L’expertise de Joanne Liu

« Nul n’est prophète… » et « Mieux vaut tard que jamais ! »

La suite connue du premier proverbe s’applique bien au manque de classe avec lequel les autorités du ministère de la Santé ont réagi à l’offre de services de la Dre Liu au plus fort de la première vague de la pandémie ! Une décision aussi incompréhensible qu’aberrante et dont on ne sait trop si elle est le reflet d’un manque de vision, d’une étroitesse d’esprit, d’une erreur de jugement ou, pire encore… d’un joyeux mélange des trois !

Dans un ministère devenu synonyme de monstre de bureaucratie, les responsables de cette aberration n’ont pas été identifiés, ne se sont jamais expliqués et, rien de rassurant, sont sans doute toujours en poste ! Et encore plus gênant pour les auteurs de cette bourde : la reconnaissance de l’expertise de la Dre Liu vient maintenant de l’Organisation mondiale de la santé, qui fait partie des 11 sommités mondiales qui formeront le comité d’enquête sur la réponse de l’OMS à la pandémie. Cherchez l’erreur !

Souhaitons que le ministre et les bonzes du ministère de la Santé fassent amende honorable, car pour la suite des choses, « mieux vaut tard que jamais » !


 
6 commentaires
  • Richard Maltais Desjardins - Abonné 13 septembre 2020 11 h 18

    Justement...

    On n'a qu'à lire l'entrevue qu'elle a accordée il y a quelques jours pour comprendre les justes reproches qu'on lui adressait et qui ont empêché qu'elle soit recrutée. La critique interne est toujours la bienvenue et il ne fait aucun doute que si elle avait des suggestions utiles, celles-ci ont dû être traitées à leur mérite par l'INSPQ, la DGSPQ et le MSSS. Mais quand tu es capable de jeter publiquement un voile de suspicion sur le travail des gens de ton propre champ d'expertise en sachant très que le plus obtus des complotistes en fera aussitôt son beurre, je peux comprendre qu'on se soit tenu à deux kilomètres d'une telle Gloire.

  • Pierre Jasmin - Abonné 13 septembre 2020 11 h 26

    juste Joanne Liu

    C'est elle plutôt que les reproches qu'on lui adresse qui est juste.
    On s'en fera une idée en allant sur le site des Artistes pour la Paix où je la cite comme une sommité ignorée, tout comme le docteur François Lamontagne de l'Université de Sherbrooke, parce qu'ils sont actifs pour le bénéfice de l'Organisation Mondiale de la Santé, suspecte comme l'ONU à nos yeux d'Américains cupides.

    • Serge Pelletier - Abonné 13 septembre 2020 12 h 56

      Mais M. Jasmin, nous ne sommes pas ici "nos yeux d'Américains cupides". D'où sortez-vous et depuis quand sommes nous au Québec devenus des américains?
      Si celle-ci, tout comme M. Lamontagne et les autres personnes québécoises possédant une expérience significative en le domaine des épidémies, ont été "mises de côté" par le système gouvernemental est fort simple. Ces personnes risquaient de mettre de l'ombrage dans le soleil du courtisan favoris du moment de Legault, soit le dénommé Arruda, Ce même Arruda qui changeait sa version dans la même période de "conférence télévisuelle" dès que Legault disait une chose complètement contraire à ce qu'il avait lui-même dit la journée précédente, et quelques fois dans la phrase d'avant. En fait le courtisan Arruda disait ce que le le "boss" voulait entendre, ou croyait qu'il désirait entendre... Exactement comme ce que faisait la meute de courtisans de l'Ancien Régime de France.

      Denis Vaugeois, entre autres, écrit très bien ce qui se passe dans la réalité des hautes spéres/cercles du gouvernement québécois: "(...) le vrai pouvoir est le privilège d'un petit noyau de non-élus agglutinés autour du premier ministre. Celui-ci a d'énormes pouvoirs auxquels s'ajoute l'isolement dans lequel le tient sa garde rapprochée." Or qui était le courtisan favoris du moment: Arruda l'obséquieux (déf. simple: "Qui exagère les marques de politesse, par servilité ou hypocrisie"). La garde rapprochée (une quinzaine de copains non-élus de Legault) se devait de protéger Arruda le courtisan favoris du moment, car si d'autres "spécialistes" en le domaine faisaient brusquement apparition et contradisaient les "dires" d'Arruda, cela mettraient immédiatement une éclipse dans le soleil Legault. Donc, la garde rapprochée a très bien fait sa job, soit de protéger Arruda pour réussir à protéger Legault. Et comme Mme McCann n'avait pas la colonne suffisamment forte pour faire obstacle à son subalterne hiérarchique direct, mais courtisan favoris, Arruda...

