Coronaoké

À l’image d’un relâchement évident des mesures sanitaires, l’insouciance des clients et des employés d’un bar de Québec a conduit à la propagation du coronavirus dans la  communauté. Malgré les mises en garde répétées des autorités sanitaires, certaines personnes contribuent à désinformer la population en minimisant le danger de contagion lié à la COVID.

À l’aube d’une seconde vague, la prudence est de mise dans les lieux publics et dans les cercles familiaux, afin de ne pas recréer les conditions devant mener au retour du confinement. Le message des responsables doit être clair et les récalcitrants doivent être remis à l’ordre afin d’éviter des débordements qui seront difficiles à contenir.

À cet effet, face à des contraintes même minimales, près de 30 % de la population aurait besoin de pénalités pour modifier un comportement déviant comme l’absence de port de la ceinture de sécurité au volant par exemple ; n’en est-il pas de même pour l’obligation de porter le couvre-visage et le maintien d’une distanciation de deux mètres dans les lieux publics ? À cet égard, les responsables de la gestion de ces mesures dans les commerces ou autres devraient être plus présents sur le plancher afin d’éviter que des clients soient obligés d’intervenir pour rappeler ces consignes de protection. Si on exige une conformité obligatoire dans les écoles, pourquoi tolère-t-on trop souvent le laxisme dans les commerces ?

Le message doit être recadré de la part des autorités sanitaires pour éviter un glissement déjà apparent dans certaines couches de la population. Sans cela, la saison grippale à venir dans un contexte de recrudescence de la COVID laisse présager un automne et un hiver cauchemardesques.


 
3 commentaires
  • Réal Gingras - Inscrit 3 septembre 2020 10 h 21

    un automne et un hiver cauchemardesques dites-vous...

    Voyons donc monsieur Perron , je ne vois rien à l'horizon et je ne vois surtout pas de 2e vague.
    Où prenez-vous que nous sommes à l'aube d'une 2e vague?.. et que notre automne et notre hiver seront cauchemardesques?
    Il n'y a actuellement que des "clusters" tout à fait sous contrôle et nous sommes en train de récolter ce que la Santé publique a semé: la désertion du centre-ville de Montréal, des faillittes tous azimuts, des maladies mentales en augmentation, des overdoses et tranquillement une modification du contrat social par ce nouveau contrat qu'on appelle maintenant: le contrat vital.

    On ne peut plus rien faire sans l'aval de la Santé publique. C'est le nouveau gouvernement.
    Faut-il proposer la création du ministère de l'inquiétude et du cauchemard sanitaire.:-)
    Ça suffit l'alarmisme. Le ministre de l'Éducation a enfin dit quelque chose d'intéressant cette semaine:
    "Tout ça est relatif: et j'ajoute qu'il faut bien sûr reprendre nos vies normales.
    Les médias doivent arrêter de chercher les cas isolés pour faire leur une.
    Il y a bien d'autres choses à traiter dans l'actualité. Allons ! Occupons-nous de nos potagers.

    • Sylvie Lapointe - Abonnée 3 septembre 2020 22 h 01

      Je suis bien d'accord avec votre commentaire M. Gingras. En lisant la lettre de M. Perron dans Le Devoir d'aujourd'hui, j'ai eu le sentiment de quelqu'un qui paniquait en s'apercevant que plein de ses concitoyens, probablement 30%, devraient se faire remettre à l'ordre. En conséquence, il faudra donc que les autorités sortent la baguette pour leur en donner quelques bons coups sur les doigts.

      Il se trouve cependant de nombreux commerces où les chances d'attraper la Covid sont plutôt très limitées. Ce serait vraiment un coup de malchance. Mais lorsqu'on panique, on voit du danger partout, partout. Et pour contrer le danger, que fait-on? Faire respecter l'ordre et la loi! On a un voisin au sud de notre territoire qui prône cette solution. Mais nous, au Québec, nous mettons un bémol à cette façon de gérer les problèmes. J'espère que M. Perron en prendra note.

  • Marie Gauthier - Abonnée 4 septembre 2020 11 h 29

    Apprendre de nos expériences

    Il n'y a qu'à voir ce qui se passe en France actuellement (https://www.ledevoir.com/monde/europe/585312/plus-de-7000-nouveaux-cas-de-covid-19-en-france-en-24-heures) pour se rappeler que la pandémie pourrait nous retomber dessus bien plus vite que nous le pensons. Pour ma part, je suis bien prête à faire les petits sacrifices que la santé publique nous recommandent afin que nos jeunes puissent continuer à aller à l'école s'ils le souhaitent. J'espère que le plus de gens possibles se sentiront également investis de cette responsabilité envers leur communauté.