Ça sent la fumée?

Difficile de comprendre l’attitude réservée des autorités face à la tendance qui se dessine à la suite de la recrudescence des cas de COVID-19 et l’appréhension d’une possible deuxième vague qu’on annonce déjà pire que ce que nous avons connu au printemps. Les autorités montent le ton et sonnent l’alarme, mais tardent à appuyer leur discours de mesures fermes qui confirmeraient la gravité de la situation.

L’appel du gouvernement à la solidarité et au sens de responsabilité de chacun est louable. Si le message rejoint les convertis, il est en contrepartie très loin de toucher la conscience sociale des « invincibles », des négativistes, des complotistes, des insouciants et des nombrilistes de tous genres… ! […]

Le manque de personnel que le Québec a connu en CHSLD en début de pandémie semble s’être déplacé du côté du personnel infirmier […]. Quand on considère qu’il faut trois ans pour former un(e) infirmier(ère) comparativement aux trois mois de formation accélérée des
préposés aux bénéficiaires, on pressent vite qu’on ne sera pas sortis de l’auberge en cas de deuxième vague…

François Legault est réputé pour être pragmatique et un homme d’action. Sa réserve actuelle à prendre des mesures concrètes dont la fermeté cor-respondrait à l’urgence soule-vée en points de presse me fait penser à la situation où l’on sentirait une odeur de fumée dans une maison et où on se
ferait dire d’ouvrir les fenêtres pour dissiper l’odeur jusqu’au moment où le début d’incendie serait confirmé… ! N’y a-t-il pas de la fumée dans la maison,
M. Legault ?


 
6 commentaires
  • Hélène Lecours - Abonnée 17 septembre 2020 08 h 07

    Oui, tout à fait.

    Ça brûle, nous brûlons, dans tous les sens du mot et les gouvernements ne savent pas gérer ce genre de situations. Faut-il prendre exemple ailleurs? Où ça? Comment? L'impuissance est palpable et cela n'est pas bon pour le moral du "peuple" qui a l'impression de devoir gérer tout seul au jour le jour. Bien beau la collaboration, mais où entend-on parler d'éducation, d'informations scientifiques de base qui s'adresseraient à tous ces gens qui refusent d'optempérer? De toute évidence, nous avons quelque chose contre l'obligation au Québec. Faut briser cette barrière psychologique, je ne sais comment!? Très dommage. Tout le monde est déchiré entre "l'économie" et la santé, mais ça va de pair: pas de santé = pas d'économie. Alors??

  • Jacques Légaré - Abonné 17 septembre 2020 08 h 22

    Ce virus lui-même nous envoie son brouillard

    Toute la planète navigue à vue avec ce virus, à la fois ancien (un corona) et nouveau car muté et vraiment imprévisible et sans vaccin contre lui.

    Alors, il est facile et injuste de blâmer nos élus qui, à vrai dire, restent en vigile et font ce qu'ils peuvent.

    Le citoyen doit distinguer un gouvernement, sa politique ad hoc en santé, et son reflexe souvent automatique de la contestation ou de la rage dont l'origine vient d'autres enjeux (justice sociale, écologie, laïcité, croissance durable).

    Vaut mieux se tromper trop prudent que d'avoir raison devant une tombe.

    Restons unis dans la lutte contre le corana. On se chamaillera plus tard, et à moindre risque.

  • Sylvain Rivest - Inscrit 17 septembre 2020 09 h 10

    Une question d’éducation peut-être?

    Voilà toute la différence entre nous, nord américains, et les suédois. En Suède le gouvernement n'a pas eu à décréter des règles stricts mais plutôt de demander aux gens d'être respectueux, de se distancier. Ici, la solidarité et le respect n'est pas la norme. Ce serait plutôt le "je m'en foutisme" qui est le code de notre société nord américaine. Nous sommes une société bâtardisé, un société où l'individualisme trône au dessus de tout.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 18 septembre 2020 08 h 19

      "Une question d'éducation peut-être?" Absolument!

  • Roland Wikaryjak - Inscrit 17 septembre 2020 14 h 44

    Suède exemplaire?

    La sélection naturelle, sinon la loi de la jungle, est le moyen le plus efficace de se débarrasser des éléments les plus vulnérables d'une société, nonobstant son soi-disant civisme.

  • Christian Roy - Abonné 18 septembre 2020 14 h 56

    Yves-François Blanchet

    Le chef du Bloc donne un visage public aux nombreux gens atteints.

    Je ne peux lui souhaiter qu'un prompt rétablissement sans séquelle. Prenez bien soin de vous, M. Blanchet.

    Oui la Covid existe bel et bien. Personne n'est à l'abri... à moins de se confiner tel un ermite.

    C'est ensemble que nous pourrons la combattre. Tout le monde est dans l'équipe. - Je sais que ça fait cliché mais c'est ça qui est ça !