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 13 septembre 2020 15 h 25

      Le courtisan du moment a traversé quatre gouvernements successifs et je n'ai pas entendu dire que la garde rapprochée d'aucun d'eux ait eu besoin d'intervenir pour le « protéger », encore moins que quiconque ait eu à bailloner l'ensemble de l'appareil pour rendre possible sa reconduction toute récente. Vivement que nos romanciers et cinéastes produisent des fictions d'une meilleures tenue que ces salades conspirationnistes.

      Il est cependant un aspect sur lequel nous pourrions tomber d'accord : l'incroyable manque de rigueur avec laquelle Legault s'est accaparé de toute la partie communication de la crise, au point de mettre sa ministre et son DGSP dans l'embarras dans l'affaire de l'immunité collective. C'était à la fois stupide et imprudent. S'agissant d'une crise sanitaire dont les tenants et aboutissants n'ont été mis à jour, partiellement, qu'au fil des événements (je sais que des spécialistes de réseaux sociaux ont tout compris avant tout le monde, mais bon...), il était important que les lignes de communications soient cohérentes, d'autant plus que la connaissance forçait des ajustements réguliers. Tu ne laisses pas un amateur avec deux ou trois graphiques en bâtons faire de la pseudopédagogie de l' «épidiémologie»...

    • Serge Pelletier - Abonné 13 septembre 2020 17 h 36

      M. Maltais Desjardins, avant la période "crise virus", Arruda était un parfait inconnu du public, et probablement de la majorité de haute fonction publique québécoise. Et ce n'est certainement pas lui qui se serait risquer à faire de l'ombre au bull dog Barrettte (supérieur hiérarchique direct, comme après McCann). En fait, il se cachait dans la garde-robe, lumière fermée pour ne pas être repéré et ainsi avoir les "spots" sur lui. ... avec les conséquences que cela donne... généralement la tablette, ou les grands défis ailleurs de par le vaste monde. J'en sais quelques unes sur le sujet ayant passé 18 années comme fonctionnaire dans ce "bordel" qu'est le GV-Q. Période où j'en ai vu paser des étoiles filantes... Mais filantes uniquement: beaucoup de lumières qui sont éblouissante, pas pour longtemps ces dites lumières.

      Je vous fais remarquer M. Maltais Desjardins que je n'ai écrit la haute fonction publique, ce sont les individus de la garde rapprochée de Legault (tous des nos-élus) qui règnent en maîtres absolus dans les " recommandations de nominations ou de reconductions" des hauts-fonctionnaires. Cette garde rapprochée n'a que deux buts: protéger le premier ministre, et se protéger eux-mêmes... car si le PM devient en danger, ils perdrent leurs belles jobs (un ou plusieurs de ceux-ci), car il faut toujours un coupable.

      Quant à Legault, disons qu'un PM qui se gargarise ouvertement en pleine page d'un quotidien national (Le Devoir) de lire des romans, et que ces lectures là lui donnent l'inspiration du "comment gérer les affaires de l'État"... Cela donne ce que cela donne: "la pensée magique au pouvoir"...

      Pour l'embarras de McCann et d'Arruda... s'ils n'étaient pas "contents", ils n'avaient que le dire et à démissionner drette là, en pleine TV. Ces "messes quotidiennes" sont préparées et pratiquées bien avant le passage devant la TV. Il n'y a rien de laisser au hazard dans les propos à tenir, des questions à recevoir, des réponses à donner, etc.

  • Pierre Jasmin - Abonné 13 septembre 2020 22 h 47

    Critiquer Legault est trop facile

    La crise du COVID-19 dépasse les enjeux provinciaux où le gouvernement Legault-McCann a fait ce qu'il a pu dans le brouillard d'une nouvelle pandémie: même les députés de Québec Solidaire l'ont compris, en appliquant le principe de solidarité face à un danger qui menace tout le monde, n'en déplaise à leurs militants critiques. Les masques, la distanciation et le lavage de mains empêchent le Coronavirus de se propager, soit! Mais à partir de maintenant se joue la partie du vaccin où la cupidité du ministre Fitzgibbon voulait abandonner la partie aux Big Pharma, alors que à la fois Riccardo Petrella plaide à l'ONU pour un vaccin gratuit et universel, que le professeur-chercheur François Lamontagne de l'Université de Sherbrooke vient de faire une percée majeure en travaillant pour l'Organisation Mondiale de la Santé et que la docteure Joanne Liu y travaille aussi pour le bien commun de la planète.