Un cas de discrimination?

Hier soir, en écoutant les nouvelles mesures pour contrer la COVID-19, je me suis sentie, encore une fois, discriminée. Je m’explique : je suis catholique pratiquante et je fréquente régulièrement l’église.

Lors du déconfinement, au printemps dernier, les lieux de culte ont été les derniers à rouvrir. Pourquoi ?

Et maintenant, le nombre de personnes à pouvoir se rassembler vient de tomber à 25. Pourquoi ?

Je demande au Dr Arruda et à ceux qui travaillent avec lui à la Santé publique s’ils ont visité une église dans les derniers mois. Je pose la question car, à ma connaissance, les églises sont des lieux où les mesures sanitaires sont suivies scrupuleusement à la lettre, où il n’y a pas d’éclosion et où la superficie permet de garder la distanciation mieux que nulle part ailleurs. C’est vraiment l’endroit public où je me sens le plus en sécurité !

Pourquoi alors réduire à 25 personnes les assemblées ? C’est moins de 10 % de la capacité de la plupart de nos églises !

3 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 23 septembre 2020 09 h 27

    Au royaume de la Béotie!

    Mais plus un cas de stupidité et d'inculture! Nous méritons un gouvernement avec plus de hauteur, mais je n'y crois guère.

    M.L.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 23 septembre 2020 10 h 43

    Le jugement de dieu

    La méthode est infaillible: on introduit le crédule dans l'église et s'il pogne le cocomachin c'est parce qu'il n'était pas en état de grâce

    • Jean-Charles Morin - Abonné 23 septembre 2020 18 h 28

      « La méthode est infaillible: on introduit le crédule dans l'église et s'il pogne le cocomachin c'est parce qu'il n'était pas en état de grâce. » - Mathieu Lacoste

      Monsieur Lacoste, le fait d'être ou de ne pas être croyant ne devrait pas influencer la perception du problème du culte dans les églises ainsi que la manière de l'aborder avec tout le sérieux qui est de mise dans une société où prime le respect des autres.

      L'approche limitative qui fixe un plafond uniforme pour toutes les activités sans tenir compte d'aucune manière de la superficie des espaces intérieurs semble tout-à-fait absurde. La capacité d'un édifice devrait être calculée en fonction du nombre de mètres carrés par personne nécessaires pour assurer une bonne distanciation et non en proposant un chiffre arbitraire valable partout et sorti d'on ne sait où.

      Une église étant la plupart du temps beaucoup plus vaste qu'un restaurant, un bar ou une discothèque où tout le monde se pile sur les pieds, la logique - et non la foi - dicte qu'elle devrait être en mesure d'accueillir davantage de fidèles tout en respectant les règles de prévention qui sont édictées.