Toujours «niet»!

Comme d’habitude, lorsque le gouvernement russe est pris les « culottes baissées », il nie ; il n’a donc rien à voir avec l’empoisonnement de l’opposant Navalny. Il répond sans aucune gêne que lorsque cet homme était dans un hôpital russe, les médecins n’avaient trouvé aucune trace de poison. Il faudrait donc croire le gouvernement Poutine !

Le gouvernement allemand est catégorique : Navalny a été empoisonné avec un agent neurotoxique « de type Novitchok » que seuls les Russes produisent et détiennent. Mais Poutine a une clef de taille, soit le fait que son gouvernement construit un gazoduc destiné à approvisionner l’Europe, notamment l’Allemagne, en gaz. Le gouvernement allemand, les autres pays de l’Union européenne et même les États-Unis ont condamné l’attentat chimique commis par les Russes. Mais au-delà de ces belles paroles, qu’arrivera-t-il ? Poutine et ses sbires continueront-ils à agir impunément, ce qu’ils font depuis plusieurs années en Russie et hors de celle-ci ? Et peu importent les sanctions économiques contre elle. Ne comptons pas dans cette affaire sur Donald Trump pour jouer du muscle avec son ami Poutine…


 
4 commentaires
  • Jean-Charles Morin - Abonné 5 septembre 2020 07 h 49

    Le perroquet des médias.

    Se mettant à la traîne des médias de masse qui n'ont de cesse de diaboliser les méchants russes, ce texte ne prouve qu'une chose: beaucoup de gens ne croient que ce qu'ils veulent bien croire ou, pire encore, ce que leurs biais cognitifs les autorise à croire.

    Au départ, cette histoire rocambolesque a toutes les misères du monde à se tenir debout. La victime a-t-elle été vraiment empoisonnée au "novitchok" pour des motifs politiques? Objectivement, cela est difficile à dire tellement les versions sont contradictoires et les principaux acteurs en conflit d'intérêt évident. Il faudrait aussi trouver un mobile qui tienne la route et qui pourrait justifier tel un geste aux conséquences politiques aussi dommageables qu'imprévisibles en regard du résultat recherché. Toutefois il a toujours semblé que les Occidentaux en savaient bien davantage sur ce mystérieux poison que les Russes eux-mêmes, à commencer par son nom.

    Une chose demeure certaine: vu son bilan peu convaincant - à date ses "victimes" ont toutes survécu - cette substance soi-disant léthale, dans l'hypothèse qu'elle existe et qu'elle a effectivement été utilisée, n'est pas encore tout à fait au point. Les supposés perpétrateurs, ceux que l'on se plaît à montrer du doigt, devraient plutôt songer à se rabattre sur le bon vieux cyanure, de très loin plus efficace.

    • Pierre Fortin - Abonné 5 septembre 2020 16 h 38

      Il est déconcertant de constater à quel point nos médias ne couvrent pas les réalités est-européennes autrement que pour nous faire voir qu'un seul côté de la médaille. Si on veut connaître un peu mieux qui est Alexeï Navalny, je suggère cette analyse de Xavier Moreau. Diplômé de l'École de guerre de Saint-Cyr et de la Sorbonne, Xavier Moreau est un homme d'affaires et un analyste politico-stratégique installé à Moscou depuis 20 ans. Il conseille différents groupes internationaux qui s'intéressent aux pays de l'ex-URSS dont la Russie et l'Ukraine. C'est son métier de bien connaître les réalité de ces pays ainsi que leurs principaux acteurs.

      Il est très exagéré de dire qu'Alexeï Navalny, qui recueille chaque fois moins de 4% d'intention de vote, est le principal opposant de Vladimir Poutine, il serait plutôt un agitateur politique avec un dossier judiciaire. Le communiste pur et dur Ziouganov et le libéral-nationaliste Jirinovsky représentent la vraie opposition, mais ne récoltent chacun que moins de 10% des votes. Xavier Moreau a aussi fondé le site Stratpol qui traite des principaux dossiers d'Europe de l'Est.

      Sa vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=_svhuTKdLS0

    • Jean-Charles Morin - Abonné 5 septembre 2020 20 h 56

      Merci Monsieur Fortin pour ces très intéressantes précisions.

  • Claude Gélinas - Abonné 5 septembre 2020 13 h 13

    Un crime qui avec la complicité de l'État et de son Président restera impunie.

    Sauf erreur, le Président américain n'a pas dénoncé cet empoissonnement. Ce qui démontre une fois encore que le Président Poutine le tient par la barbichette voire plus bas encore à la suite de ce qu'un espion des services secrets britannique a fait référence à des vidéos compromettants en compagnie de prostituées russes.

    Une pratique reconnue du KGB à laquelle, avec l'empoisonnement, le Président Poutine n'a jamais renoncé. Poutine qui fois encore n'aura pas à répondre de ses actes et qui devrait être mis au ban de la société et des rencontres internationales.