Alphabétiser en temps de pandémie

La rentrée s’organise peu à peu à travers le pays, un peu comme une course à obstacles entre masques, visières et désinfectants, même si certains parents se demandent s’ils devraient laisser leurs enfants sur les bancs d’école ou les scolariser à la maison.

C’est peut-être difficile à croire, malgré ces petits problèmes, mais nous sommes les chanceux. Pour la majorité des enfants dans le monde, il n’y a tout simplement pas de rentrée. C’est peut-être pour cela que la Journée internationale de l’alphabétisation (le 8 septembre) s’est déroulée dans l’indifférence générale.

En effet, dans les pays moins fortunés où les masques et les tests sont un luxe, l’école est tout simplement un milieu trop risqué pour les familles et pour les enseignants, et la COVID a dérobé aux enfants toute chance de commencer leur année scolaire. Pour beaucoup d’élèves, privés depuis mars, on peut s’attendre à un an sans scolarisation, un retard qui ne sera peut-être jamais comblé à cause de la récession économique et de la nécessité pour les enfants de travailler.

J’espère que M. Trudeau, dans son discours du Trône, veillera à consacrer aux pays moins bien nantis 1 % de notre budget national de lutte contre la COVID. C’est peu, mais cela permettra à ces pays d’avoir accès aux vaccins qui seront bientôt prêts, et de ramener ainsi leur vie à la normale. Qui plus est, comme le comprendront tous les Canadiens, cela contribuera à nous protéger tous, riches comme pauvres, de ce terrible fléau.


 
1 commentaire
  • Jean Forest - Abonné 11 septembre 2020 22 h 50

    Bravo

    Merci monsieur Tardif pour cette grandeur d'âme. Si le gouvernement Trudeau n'investit pas ce minimum de 1% dans l'Aide internationale il ne méritera plus notre confiance malgré tous les efforts qu'il a consentis pour aider les gens d'ici et éviter un désastre économique. Tous les peuples de la Terre ont droit également à cette protection essentielle contre le virus.

    Jean Forest, New Richmond