Montréal, tu m’inquiètes!

En tant que septuagénaire née à Montréal, ma ville me cause bien des soucis. Dans mon quartier, les pistes cyclables se multiplient : Boyer, Châteaubriand, Christophe-Colomb et maintenant l’autoroute pour vélos sur Saint-Denis. Si j’avais 30 ans, j’applaudirais peut-être à ces initiatives, moi qui, adolescente, ai adoré faire de la bicyclette. À l’époque, on munissait son vélo d’une clochette et d’un rétroviseur et on devait payer une quinzaine de dollars pour l’immatriculer.

Je m’inquiète quand je vois la belle rue Christophe-Colomb amputée. Une ambulance ou un camion de pompiers circuleront où pour aller porter secours ? Les autos ne pourront plus se tasser vers la droite ! Et que feront mes amis en fauteuil roulant qui utilisent le transport adapté ? Plus question désormais de les conduire devant l’adresse demandée à cause des pistes cyclables ; on les laisse donc au coin d’une rue. Même chose pour les taxis. L’autre jour, ignorant la signalisation, un cycliste a tourné sans tenir compte d’une dame âgée qui traversait la rue. Mon cri a stoppé la dame qui autrement se faisait ramasser par le cycliste qui filait à vive allure.

Montréal tourne le dos aux personnes vieillissantes ou démunies physiquement.


 
8 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 4 septembre 2020 02 h 58

    Circuler dans les rues de Montréal est devenu un cauchemar.

    Vous avez tellement raison, madame Odette Bourdon. Montréal est devenu un cauchemar pour les gens âgés. Les rues sont bloquées avec des cônes oranges. C'est devenu impossible de circuler en auto. Les gens âgés sont délaissés à leur sort par cette administration qui se pense progressiste.
    Avant de fermer les rues aux autos, il faut d'abord améliorer le transport en commun.

  • Pierre Boucher - Inscrit 4 septembre 2020 07 h 58

    70 ans

    J'ai 70 ans. Cycliste urbain depuis mon enfance, depuis bien avant les voies cyclables, j'ai vite appris comment rouler en ville. Je préfère mon expérience et mon GBS aux folies de Super Sourire.

  • Pierre Boucher - Inscrit 4 septembre 2020 08 h 00

    70 ans

    J'ai 70 ans. Cycliste urbain depuis mon enfance, depuis bien avant les voies cyclables. j'ai vite appris comment rouler en ville. Je préfère mon expérience et mon GBS aux folies de Super Sourire.

  • Cyril Dionne - Abonné 4 septembre 2020 08 h 02

    « Montreal », une ville infréquentable

    Montréal tourne non seulement le dos aux personnes vieillissantes ou démunies physiquement, mais à tout le monde. Elle est devenue une ville infréquentable qu’on mentionne du bout des lèvres et récipiente du triste record de la COVID-19 au Canada. Mais que cela se tienne, il faut des pistes cyclables selon la mairesse pour faire plaisir à cette poignée du plateau, vous savez, nos bobos de « Montreal ».

    Ce que cette ville a besoin, c’est du sang nouveau politique qui compose avec la réalité et non pas convertir des rues en pistes cyclables ou bien des stades olympiques en refuge pour des illégaux. Il n’est jamais trop tard pour redonner à Montréal ses lettres de noblesse qui ont été dilapidées par les derniers occupants de la mairie. Montréal doit redevenir français.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 4 septembre 2020 10 h 30

      Continue à vivre en balieue... Montréal appartient à ses résidents et ceux-ci, comme dans toutes les métropole du monde, veulent majoritairement de tels changements!

  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 4 septembre 2020 10 h 19

    Désaccord...

    C'est fou, je suis dans ma septantième année, et je me plais à me déplacer à vélo à Montréal pour mes parcours les plus longs de Côte-des-Neiges jusqu'au boulevard Pie IX et pour ceux plus courts en marchant tout simplement. Et chose merveilleuse, je n'ai plus besoin de posséder une automobile depuis près de 40 ans! Je sais je vieillis. Mais comme un ami aujourd'hui décédé, je compte bien pédaler encore longtemps. D'autant plus que désormais je peux emprunter des Bixi électriques pour les déplacements où je filerai paresseux. Aussi, j'applaudis les transformations actuelles. Je les attends depuis des décennies. Jadis la ville était rendue infernale pour les usagers des transports actifs alors que des humains trop souvent ventripotents dotés de clés de chars (de plus en plus des chars d'assaut) se croyaient tout permis. Et malheureusement, on apprend dans ce même journal aujourd'hui que ceux-ci, quatre fois sur cinq des automobilistes solos bien assis dans des monstres d'aciers pesant plus de 2 tonnes, sont de plus en plus nombreux à bord de VUS constituant des dangers mortels pour les piétons.

    Alors madame, je suis TOTALEMENT en désaccord avec vous. D'ailleurs, si vous aimez à ce point être dépendante de ces prolongements tonitruants de vos membres inférieurs, il y a le 450 avec toutes ses routes ne menant nulle part, ces centres d'achat, ses bungalows et leurs tondeuses à gazon qui vous offrent des heures de joie à faire vroum vroum.

    Pour ma part, je me félicite de vivre dans les derniers "villages" où il demeure possible de faire ses emplettes à pied passant du marchand de fruits et légumes, au boucher, puis à l'épicier, les saluant au passage. Et puis si la nécessité survient (ce ne sera pas l'envie, car je déteste être pris sur ces autoroutes où les panneaux de limites de vitesse semblent être devenus des traits d'humour), il y a toujours Communauto pour de tels besoins.

    Enfin, devrais-je vous parler du pétrole, des GES et des changements climatiques?