Pour une nouvelle agence de crédit toute québécoise

Dans l’édition du 27 août dernier, Le Devoir rapportait que les agences de crédit considèrent que la complexité de la mise en place d’un verrou sur le dossier de crédit pourrait prendre environ deux ans et que cela occasionnerait d’importants coûts additionnels. L’agence TransUnion estime même que l’application d’un gel des dossiers de crédit pourrait lui coûter des millions de dollars. Equifax abonde dans le même sens. Toujours selon ces agences, la mise sur pied d’un verrou comporterait de multiples enjeux technologiques et cette fonctionnalité n’existe pas ici, mais existe aux États-Unis.

Alors, pourquoi ne pas développer une nouvelle agence de crédit toute québécoise qui, avec les cerveaux et la technologie disponibles ici, pourrait mettre en place un tel verrou en moins d’un an tout en assurant la gratuité aux consommateurs ? Par ailleurs, le projet de loi 53 doit introduire la possibilité pour le consommateur de choisir l’agence qui évaluera sa capacité de crédit et non seulement les institutions financières. De cette façon, une toute nouvelle agence québécoise de crédit pourrait atteindre la rentabilité selon un volume important de requêtes de la part de Québécois.


 
3 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 8 septembre 2020 01 h 01

    Ça suffit de délaisser la victime de la fraude se débrouiller toute seule.

    Vous avez raison, monsieur Daniel Fecteau. Il n'y a rien de plus aberrant que de délaisser la victime d'une fraude se débrouiller seul contre les vautours de la finance pour rétablir son identité.
    TransUnion et Equifax s'en fichent carrément du sort de la victime de la fraude. Il nous faut une institution publique pour veiller sur l'identité et les finances personnelles des individus.

  • Simon Grenier - Abonné 8 septembre 2020 07 h 38

    On pourrait certainement faire cela.

    Mais au départ, si l'ajout d'un mécanisme nécessaire et adéquat apporte des coûts supplémentaires, hé bien qu'il apporte des coûts supplémentaires. Que les agences de crédit facturent les banques et que les banques facturent leurs clients, tel que ça a toujours été.

    Il faudrait bien qu'on finisse par se faire à l'idée de payer le coût réel de ce qu'on consomme, dans ce domaine comme dans d'autres (genre: l'environnement-slash-les-taxes-sur-le-carbone). Les temps changent, les quidams peuvent maintenant hacker toutes les bases de données du monde. Ça va se produire encore et encore.

    Il faudrait bien aussi que le gouvernement fédéral se décide à donner le coup de pied au derrière de l'oligopole bancaire canadien qui s'est perdu il a longtemps. Même le précédent gouvernement conservateur a été excessivement mou à ce sujet. Dans une société où il est impossible de recevoir un salaire sans compte bancaire, il n'est pas normal de se faire détrousser par un cartel évident alors qu'on est de facto - mais pas légalement... - obligé de s'y soumettre.

    Quand Desjardins plaide sans rire pour la gratuité du verrou de crédit, aux frais de l'État, alors que ce débat a exclusivement été relancé par la seule faute (énoooooorme) de cette institution, on se dit qu'en plus des coups de pieds, les claques derrière la tête se perdent aussi.

  • Christian Montmarquette - Abonné 8 septembre 2020 11 h 04

    Le nationalisme de colon de François Legault

    « Pourquoi ne pas développer une nouvelle agence de crédit toute québécoise..» - Daniel Fecteau

    Parce que le gouvernement Legault considère que nationalisme, c'est d'interdire le port de signe religieux d'une main, pendant qu'il veut confier les informations gouvernementales et nos informations de santé à des entreprises comme Amazon et les multinationales pharmaceutiques de l'autre.

    Un nationalisme mal placé de colon et deux de pique économique.