfin, ils sont encore pris dans le vieux concept que c’est la communauté qui élève les enfants et donc, les parents en sorte déresponsabilisés. L’école, ce n’est pas une priorité pour eux. Les problèmes de la communauté sont grands et nombreux, l'alcool et la drogue y sont omniprésents. Le suicide aussi. Pourtant, la réserve de Manawan est une des mieux gérée en fait de prison à ciel ouvert au Québec. Il y a bien plus pire en Ontario. Attawapiskat, ça vous dit quelque chose?

    On n’a pas fini de voir des cas comme Joyce Echaquan. Elle fait partie de l’iceberg autochtone qui n’est pas submergé.

  • Michel Lebel - Abonné 6 octobre 2020 09 h 41

    La fin des réserves...

    Question de base: quel sera l'avenir des peuples autochtones si le régime des réserves, souvent honni, est aboli? Mais ces réserves ont protégé l'ethnicité de leurs membres! La fin des réserves mènerait-elle, à moyen terme, à l'assimilation des peuples autochtones? Question encore plus fondamentale: l'ethnicité est-elle une donne qu'il faut à tout prix protéger? Ce sont des questions rarement abordées mais qu'il faut se poser. En termes concrets, je me demande quel avenir y a-t-il pour un ou un jeune autochtone scolarisée et ouverte sur le monde dans une réserve? Je crois bien que le régime des réserves a fait son temps. Et l'avenir...?

    M.L.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 6 octobre 2020 13 h 32

      Vivent sur les réserves ceux qui le veulent bien.

      Au mieux on peut trouver de l'exclusion de ces réserves pour motif de ne pas appartenir aux premières nations. Mais en aucun cas il y a de l'exclusion des autochtones.

      Mais tout autochtone peut vivre là ou il le veut bien au Canada.

      Et ils sont très nombreux a le faire, et a s'intégrer.

    • Jean-François Trottier - Abonné 6 octobre 2020 20 h 55

      M. Lebel, vous me rappelez Pierre E Trudeau qui disait que c'est grâce à la couronne d'Angleterre si on parle encore français au Québec.


      Il est dégueulasse de voir comment vous justifiez des massacres par centaines en vous basabt sur le fait établi que les Anglais sont les maîtres. Ce sont ces mêmes Anglais qui encore aujourd'hui se vantent d'être la meilleure protextion des minorités faces aux francophones. Comme si les Québécois étaient des sauvages!

      De un, la couronne n'a pas préservé une façon de vivre. Elle a tout fait pour acculturer les Premières Nations.
      De deux, c'est à coup de brimades, de leurtres et d'asservissement que les Premières Nations ont appris qu'elles étaient inférieures. Si vous trouvez que c'est une bonne façon de préserver une identité, je vous plains grandement.
      De trois, les Premières Nations n'ont toujours pas le droit de se lever contre l'exploitation des mines sur leur territoire, exploitation qui peut très bien avoir lieu sans qu'ils en reçoivent quoi que ce soit.
      Aucun peuple au monde ne mérite le traitement abject d'Ottawa envers les Premières Nations.
      D'autant plus qu'Ottawa agit en "toute légalité", selon des propres lois.

      Ayez le coeur au moins d'admettre que voue ne voudriez jamais que votre fille (si vous en avez une) vive sur une réserve!
      Conserver son identité pour perdre sa dignité n'est pas un good deal.

    • Michel Lebel - Abonné 7 octobre 2020 05 h 06

      @ M.Trottier,

      Vous n'avez manifestement rien compris à mon commentaire. Fin.

      M.L.

    • Jean-François Trottier - Abonné 7 octobre 2020 10 h 10

      Mon mot ne portait que sur cette phrase :"ces réserves ont protégé l'ethnicité de leurs membres!"

      Vous êtes incapable d'imaginer que l'on puisse étendre les cultures et non les enfermer dans un zoo.
      Ces réserves ont joué le rôle espéré au départ : condamner par la dépendance.
      C'est pas Trudeau, c'est Macdonald.

      J'étends au reste :
      Le seul multiculturalisme devrait être celui des Nations enracinées ici, avec tous les pouvoirs nécessaires à l'épanouissement des individus. Le rêve du pays postnational de Justin, et le vôtre selon vos paroles, est une monstruosité.

      Vous passez aux conclusions très rapidement, alors je m'y rends : on bâtit un pays avec les peuples qui l'aiment et ont enrichi son espace en y vivant. Pas en les enfermant!
      Le patchage actuel a été construit expressément pour faire disparaître les cultures enracinées et créer un pays sans nation, idéologie déjà poussée à fond dans un autre Empire, par Staline. Facts are.

      Dans les faits avérés les Premières Nations sont en cage. Ce n'est pas parce que ça dure depuis plus d'un siècle qu'elles y sont mieux aujourd'hui.
      La solution n'est certainement pas de faire disparaître ce qui reste de leurs territoires, ce que vous proposez si je sais lire : "Je crois bien que le régime des réserves a fait son temps. " ... sans oser dire que les autochtones devront se disperser mais la conclusion est claire : c'est ce que doit faire une "jeune autochtone scolarisée et ouverte sur le monde". Wow!
      Eh ben, "ouverte sur le monde"! Les "autres" ne sont pas "ouverts"? Ce préjugé porte un nom, monsieur.

      À une énormité au départ vous concluez par "on s'en fout des cultures, fermez ces réserves et qu'ils fassent comme tout le monde". Si, si!

      Votre hyper-libéralisme, qui prône la disparition de pans de culture entiers est bien du Trudeauisme, avec une bonne dose de paternalisme.
      Je croirais entendre l'insupportable et prétentieux Lalonde dans un salon.