Les Rose et le PQ

Francine Pelletier, dans sa chronique du Devoir de mercredi, le 9 septembre 2020, touche une cible que peu de politiciens et de philosophes contemporains pensent même de souligner, malheureusement. La vraie question actuelle est « pourquoi » faire un pays plutôt que de parler du « comment » faire un pays… ce que la journaliste décrit comme la tuyauterie et la plomberie du mécanisme. Son raisonnement est logique. Les Rose « vivaient » leur misère, « voyaient » les injustices au quotidien et ils ont décidé d’agir. Le fils cinéaste démontre habilement ce qui habitait son père. Francine Pelletier souligne habilement à son tour que rien n’habite le Québécois aujourd’hui pour le motiver à construire un pays, son pays.

Le Québécois contemporain est vide… rien ne l’habite. René Lévesque était surtout un incroyable pédagogue, Lucien Bouchard aussi. Ces hommes qui parlent, enseignent et orientent les peuples sont rares.


 
13 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 11 septembre 2020 07 h 36

    Pour en finir...

    Pour l’indépendance, la question du pourquoi, eh bien, nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes que tous les hommes, les femmes et les minorités sexuelles sont créés égaux, sont doués de certains droits inaliénables et que parmi ces droits se trouvent la langue, la culture, la liberté et l’égalité pour tous dans une république française au nord du 45e parallèle. Les gouvernements seront établis parmi les citoyens du Québec pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émanera du consentement des gouvernés.

    Pour le comment, il y a autant de sortes de sauce qui sont bonnes et moins bonnes et c’est au peuple de choisir.

    Ceci dit, SVP, ne pas faire l’apologie des Rose. Si tous qui vivent dans la misère, la pauvreté et les injustices se mettent à kidnapper des gens pour ensuite les assassiner, eux qui sont à la merci de leur geôlier, que ce soit par accident ou autre, ne sont plus des combattants de la liberté, mais rejoignent les rangs des terroristes.

    Encore SVP, ne pas associer les noms de René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et autres avec ceux du mouvement FLQ. Vous ne faites honneur à personne.

    • Gilles Théberge - Abonné 11 septembre 2020 09 h 55

      Je pense monsieur Dionne, que vous n'avez pas compris... Dommage.

    • Marc Therrien - Abonné 11 septembre 2020 18 h 18

      Relisez attentivement la conclusion de cette lettre. Vous pourriez peut-être changer votre sentiment et considérer que René Lévesque, Jacques Parizeau et Lucien Bouchard de par leurs capacités intellectuelles et leur éloquence langagière se sont élevés au-dessus des considérations de la justice immanente qui motivent les révolutionnaires davantage portés sur les agirs violents.

      Marc Therrien

    • Cyril Dionne - Abonné 11 septembre 2020 22 h 22

      « Câline de bine », combien il a été maladroit pour un mouvement tel que celui de la souveraineté du Québec et sa noble cause de l’affranchissement d’un peuple soit manipulé par des gens comme Trudeau et ses acolytes pour aller chercher les motifs de la répression dans l’action terroriste de certaines têtes brûlées djihadistes qui avaient franchi le pas du non retour alors que c’est le Parti québécois qu’ils visaient. Cette action terroriste n’avait rien de démocratique et a eu l’effet contraire. Enfin, ce fut ce qu’espéraient les néocolonialistes, les royalistes et les orangistes à la sir John A. Macdonald et n’en demandaient pas tant. Pardieu, la GRC avait infiltré le FLQ pour le forcer à commettre l’irréparable et elle a réussie.

      Et n’est-il pas surprenant que Paul Rose ait milité au sein de Québec solidaire, le parti politique des gens « choisis » et qui possèdent la seule Vérité, culture du bannissement oblige?

      Tout cela pour dire que la nécessité inévitable et inéluctable de l’affranchissement d’un peuple n’engendre pas une exigence d’actions injustifiables et irréparables. René Lévesque l'avait compris celle-là.

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 septembre 2020 22 h 59

      "Si tous ceux qui vivent dans la misère, la pauvreté et les injustices se mettent à kidnapper (sic) des gens... rejoignent les rangs des terroristes.." - Cyril Dionne

      Amusant tout de même de voir Dionne adopter le discours du fendant à Pierre Elliott Trudeau qui en a kidnapé et séquestré 400.

      Si tous les péquistes durant leurs 22 années au pouvoir s’étaient appliqués à éliminer la misère, plutôt que de les abandonner à leur sort et couper dans l'aide sociale.. Non seulement Québec solidaire ne serait pas venu au monde, mais il n'y en aurait plus depuis longtemps.

