Mon église n’est pas un débit de boisson

Monsieur le Premier Ministre du Québec,

Permettez à un vieil électeur de la CAQ de vous demander de reconsidérer votre décision de réduire à 25 personnes la fréquentation des lieux de culte et de classer les églises dans la même catégorie que les bars. Comme beaucoup de personnes âgées qui ont peu de loisirs, j’assiste à la messe dominicale dans ma paroisse. C’est pour moi la grande sortie de la semaine. J’aime me recueillir et prier dans la quiétude de l’église et regarder la lumière extérieure traverser les vitraux. Une personne bénévole et « masquée » est attablée à l’entrée, elle rappelle les consignes de désinfection des mains et veille à l’enregistrement des participants avec leurs coordonnées. Le couvre-visage est obligatoire pour tous les déplacements des prêtres (qui portent aussi une visière) et des fidèles. Des bancs sont condamnés afin de s’assurer du strict respect de la distanciation. Le chant n’est pas autorisé. Le lecteur et le prêtre sont à bonne distance l’un de l’autre et ont chacun leur micro. Les fidèles restent assis, immobiles et ne parlent pas. Au moment de la communion, les fidèles demeurent à leurs bancs, seul le prêtre se déplace après s’être désinfecté les mains avant et après la communion. À la fin de la messe, les gens sortent sans se bousculer et sans attroupement. À ma connaissance, il n’y a pas eu de cas de transmission de la COVID-19 dans une église, contrairement aux bars, aux bars karaoké et aux restaurants. Aussi, au nom de toutes les personnes âgées pratiquantes, je vous demande que les lieux de culte soient traités en parité avec les salles de spectacles.

 

 

3 commentaires
  • Majella Simard - Abonné 24 septembre 2020 06 h 54

    Appui à votre requête

    Votre argumentaire est tout à fait justifié. Pour plusieurs personnes âgées, la messe dominicale contribue à briser l’isolement en plus d’être bénéfique tant sur les plans spirituel, psychologique et communautaire. Mes travaux ont mis en exergue la difficulté de certains aînés à s’adapter à la restructuration des services religieux particulièrement en milieu rural. J'espère sincèrement que votre message sera entendu et que votre requête sera prise en considération par les autorités concernées.

  • Benoit Gaboury - Abonné 24 septembre 2020 09 h 50

    Manque de diplomatie à la CAQ ?

    Il est très surprenant que le gouvernement de la CAQ fasse si peu de cas de la religion du pays et ne prenne même pas la peine de discuter avec les dirigeants du clergé québécois des mesures de restriction qu'il décide, quel que soit le type d'établissement, sans discrimination. Est-ce simplement par manque de diplomatie... ou manque de culture? Peut-être, faut-il ajouter aussi, que ce jeune gouvernement est simplement dépassé par tout ce qui arrive, cela est fort possible. Mais d'adjoindre un conseiller culturel de haut niveau au premier ministre serait une bonne chose.

  • Marc Pelletier - Abonné 24 septembre 2020 11 h 54

    C'est honteux !

    Je suis en total accord avec l'auteur, même si je suis non prartiquant.