Contamination et transports publics

Les transports publics contribuent-ils actuellement à la propagation du coronavirus ? Où en est le « 15 personnes » par autobus urbains ? Où en est le « un par taxi » au transport adapté ?

Depuis l’obligation de porter le masque dans les transports publics urbains et adaptés, les transporteurs ont « décrété » que la distanciation n’était plus nécessaire. Plutôt que de repenser leurs réseaux de transport en fonction de la présence de la COVID-19, on veut retrouver les services comme avant, pour retrouver le plus de rentabilité possible. Des instances lui demandent même d’optimiser ! La Santé publique continue ses recommandations sur la distanciation, et le gouvernement, dont notre premier ministre Legault, demande aussi instamment à la population de « chercher » à pratiquer partout la distanciation, quand on n’est pas dans sa bulle familiale. Pourquoi le transport en commun, qui est tout sauf une « bulle » et où il n’est pas possible de faire des traçages, ne se sent-il pas aussi concerné par cet effort de guerre, de même que le transport adapté, où la clientèle est vulnérable et avec de grands facteurs de risque ?

Nos deux gouvernements viennent d’annoncer d’autres subventions aux transports collectifs. Serviront-ils à améliorer les moyens pour « PRÉVENIR » la contamination ?

4 commentaires
  • Pierre Raymond - Abonné 6 octobre 2020 05 h 16

    Et les ascenseurs?

    Et les ascenseurs de mon bloc... ou ailleurs ? Pas de ventilateurs, pas de limite de passagers, pas d'obligation de porter de masque et pas de directives de Monsieur Legault !

  • Maurice Amiel - Abonné 6 octobre 2020 08 h 49

    Et on ne sort pas de son logement sans masque ...

    ... sans son flacon de gel désinfectant et sans des gants lavables pour toucher toute surface accessible aux autres.

    Et ceci n'a rien à faire avec mon sens de la liberté, bien au contraire!

    À 80 ans je n'ai pas du tout l'envie de passer au moulinet du Coriv19, ni à la pelle du fossoyeur!

  • Jean Richard - Abonné 6 octobre 2020 09 h 11

    Leur absence serait pire

    Des villes avec des transports en commun, il y en a des centaines sur notre planète. Or, si les autobus, les tramways ou les trains étaient devenus des foyers d'éclosion, on le saurait. Deux facteurs minimisent les risques (sans les éliminer car des risques, il y en a partout) : le port du masque et les normes de ventilation des véhicules de transport public. À Montréal, les voitures de métro, même les anciennes, sont très bien ventilées. Dans le cas des plus récentes, l'apport d'air frais s'adapte à la charge. Et, bien sûr, les tunnels sont ventilés adéquatement. Dans le cas des autobus, la STM s'est départi depuis longtemps de ses anciens véhicules, mal ventilés. Ceux qui sont actuellement en circulation sont aux normes actuelles.
    C'est ce qu'on appelle un risque calculé. Si on avait choisi d'arrêter les transports en commun, on aurait simplement déplacé le risque sans le diminuer.

    • Marc Levesque - Abonné 6 octobre 2020 10 h 20

      "Dans le cas des autobus, la STM s'est départi depuis longtemps de ses anciens véhicules, mal ventilés. Ceux qui sont actuellement en circulation sont aux normes actuelles."

      Je suis d'accord avec votre lettre, en particulier en ce qui concerne les métros, par contre pensez-vous que les autobus, surtout les nouvelles dont les fenêtres n'ouvre pas, ont un changement d'air suffisant dans le contexte de la COVID-19?