    • Cyril Dionne - Abonné 12 septembre 2020 06 h 41

      Après avoir infiltré le FLQ durant les années sombres d'octobre 1970, les néocolonialistes, pour diminuer l'influence du mouvement souverainiste au pays du Québec, ont créé de toute pièce un parti fédéraliste qui sa cache sous l'auspice de l'indépendance. C'est la meilleure réalisation de la GRC qui est devenu le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) après que la commission McDonald est exposée les actes illégaux commis par les tortionnaires « of Canada ». Comme le disait récemment Jacques Lanctôt, ex membre du FLQ de la cellule Libération, dans sa critique de Québec solidaire :

      « On peut penser que des gens influents au sein des instances de direction de QS n’ont aucun intérêt à voir de nouveau un gouvernement indépendantiste s’installer à l’Assemblée nationale. Ce sont, en quelque sorte, des agents fédéraux qui veulent s’assurer que le Québec demeurera au sein de la Confédération canadienne. Ils jouent le même rôle que celui joué par des agents de la CIA au sein du PSOE, à l’époque. »

      « Alors, les infiltrés fédéralistes, on en connaît quelques-uns et quelques-unes, ont tout intérêt à discréditer le PQ. »

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 septembre 2020 16 h 54

      @ Cyril Dionne,

      Jacques Lanctôt n'a aucune crédibilité. C'est un péquiste du Journal de Montréal.

      Si vous cherchez des infiltrés fédéralistes, vous devriez commencer par regarder dans vos propres rangs des gens comme Claude Morin sur le payroll de la GRC, François Legault giroutte fédéraliste, Lucien Bouchard démissionnaire de l'indépendance et le ministre péquiste Réjean Hébert, candidat du Parti libéral du Canada .

      Quant aux personnel du PQ, cet article est fort révélateur sur la question des transfuges péquistes :

      « Le  PQ jouera sa survie au prochain scrutin, selon Pascal Bérubé » - Le Devoir, 26 août 2020 :

      Pascal Berubé, dans un article du Devoir du 26 août dernier, sur les nombreux transfuges péquistes : 



      « Le recrutement que fait la CAQ dans les équipes péquistes est si important que les rumeurs envoient le chef intérimaire et son député Sylvain Roy dans la formation de François Legault.

 Depuis, les noms d’ex-employés et militants péquistes ne cessent d’apparaître dans les listes du personnel des cabinets ministériels .

      «Je trouve ça difficile, très difficile», reconnaît Pascal Bérubé. «Les collègues me disent de ne pas porter attention à ça quand je lis le bottin des cabinets, mais je trouve ça difficile. Parce que moi je tiens le fort aussi. Ce sont des gens qu’on connaît depuis longtemps.»

      https://www.ledevoir.com/politique/quebec/584794/entrevue-le-pq-jouera-sa-survie-au-prochain-scrutin

  • Réjean Martin - Abonné 11 septembre 2020 09 h 56

    Paul Rose, pas un héros...

    Mais Paul Rose n’est quand même pas un héros; ce dont on voudrait peut-être un peu nous faire croire. Rien de romantique là-dedans. Jacques Rose non plus et quand dans le film, on nous montre l’accueil chaleureux qu’on avait fait à ce dernier lors d’un congrès du PQ en 1981, force est de reconnaître que René Lévesque avait raison d’en être abasourdi. Le FLQ a sali la cause.

    Sachez qu’au lendemain de l’enlèvement de Laporte, le chef du Parti québécois propose au premier ministre Robert Bourassa un front commun québécois pour dénouer l’impasse accompagné d’une déclaration signée par 16 personnalités dont Claude Ryan, Jacques Parizeau, Camille Laurin, Louis Laberge, Fernand Daoust, Yves Charbonneau, Mathias Rioux, Marcel Pépin, Fernand Dumont et Guy Rocher.

    Et voyez ici sa déclaration quand Pierre Laporte est trouvé mort: Ceux qui, froidement et délibérément, ont exécuté M. Laporte, après l'avoir vu vivre et espérer pendant tant de jours, [...] ont importé ici, dans une société qui ne le justifie absolument pas, un fanatisme glacial et des méthodes de chantage à l'assassinat qui sont celles d'une jungle sans issue. [...] S'ils ont vraiment cru avoir une cause, ils l'ont tuée en même temps que Pierre Laporte.

  • Bernard Dupuis - Abonné 11 septembre 2020 09 h 58

    Le principe de raison suffisante?

    Cela fait plus de cinquante ans que les « péquisses » essaient d’expliquer le pourquoi, du pourquoi, du pourquoi. Pourtant rien n’a changé. C’est toujours la même peur des « séparatisses » que les "canadianistes", de Trudeau à Trudeau, réussissent à propager de génération en génération. Pas facile d’éradiquer la peur d’avoir peur dans cette nation qu'on colonise et qu'on divise toujours.
    Bernard Dupuis, 11/09/2020

    • Jean-Charles Morin - Abonné 11 septembre 2020 21 h 04

      "Pas facile d’éradiquer la peur d’avoir peur dans cette nation qu'on colonise et qu'on divise toujours." - Bernard Dupuis

      J'abonde dans votre sens, Monsieur Dupuis. Le monde a peur d'avoir peur.

      Surtout que cette "peur d'avoir peur" a été savamment entretenue de l'intérieur même du mouvement souverainiste par les agissements de la gauche radicale qui n,en finit plus de diviser, et ce depuis les touts débuts.

