La culture comme vaccin

Triste situation que celle des artistes en arts visuels et du milieu de la culture. Voici que le gouvernement ferme nos centres d’art publics favorisant Best Buy, Winners, Walmart et autres. Selon les nouvelles politiques quant à la COVID, on préfère garder les centres commerciaux ouverts plutôt que les musées, les galeries d’art public et autres centres d’exposition à but non lucratif. Rappelons que les galeries d’art privées peuvent demeurer ouvertes, car elles sont considérées comme des commerces…

Nous semblons être gouvernés par le monde des affaires au détriment de la culture, cet agencement riche, précieux et fragile qui ne s’achète pas. En temps de crise et de pandémie, nos gouvernements privilégient la culture du profit plutôt que la réelle création culturelle. C’est la grande noirceur quand un gouvernement privilégie les magasins non essentiels aux lieux culturels publics.

Selon leur logique, le besoin de magasiner dans un centre commercial prime plus que tout. Un monde politique qui nie l’importance de la culture met une nation sous respirateur artificiel.

Pour notre part, nous pensons que la culture est un bon vaccin contre l’aliénation, les vues courtes, capitalistes et néolibérales. C’est par la richesse de notre imaginaire que le monde post-COVID se remettra et offrira de nouvelles visions. Nous voulons offrir aux jeunes la possibilité de voir de la culture plutôt que des étalages de marchandise. Ce sont les valeurs qui nous semblent justes, porteuses d’avenir, en lieu et place d’une citoyenneté consommatrice.

*Cynthia Girard-Renard, artiste visuelle, poète et professeure à l’Université Concordia

Isabelle Hayeur, photographe et vidéaste  

Ji-Yoon Han, commissaire indépendante  

Maryse Goudreau, artiste  

Paryse Taillefer, citoyenne et collectionneuse d’art

Kelly Jazvac, artiste visuelle, et professeure à l’Université Concordia  

Karen Trask, artiste visuelle  

Anthony Burnham, artiste  

Paul Litherland, artiste visuel et photographe  

Jean-Philippe Thibault, artiste  

Mona Hakim, commissaire indépendante  

Maude Ares, artiste visuelle  

David Lafrance, artiste visuel  

Patrick Howlett, artiste visuel  

Vincent Larouche, artiste visuel  

Linda Covit, artiste visuelle  

Leila Zelli, artiste visuelle  

Xavier Bélanger-Dorval, artiste visuel  

Pierre-Paul St-Onge, militant syndical  

Carole Côté, militante  

Alain Chénier, citoyen et archéologue  

Natacha Rock

2 commentaires
  • Yvon Montoya - Inscrit 1 octobre 2020 06 h 41

    La culture est avant tout une guise d'être non un objet a «  offrir » ou un vaccin encore moins une thérapie. Il est préjudiciable de considerer la culture comme un objet de désaliénation ce qu’elle n’est pas. On peut être cultivé et continuer a être un « somnambule » ( cf. a Hermann Broch et George Steiner ou H. Arendt pour faire court). Merci.

  • Rose Marquis - Abonnée 1 octobre 2020 07 h 33

    Chanceuse, mais...

    J'ai la chance d'habiter en Abitibi à quelques minutes, à pied, de mon centre culturel encore ouvert et dont je me suis ennuyée cet été ... Par contre, à Val d'Or, ''La déesse des mouches à feu'' ne pourra plus être présentée... le film de Sophie Dupuis sur le monde minier, non plus et celle-ci n'a pu être présente (lle réside à Montréal) lors d'une présentation spéciale aux mineurs et autres personnes ayant participé à la production de ce film.... J'espère que ma région demeurera ''Jaune'' et je me pose les mêmes questions que les auteurs de ce texte.