      On n'a qu'à penser aux Rose et au FLQ au début des années soixante-dix, au comportement des "purs et durs" qui a amené le départ fracassant de Lucien Bouchard et de Bernard Landry. Ensuite les frasques de Québec Solidaire sont en train de terminer ce continuel travail de sape et de discrédit su mouvement souverainiste auprès de la population.

      On trouve au sein de la gauche radicale tout un assortiment d'épouvantails et de méchants moineaux qui font des pieds et des mains pour effrayer l'électorat. Ceux-là croient sans doute que le bon peuple n'en a que pour leurs idées géniales mais en fait leur suffisance, leur absence de retenue et leur comportement agressif qui donne à penser qu'ils sont les seuls détenteurs de la vérité rendent beaucoup de gens craintifs pour la suite des choses. Les résultats plus que médiocres obtenus au bout de soixante années de luttes sont là pour en témoigner.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 11 septembre 2020 21 h 04

      "Pas facile d’éradiquer la peur d’avoir peur dans cette nation qu'on colonise et qu'on divise toujours." - Bernard Dupuis

      J'abonde dans votre sens, Monsieur Dupuis. Le monde a peur d'avoir peur.

      Surtout que cette "peur d'avoir peur" a été savamment entretenue de l'intérieur même du mouvement souverainiste par les agissements de la gauche radicale qui n,en finit plus de diviser, et ce depuis les touts débuts.

      On n'a qu'à penser aux Rose et au FLQ au début des années soixante-dix, au comportement des "purs et durs" qui a amené le départ fracassant de Lucien Bouchard et de Bernard Landry. Ensuite les frasques de Québec Solidaire sont en train de terminer ce continuel travail de sape et de discrédit su mouvement souverainiste auprès de la population.

      On trouve au sein de la gauche radicale tout un assortiment d'épouvantails et de méchants moineaux qui font des pieds et des mains pour effrayer l'électorat. Ceux-là croient sans doute que le bon peuple n'en a que pour leurs idées géniales mais en fait leur suffisance, leur absence de retenue et leur comportement agressif qui donne à penser qu'ils sont les seuls détenteurs de la vérité rendent beaucoup de gens craintifs pour la suite des choses. Les résultats plus que médiocres obtenus au bout de soixante années de luttes sont là pour en témoigner.

  • Jean-Charles Morin - Abonné 11 septembre 2020 16 h 28

    Les Rose ou quand le souverainisme dérape.

    Il est vraiment dommage, en ces temps sombres que nous traversons actuellement, qu'on puisse penser à célébrer la mémoire de celui qui, avec ses complices d'alors, tenait absolument à greffer au mouvement souverainiste une vision inutilement radicale, le faisant basculer une fois de plus dans la violence gratuite et désordonnée alors que, dans la foulée du "Vive le Québec libre" du général de Gaulle et du ralliement de René Lévesque, ce mouvement d'affirmation nationale était enfin parvenu à sortir de la marginalité et à se donner un air de respectabilité.

    Déjà au départ il y avait suffisamment de raisons valables pour vouloir un pays francophone indépendant sans que certains puissent ressentir le besoin d'en rajouter suivant une idéologie de leur crû. La marmite était déjà pleine. Depuis qu'on l'a fait déborder, plus personne ne se retrouve dans ce gâchis où tout s'entremêle et où chacun prend ce qui fait son affaire.

    Les perceptions, surtout celles qui choquent, ont la vie dure et, pour beaucoup, le fantôme du ministre assassiné est venu hanter longtemps les destinées du PQ en associant ce dernier à des actes condamnables dont il n'était pas du tout responsable. Il est même probable que la persistance de ces images pénibles dans les esprits a eu une influence sur les résultats référendaires en détournant des votes précieux qui auraient pu appuyer la cause souverainiste mais qui, au moment crucial, ne l'ont pas fait.

    Cette célébration douteuse, qui met l'accent sur la supposée noblesse des intentions plutôt que sur l'atrocité des actes qui en ont découlé, ne fait que raviver de bien mauvais souvenirs dans l'imaginaire collectif. Ces derniers nous ramènent invariablement à ruminer sans cesse nos échecs tout en ravivant notre mentalité de perdants congénitaux incapables de s'organiser, de se discipliner et de coordonner ses efforts.

    Avec ce genre d'individus, le chemin de croix du souverainisme ne semble pas avoir de fin. C'est assez!!!

  • Claude Bernard - Abonné 12 septembre 2020 14 h 30

    Quand on a que l'humiliation à s'offrir en partage

    Quand on a que la haine pour unique raison; quand on subit le racisme économique et qu'on est forcé d'apprendre la langue de l'autre pour étudier et travailler.
    Si notre religion nous enseigne la soumission et si nos prètres ont échangé la permission de pratiquer la religion de nos pères et les écoles dans notre langue en échange de nous pousser vers l'idée que nous devons respect aux puissants; alors la révolte et les meurtres se feront rares.
    Si, au contraire, notre religion est interdite en public, la langue de nos pères proscrite et que nos imans nous poussent à tuer les blasphèmateurs; alors là...